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2020 Geneva Ministerial Conference on Afghanistan https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2020-11-24-afghanistan-conference-r.jpg Genève, Suisse Tuesday, 24 Novembre 2020 1606212000 Discours de Son Altesse l'Aga Khan lors de la Conférence ministérielle de Genève sur l'Afghanistan 2020 speech Afghanistan,Switzerland 2020s 6926 https://www.youtube.com/watch?v=8PqQHh0DfWI 1 Trust Aga Khan pour la culture,Services de santé Aga Khan,Fonds Aga Khan pour le développement économique,Fondation Aga Khan,Services d'éducation Aga Khan,Agence Aga Khan pour l'habitat,Agriculture et la sécurité alimentaire,Société civile,Education,Inclusion financière,Habitat,Santé,Villes historiques,Développement des infrastructures,Promotion touristique,Suisse https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2020-11-24-afghanistan-conference-r.jpg Aga Khan Agency for Habitat,Aga Khan Agency for Microfinance,Aga Khan Education Services,Aga Khan Foundation,Aga Khan Fund for Economic Development,Aga Khan Health Services,Aga Khan Trust for Culture Agriculture and food security,Civil society,Education,Financial inclusion,Habitat,Health,Historic Cities,Infrastructure development,Tourism Promotion

Discours prononcé par Mme Sheherazade Hirji, représentante diplomatique du Réseau Aga Khan de développement (AKDN) en Afghanistan, au nom de Son Altesse l’Aga Khan.

Bismillah-ir-Rahman-ir-Rahim (Au nom de Dieu, le Compatissant, le Miséricordieux)

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Je souhaite tout d’abord remercier les gouvernements d’Afghanistan et de Finlande, ainsi que les Nations Unies, pour l’organisation de cet événement qui rassemble la communauté internationale à un moment charnière pour l’Afghanistan et son peuple.

Aujourd’hui, nous nous réunissons en effet avec l’immense espoir de voir la paix se dessiner dans un avenir proche. Nous gardons cependant également à l’esprit que l’Afghanistan vit actuellement une période délicate.

Après presque 20 ans de collaboration, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour saisir cette occasion. C’est pourquoi l’imamat ismaili et le Réseau Aga Khan de développement souhaitent réaffirmer leur engagement constant et profond en faveur du peuple afghan et d’un Afghanistan pacifique et pluraliste.

Si l’AKDN a appris une leçon grâce au travail qu’il mène à travers le monde, c’est que la diversité et le pluralisme sont incontournables dans notre approche. Traditionnellement, les différences ont toujours été considérées comme des signes de division, mais nous savons qu’elles peuvent également être sources d'une force positive. Actuellement, les Afghans réfléchissent à la manière d’instaurer un climat de paix durable dans leur pays, une paix qui rassemble toutes les opinions et tous les points de vue et reconnaisse et respecte son immense diversité. Dans ce processus, le Centre mondial du pluralisme, institution fondée en partenariat avec le gouvernement canadien et dont je préside le conseil d’administration, peut être un allié précieux, et je peux affirmer qu’il se tient prêt à accompagner toutes les parties dans la poursuite de cet objectif.

Alors que le pays entame une nouvelle période de transition, il va avoir besoin de la contribution de tous ses concitoyens, femmes et hommes, de toutes les régions du pays, pour faire face aux défis qu’entraînent l’augmentation de la pauvreté, le dérèglement climatique et l’impitoyable pandémie (n.t.d de COVID-19). Il faudra fédérer l’ensemble de leurs talents, mais également améliorer l’éducation, accroître les connaissances et intensifier les initiatives privées afin de bâtir un avenir inclusif qui ouvrira de nombreuses opportunités pour les Afghans. À cet effet, l’AKDN est, et restera, un partenaire loyal de l’Afghanistan.

Nous devons avant tout veiller à ce que les promesses que nous réaffirmons ici se traduisent par des actions concrètes là-bas, notamment à l’échelle communautaire. Permettre aux gens de travailler ensemble dans un objectif précis, avec des résultats tangibles à la clé, c’est permettre aux Afghans de toutes origines de prendre conscience du pouvoir de la paix à changer leur vie.

C’est la raison pour laquelle l’AKDN poursuivra l’ensemble de ses activités dans le pays. Nous continuerons de travailler activement dans le secteur de l’éducation et de soutenir les enseignants et les élèves, notamment les jeunes filles, dans des centaines d’écoles. Nous continuerons de travailler au renforcement du système de santé grâce à nos partenariats avec la province de Bâmiyân et la région du Badakhshan ou avec l’Institut médical français pour la Mère et l’Enfant et grâce au travail de chacune de nos agences, qui contribue de manière significative à la lutte contre la pandémie dans le pays. Dans le domaine de la culture, l’AKDN a restauré environ 150 sites patrimoniaux, des symboles de la force qui émane des liens entre l’Afghanistan et le reste du monde. La transformation de la Citadelle de Bala Hissar en un parc archéologique en est l’exemple le plus récent.

