Vous êtes ici

Vous êtes ici

  • Une vue aérienne du parc Al-Azhar au Caire, avec le mur ayyoubide du 12e siècle restauré qui forme la limite sur parc (sur la gauche). Le complexe de Tarabay al-Sherif, construit en 1503, se trouve juste à l'extérieur du mur ayyoubide.Ces deux projets s'inscrivent dans un plus vaste programme de réhabilitation urbain qui comprend, entre autres programmes, la création du parc Al-Azhar de 30 hectares, la restauration de plusieurs mosquées, écoles et espaces publics, la mise en place de formations pour les jeunes du quartier et d’initiatives dans les domaines de la santé et de l'éducation.
    AKDN / Gary Otte
Inauguration des projets de restauration du mur ayyoubide et du complexe de Tarabay al-Sherif

Le Caire, Égypte, le 16 juin 2015 – Aujourd'hui, les restaurations du complexe de Tarabay al-Sherif et d’une section de 1,5 kilomètre du mur historique ayyoubide ont été inaugurées en présence du Ministre des Antiquités, M. Mamdouh El Damaty, du Gouverneur du Caire, M. Galal Said, et de M. Luis Monreal, directeur général du Trust Aga Khan pour la culture (AKTC).

Ces deux projets s'inscrivent dans un plus vaste programme de réhabilitation urbaine entrepris par le Trust Aga Khan pour la culture et soutenu par le gouvernement égyptien, le gouvernorat du Caire, le Conseil suprême des antiquités et d’autres partenaires. Ce vaste projet de réhabilitation comprend, entre autres programmes, la création du parc Al-Azhar de 30 hectares, la restauration de plusieurs mosquées, écoles et espaces publics, la mise en place de formations pour les jeunes du quartier et d’initiatives dans les domaines de la santé et de l'éducation ainsi que des améliorations en matière d’approvisionnement en eau et d'assainissement.

Le mur ayyoubide, qui était enseveli sous des siècles de décombres, a été mis au jour par le Trust Aga Khan pour la culture. Commencées en 1176 par Salah al-Din, les murailles devaient contenir en un seul espace l'ancienne ville-palais fatimide et sa périphérie ainsi que la ville pré-fatimide de Fostat et les fortifications déjà existantes.

Au cours des siècles suivants, le rapide développement urbain du Caire a largement dépassé les frontières établies par Salah al-Din, rendant les anciens murs pratiquement obsolètes. Lorsque les quartiers est de la ville ont commencé à décliner, le site de « Darassa », où se situe actuellement le parc Al-Azhar, est devenu une décharge à partir du 15e siècle. Au 20e siècle, le mur ayyoubide était donc largement enterré sous les décombres et ne faisait plus partie de l’histoire.

Aujourd'hui, après les travaux d’excavation et de nivellement menés pour le parc Al-Azhar, une section restante de 1,5 km du mur ayyoubide – de Bab al-Wazir à la rue Al-Azhar – a été restaurée selon les normes internationales. Le mur forme dorénavant la frontière entre le quartier de Darb Al-Ahmar et le parc.

Le complexe de Tarabay al-Sherif, construit en 1503, se trouve dans la partie sud du parc Al-Azhar, juste à l'extérieur du mur ayyoubide. Le projet de restauration du complexe comprenait le déblaiement de plusieurs mètres de décombres qui s’étaient accumulés autour du monument, la consolidation des structures et la conservation des surfaces intérieures et extérieures du mausolée, de la madrasa et du Sabil-kuttab, ainsi que l'aménagement des espaces extérieurs afin de transformer la zone en l'entrée sud du parc Al-Azhar.

Tarabay al-Sherif était un esclave acheté par Mamluk Sultan Qaytbay, qui l’affranchit et le nomma émir à la fin du 15e siècle. Azdumur, qui était également un esclave acheté par Qaytbay, occupa plusieurs postes gouvernementaux. Sa tombe a été construite sur le côté nord du mausolée de Tarabay. Il n'existe cependant aucune documentation concernant les relations entre Tarabay et Azdumur qui pourrait expliquer pourquoi les deux mausolées ont été construits si près l'un de l'autre.

La restauration du complexe de Tarabay al-Sherif a bénéficié de l'appui du World Monuments Fund® Robert W. Wilson Challenge to Converse Our Heritage.

