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  • Les chercheurs de l’AKU s’efforcent de développer un traitement plus efficace en utilisant les cellules souches pour libérer une protéine aux propriétés thérapeutiques directement dans les cellules leucémiques.
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Centre de médecine régénérative et de recherche sur les cellules souches
L’AKU va développer de nouvelles thérapies ciblées pour lutter contre le cancer du sang

Le Centre de médecine régénérative et de recherche sur les cellules souches de l’Université Aga Khan (AKU) a obtenu une subvention de 14,5 millions de roupies (90 324 dollars) afin de développer de nouvelles thérapies ciblées pour lutter contre une forme courante de cancer du sang chez l’adulte, la leucémie à chromosome positif de Philadelphie (Ph+). 

L’anomalie chromosomique connue sous le nom de chromosome de Philadelphie (Ph) est caractéristique des deux principaux types de cancer du sang : la leucémie myéloïde chronique (LMC) et la leucémie lymphoblastique aigüe positive pour le chromosome de Philadelphie (LAL Ph+). Le chromosome Ph est le résultat d’une translocation réciproque des chromosomes 9 et 22 aboutissant à la formation du gène de fusion BCR-ABL. C’est lors de cette fusion que certaines cellules sanguines deviennent cancéreuses.

Ce chromosome est la principale cause de la forme de LMC la plus courante chez l’adulte et est responsable de 20 % des cas de LAL Ph+ dans le monde.

Généralement, la LAL Ph+ et les formes avancées de LMC sont difficiles à traiter et présentent de faibles taux de survie. Les chercheurs de l’AKU s’efforcent ainsi de développer un traitement plus efficace en s’appuyant sur les cellules souches afin de libérer une protéine aux propriétés thérapeutiques, un peptide Helix-2, directement dans les cellules leucémiques.

« Nous cherchons à combiner les approches de médecine moléculaire et de thérapie par les cellules souches afin de créer une forme de traitement plus précise et potentiellement plus simple pour le patient, puisqu’elle ne nécessiterait qu’une seule administration », explique le Dr Afsar Mian, chercheur principal de l’étude.

« Selon nos prévisions, une fois introduites, les cellules souches se développeront et se multiplieront dans l’organisme avant de libérer en continu le peptide thérapeutique qui ciblera les cellules cancéreuses, inhibera leur croissance et traitera la maladie. » 

Les traitements existants contre la LAL Ph+ s’avèrent actuellement peu efficaces en raison de l’augmentation de la résistance aux médicaments et des effets secondaires qu’ils provoquent. En outre, ces traitements doivent être pris à vie par les patients et n’entraînent pas une disparition totale de la maladie.

Cette utilisation novatrice des cellules souches permettra également la création de nouvelles connaissances sur la mise à profit des peptides dans la conception de traitements ciblés pour d’autres types de cancers. À l’avenir, le Dr Mian et son équipe souhaitent s’appuyer sur leur expérience en matière de recherche sur le cancer et de conception et d’administration de traitements afin d’évaluer la reproductibilité de ces approches pour d’autres maladies.

La subvention a été octroyée par la Commission de l’enseignement supérieur du Pakistan dans le cadre de son Programme national de recherche pour les universités, dont l’objectif est de soutenir des projets de recherche scientifique de haut niveau et prometteurs dont la pertinence et l’impact présentent un intérêt stratégique pour le secteur et la société à l’échelle locale.

Cet article est une adaptation d’une histoire publiée sur le site internet de l’Université Aga Khan.