Pour soutenir tous ces projets, il est toutefois nécessaire d’améliorer les perspectives économiques de tous les Afghans. Pour ce faire, l’AKDN a toujours insisté sur le rôle crucial des voisins du pays pour assurer sa prospérité. Ainsi, depuis plusieurs décennies, le Réseau investit dans la connectivité et la coopération régionales et a contribué aux avancées effectuées dans les énergies renouvelables, les services financiers, les infrastructures et les télécommunications, autant de secteurs qui permettent aux Afghans de gagner leur vie et soutiennent la création d’emplois. Nous sommes heureux de nous être vus confier la production, l’acheminement et la livraison d’énergie pour tout le Badakhchan par l’intermédiaire de Badakhshon Energy, un partenariat public privé novateur pour le pays. Nous continuerons également de renforcer les capacités des ressources humaines dans toute l’Asie centrale et nous efforcerons de relier l’Afghanistan à ses frères et sœurs par le biais de l’éducation et de la santé, ainsi que de l’Université Aga Khan et de l’Université d’Asie centrale.

Au cours de ses 25 années de travail en Afghanistan, l’AKDN s’est laissé guider par la conviction profonde que la clé de l’avenir du pays réside dans une société civile dynamique, méritocratique et pluraliste – avec les contributions du peuple afghan et des organes institutionnels durablement ancrés à l’intérêt général. Pour conclure, je souhaite réaffirmer notre engagement auprès de ces acteurs, du gouvernement afghan et de tous nos partenaires internationaux afin d’ouvrir la voie à un Afghanistan pacifique, pluraliste et dynamique.

Je vous remercie.

 

 

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2020 Afghanistan Conference https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/gallery/2-aktc-afghanistan-3.1.1_noh_gunbad_d_02_r.jpg, https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/aktc-afghanistan-babur_8.jpg, https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/8-aku-afghanistan-fox24399_r.jpg, https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/akf-afghanistan-education6.jpg, https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/akf-afghanistan-170806-r.jpg Genève, Suisse Tuesday, 24 Novembre 2020 1606124700 Allocution de Michael Kocher, directeur général de la Fondation Aga Khan, lors de la Conférence sur l’Afghanistan 2020 speech Afghanistan,Switzerland 2020s 253592 https://www.youtube.com/watch?v=Nu8lyieA49E 1 Trust Aga Khan pour la culture,Services de santé Aga Khan,Fonds Aga Khan pour le développement économique,Fondation Aga Khan,Services d'éducation Aga Khan,Agence Aga Khan pour l'habitat,Agriculture et la sécurité alimentaire,Société civile,Education,Inclusion financière,Habitat,Santé,Villes historiques,Développement des infrastructures,Promotion touristique,Suisse https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/gallery/2-aktc-afghanistan-3.1.1_noh_gunbad_d_02_r.jpg Aga Khan Agency for Habitat,Aga Khan Agency for Microfinance,Aga Khan Education Services,Aga Khan Foundation,Aga Khan Fund for Economic Development,Aga Khan Health Services,Aga Khan Trust for Culture Agriculture and food security,Civil society,Education,Financial inclusion,Habitat,Health,Historic Cities,Infrastructure development,Tourism Promotion

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

C’est un honneur de prendre la parole aujourd’hui en ma qualité de directeur général de la Fondation Aga Khan et au nom du Réseau Aga Khan de développement, ou AKDN, deux entités qui, depuis les 25 dernières années, investissent en faveur du peuple et de l’avenir de l’Afghanistan. Nous restons déterminés à poursuivre notre partenariat avec le gouvernement afghan et à travailler sur les enjeux prioritaires qu’il aborde avec attention et résilience. 

Notre organisation, qui a fait partie des premiers investisseurs dans le pays, gère des institutions à but lucratif et non lucratif et collabore avec de nombreux partenaires à cet égard, mais toujours avec un unique objectif : le développement de l’Afghanistan. L’unification des partenariats régionaux avec les voisins de l’Afghanistan pourrait non seulement garantir une amélioration des liens physiques entre les pays concernés, mais également le renforcement des liens sociaux, garants du progrès économique, de la paix et de la stabilité. 