Les projets de restauration du mur ayyoubide et des édifices du complexe de Tarabay al-Sherif font partie intégrante d'une stratégie d'urbanisme à plus grande échelle qui démarra en 1984, lorsque le Prix Aga Khan d'architecture parraina un colloque organisé au Caire et intitulé « The Expanding Metropolis: Coping with the Urban Growth of Cairo  » (L’agrandissement de la métropole : adaptation au développement urbain du Caire). À cette époque, Son Altesse l'Aga Khan proposa de créer un parc pour les habitants de la capitale égyptienne. La création du parc Al-Azhar et la multitude de projets d'urbanisme s'y afférant, dont la restauration du mur ayyoubide et du complexe de Tarabay, ont illustré les possibilités de dynamisation de zones qui semblaient vouées à la disparition.

La restauration de la « mosquée bleue » de l’émir Aqsunqur, datant du 14e siècle, située dans le quartier de Darb al-Ahmar, en est un autre exemple. Elle a été inaugurée plus tôt cette année par Son Altesse l'Aga Khan, le Ministre des Antiquités, M. Mamdouh El Damaty, et le Gouverneur du Caire, M. Galal Said. La mosquée était fermée depuis 1992 en raison de dommages causés par un tremblement de terre survenu la même année. Elle est de nouveau ouverte au public.

Au travers de sa mission de restauration et de réhabilitation, le Trust Aga Khan pour la culture a pour objectif central d’utiliser la culture comme levier pour réduire la pauvreté. Dans le quartier de Darb al-Ahmar, l’un des plus pauvres du Caire, le Trust a consciemment élaboré un nombre important d'activités qui, non seulement, sont axées sur la restauration des édifices, mais également sur la création d'espaces publics, la mise en place d’améliorations au niveau de l’approvisionnement en eau et de l'assainissement, d’initiatives dans les domaines de l'éducation, de la santé et de la microfinance, ainsi que la création d'emplois et la formation.

Lorsque Son Altesse l'Aga Khan s'est rendu au Caire en 1984, le site de Darassa n’était qu’une décharge. Il est désormais devenu le parc Al-Azhar, visité par près de deux millions de personnes par an. Le programme a été étendu au quartier de Darb al-Ahmar, voisin du parc, avec des initiatives socio-économiques qui comprenaient la réhabilitation de logements, des programmes de microfinance, des apprentissages et l’amélioration des soins de santé. Les habitations ont été rénovées et rendues à leurs propriétaires. Des formations professionnelles et des offres d'emploi ont été proposées dans divers secteurs tels que la cordonnerie et la fabrication de meubles et d'articles touristiques. Des apprentissages en électronique automobile, en téléphonie mobile, en informatique, en maçonnerie, en menuiserie et en gestion administrative ont également été mis en place. Des prêts sous forme de microcrédits ont permis aux résidents d'ouvrir de petites échoppes telles que des ateliers de menuiserie et un atelier de nettoyage à sec. Des centaines de jeunes femmes et hommes du quartier de Darb al-Ahmar ont été recrutés pour travailler dans le parc, que ce soit en horticulture ou au sein des équipes qui restaurent le mur ayyoubide.

Pour tout complément d'information, veuillez contacter :

Sam Pickens
Réseau Aga Khan de développement
Courriel : info@akdn.org
Site internet : http://www.akdn.org/hcp/egypt.asp

NOTE

Le Trust Aga Khan pour la culture (AKTC) se consacre à la préservation et à la réutilisation d'édifices et d'espaces publics situés dans des villes historiques du monde musulman. Il entreprend la restauration et la réhabilitation de structures historiques et d'espaces publics de manière à stimuler le développement social, économique et culturel. Au-delà de l'aspect technique, chaque projet s'attache à aborder les questions d'ordre social et environnemental, de réutilisation adaptative, de viabilité institutionnelle et de formation. L'action du Trust s'appuie sur les principes éthiques de l'Islam, et notamment l’échange, l'autonomie et la dignité humaine. Toutefois, il ne se limite pas à une communauté particulière, une religion, un pays ou une région. L'accent est mis sur les régions pauvres du monde en développement. En Égypte, comme ailleurs, ses programmes sont conçus pour le bénéfice de tous.

ng, furniture manufacturing and tourist goods production. Apprenticeships were made available for automobile electronics, mobile telephones, computers, masonry, carpentry and office skills. Micro-credit loans enabled residents to open small businesses such as carpentry shops and a drycleaner. Hundreds of young men and women in Darb Al Ahmar found work in the park, in horticulture and on project teams restoring the Ayyubid wall.