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Inhalateurs
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La pollution atmosphérique est un problème bien connu dans de nombreux pays à faible revenu et à revenu intermédiaire dans lesquels les AKHS travaillent En revanche, peu de personnes savent que certains traitements réservés aux maladies respiratoires peuvent eux aussi contribuer au changement climatique.Dans certains cas, des aérosols-doseurs pressurisés (pMDI) sont utilisés pour administrer un traitement aux patients à l’aide de gaz propulseurs se révélant être également de puissants gaz à effet de serre. Ces gaz peuvent être jusqu’à 3 350 fois plus puissants que le dioxyde de carbone. De ce fait, un seul pMDI utilisé dans son intégralité peut produire autant d’émissions de gaz à effet de serre qu’une petite voiture parcourant environ 290 kilomètres. Un seul patient peut utiliser plus de 12 inhalateurs par an.
 

Heureusement, il existe des alternatives à ces dispositifs. Par exemple, certains inhalateurs se montrent plus efficaces que d’autres pour l’administration d’un même traitement alors qu’ils utilisent moins de gaz ou un gaz moins nocif pour la couche d’ozone. Dans la plupart des cas, les inhalateurs à poudre sèche s’avèrent tout aussi efficaces d’un point de vue clinique et ont un impact bien moins important sur l’environnement. C’est notamment pour cette raison que ce type d’inhalateurs représente la majorité des prescriptions en Suède (90 % des cas).

Dans ce contexte, les AKHS mettent en œuvre plusieurs initiatives afin de réduire l’impact de leurs traitements respiratoires et leur empreinte carbone et s’efforcent notamment de :

  • réduire la pollution atmosphérique engendrée par toutes leurs activités (par exemple par une utilisation plus efficace de combustibles ou la mise en œuvre de meilleures méthodes d’incinération dans les établissements de santé) ;
  • mieux contrôler la prescription, l’administration et l’utilisation des inhalateurs (souvent, les dispositifs ne sont pas pleinement ou correctement utilisés, ce qui réduit leurs propriétés thérapeutiques et engendre des déchets et émissions inutiles) ;
  • favoriser l’utilisation d’inhalateurs à faible émission de carbone ou sans gaz lorsque la situation clinique le permet ;
  • détruire les inhalateurs usagés dans le respect de l’environnement.

Dès 2019, les AKHS ont commencé à contrôler les inhalateurs achetés par leurs établissements et ont lancé un programme afin de sensibiliser les médecins et les pharmaciens aux impacts relatifs des différents types d’inhalateurs. En 2020, un système de suivi des achats et des prescriptions a été mis en place afin de faire évoluer les pratiques et de réduire les émissions dans tous les établissements où la situation le permet. Les AKHS prévoient de communiquer les données portant sur l’empreinte carbone des pMDI contrôlés et de leurs alternatives avec les professionnels de la santé des secteurs public et privé dans leurs pays d’implantation.

Le tableau ci-dessous présente une estimation de l’impact des inhalateurs les plus utilisés :

Inhalateur

Substance active

Gaz propulseur

Potentiel de réchauffement global / comparaison avec le CO2

Estimation de l’empreinte carbone du gaz propulseur par dispositif

Ventolin Evohaler

Salbutamol

HFA-134a

1 300

24 kg (estimation pour 18,5 g de gaz propulseur)

Salamol E-Breathe

Salbutamol

HFA-134a

1 300

10 kg (estimation pour 7,5g de gaz propulseur)

Flutiform

Association de propionate de fluticasone et de fumarate de formotérol

HFA-227ea

3 350

37 kg (estimation pour 11 g de gaz propulseur)

Symbicort
Turbohaler

Association de budésonide et de fumarate de formotérol

Aucun – Poudre

0

0 kg

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