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  • Teresa, une jeune tutrice qui accompagne d’autres jeunes de son âge, dispense un cours sur les différentes possibilités de planification familiale au centre de santé de Namuno, au Mozambique (photographie prise avant le début de la pandémie de COVID-19).
    AKFC / Rich Townsend
Fondation Aga Khan
Permettre aux adolescentes de gérer leur santé et leur vie : photographies en direct du Mozambique

Quelle que soit la région dans laquelle on grandit, l’adolescence peut être une période difficile et tumultueuse.

Lorsqu’on considère les différentes menaces qui pèsent sur la santé et le bien-être des adolescents, les problèmes de toxicomanie et de santé mentale sont les premiers qui viennent à l’esprit. Toutefois, pour une adolescente vivant dans le monde en développement, il existe un risque bien plus important pour sa survie : les complications liées à la grossesse et à l’accouchement.

Malheureusement, dans ces contextes difficiles, ce danger menace les femmes tout au long de leur vie : chaque jour dans le monde, environ 800 femmes meurent de causes évitables pendant la grossesse et l’accouchement.

Même lorsque de tels risques (ou d’autres) ne pèsent pas sur la vie des filles ou des femmes, ces dernières ne sont bien souvent pas pour autant en mesure d’exploiter tout leur potentiel en raison des inégalités de genre et des difficultés d’accès aux soins de santé auxquelles elles font face. Il est rare qu’elles puissent prendre des décisions concernant leur corps ou leur avenir, comme celle de se marier ou d’avoir ou non des enfants et, si oui, quand.

Il a été prouvé que lorsque les filles peuvent prendre des décisions éclairées concernant leur santé et leur vie, elles restent généralement plus longtemps à l’école et deviennent des actrices actives au sein de leur communauté. Tout au long de leur vie, ces facteurs ont un impact positif sur leurs revenus, la stabilité et le bien-être de leur famille, ainsi que sur leur santé mentale et leur bonheur global.

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Alexandrina et son fils Paulo patientent devant les salles de consultation du centre de santé de Montepuez (photographie prise avant le début de la pandémie de COVID-19).
Copyright: 
AKDN

Depuis 2018, un programme soutenu par la Fondation Aga Khan (AKF) et le gouvernement canadien vise à améliorer la santé et les droits sexuels et reproductifs de certaines des femmes et adolescentes les plus vulnérables de la province de Cabo Delgado, au Mozambique, l’une des régions les plus pauvres du monde.

Ce programme a pour but de déconstruire certains des principaux obstacles auxquels sont confrontées les femmes et les filles sur la base de plusieurs volets d’action :

  • Renforcement et amélioration de la qualité des services de santé sexuelle et reproductive dans les établissements de santé locaux, notamment par la modernisation des bâtiments et des équipements ;
  • Mise en place de formations et d’autres formes de soutien pour les agents de santé sur les questions de santé sexuelle et reproductive, en particulier pour les femmes et les adolescentes ;
  • Sensibilisation des communautés au problème de la stigmatisation sociale et aux obstacles liés au genre, notamment à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

Mais en pratique, à quoi cela ressemble ? Voici quelques clichés qui présentent la situation :

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Celma et sa fille Suneza jouent en attendant leur tour au centre de santé de Montepuez (photographie prise avant le début de la pandémie de COVID-19).
Copyright: 
AKFC / Rich Townsend

Pour les adolescentes et leurs enfants, accéder à des soins de santé adaptés à leurs besoins transforme leurs vies. Ces services les aident à engranger de nouvelles connaissances essentielles et à détecter rapidement les problèmes de santé et les encouragent à mettre en place des mesures préventives à domicile, ce qui leur permet de rester en bonne santé tout au long de leur vie.

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Estefánia est infirmière au centre de santé de Montepuez, au Mozambique. Chaque jour, elle reçoit des dizaines d’adolescentes.
Copyright: 
AKFC / Rich Townsend

La mise en place de services spécialisés pour les jeunes réduit la stigmatisation associée à la santé sexuelle et reproductive dont ils sont victimes, renforce leur autonomie et leur permet de se sentir soutenus et écoutés lorsqu’ils font appel à des professionnels de la santé et qu’ils prennent des décisions concernant leur avenir.

Pour améliorer l’accès aux soins et aux services de santé, il est parfois nécessaire d’investir dans le renforcement des infrastructures. Grâce à la modernisation du centre de santé de Namuno, les professionnels qui y travaillent ont plus d’espace pour consulter, traiter et recevoir les patients de tout âge.

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Ces jeunes accompagnent d’autres jeunes afin de réduire les obstacles liés au genre auxquels ils font face et la stigmatisation sociale dont ils sont victimes pour que chacun d’entre eux puisse entretenir des relations saines, prendre des décisions éclairées sur sa santé mentale et son bien-être, et obtenir des soins en cas de besoin (photographie prise avant le début de la pandémie de COVID-19).
Copyright: 
AKFC / Rich Townsend

Au Mozambique, de jeunes leaders comme Teresa et Edi s’efforcent d’aider d’autres jeunes femmes et jeunes hommes à accéder à des informations et des services de santé sexuelle et reproductive de qualité adaptés à leurs besoins et à leur situation particulière. Lorsqu’ils sont moins confrontés à divers obstacles et à un phénomène de stigmatisation sociale, les jeunes peuvent entretenir des relations saines, prendre des décisions éclairées sur leur santé mentale et leur bien-être, et obtenir des soins en cas de besoin.

Près de 450 000 personnes dans six districts de la province de Cabo Delgado bénéficient de ce programme à ce jour. 

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Photographie du centre de santé de Montepuez prise avant la pandémie de COVID-19.
Copyright: 
AKFC / Rich Townsend

Ce texte est une adaptation d’un article publié sur le site internet de la Fondation Aga Khan Canada.