C’est la raison pour laquelle nous avons créé Roshan Telecommunications, restauré et lancé l’Hôtel Serena, fondé la Première Banque de Microfinance, Afghanistan (FMFB-A) ou encore établi notre dernier partenariat public-privé, Badakshon Energy (l’équivalent de Pamir Energy au Tadjikistan), autant d’exemples qui mettent en lumière des projets économiques majeurs reposant sur des partenariats novateurs. C’est pour cette même raison que l’AKDN a élaboré et créé de nombreux programmes et institutions actifs dans le domaine de l’éducation, de la santé, du renforcement des moyens de subsistance, de la société civile et de la culture. 

Je souhaite m’exprimer aujourd’hui sur quatre points au sujet des partenariats, du développement économique et de l’efficacité de l’aide déployée dans le pays.

Premièrement, l’expérience nous a montré que l’aide déployée en Afghanistan peut et doit tenir compte des contraintes physiques telles que les routes et les ponts, les infrastructures de télécommunications et d’approvisionnement en énergie et bien d’autres, que ce soit pour les villes ou pour les régions reculées et mal desservies. En effet, le renforcement d’un tel réseau interne revêt autant d’importance que le développement des relations avec les marchés externes. Dans ce travail, nous ne devons évidemment pas négliger les régions rurales de l’Afghanistan, qui sont cruciales à la stabilité et à la croissance du pays. Dans le contexte actuel, l’approche du partenariat n’est que trop rarement appliquée, bien qu’elle soit pourtant relativement simple. Je parle ici d’un partenariat avec les communautés, d’un engagement auprès des personnes qui expriment leurs besoins, qu’il s’agisse de la construction d’un pont, d’une petite centrale hydroélectrique, d’une route ou d’un canal d’irrigation, au niveau des villages, des districts, des provinces et même des zones transfrontalières.

Deuxièmement, nous savons que le progrès ne peut avoir lieu sans la mise en place de vastes programmes multisectoriels. Par exemple, les programmes agroalimentaires de l’AKDN, qui travaillent souvent auprès de petits exploitants agricoles, agissent comme des catalyseurs pour le développement économique, à l’instar de l’initiative régionale Accelerate Prosperity, qui soutient les micro, petites et moyennes entreprises, et que nous prévoyons d’importer ici en Afghanistan. 

Il existe en outre des projets que nous pourrions qualifier de « sociaux » ou « culturels », mais qui n’en demeurent pas moins essentiels au progrès économique. Je pense par exemple à l’Institut médical français pour la Mère et l’Enfant (IMFE), établissement au travers duquel nous collaborons avec le Ministère de la santé afghan et le gouvernement français ; aux initiatives que nous lançons auprès de nombreux groupes communautaires et organes publics locaux par l’intermédiaire de la Charte du citoyen afghan pour soutenir la société civile ; à la création des jardins de Bagh-e-Babur et de Chihilsitoon ; ou encore au programme de restauration de berges à Kaboul, sur lequel nous travaillons en partenariat avec des artisans, des urbanistes et des entreprises de la région pour améliorer la qualité de vie et l’économie locale.

La troisième composante essentielle est la cohérence institutionnelle. Lorsqu’ils s’intéressent à un pays, les investisseurs prennent leurs décisions en se basant sur les facteurs de prévisibilité et de fiabilité, mais aussi sur les lois et les réglementations nationales. L’Afghanistan et ses partenaires internationaux doivent ainsi continuer de créer des cadres clairs et cohérents reposant sur les principes d’État de droit et de transparence. Ce point s’applique également aux organes de gouvernance et de gestion des nombreuses ressources naturelles du pays. Protéger son extraordinaire environnement naturel et lutter contre le changement climatique sont sans l’ombre d’un doute deux actions primordiales au processus d’un développement économique durable et inclusif. Je rappelle que dans ce travail, les groupes communautaires, donc la société civile, doivent être partie prenante du début à la fin.

La quatrième et dernière composante essentielle est bien entendu le peuple afghan lui-même, la plus grande ressource de ce pays. D’importants progrès ont été réalisés dans le domaine de l’éducation au cours des 20 dernières années, notamment pour les femmes et les jeunes filles, et nous ne devons pas relâcher nos efforts. Toutefois, le pays a besoin de plus de professionnels qualifiés à travers de nombreux secteurs : enseignants, administrateurs, ingénieurs, comptables, infirmiers, médecins, entrepreneurs ou encore gestionnaires.

C’est la raison pour laquelle nous investissons dans le développement des compétences, la formation pratique et professionnelle et l’éducation. Il est notamment essentiel de renforcer les investissements à tous les niveaux du domaine de l’éducation - et dans les technologies de l’éducation - du développement de la petite enfance au troisième cycle universitaire. Pour ne citer qu’un exemple, pendant la pandémie, la Fondation Aga Khan a signé un partenariat avec le Ministère de l’éducation afghan et plusieurs stations de radio et chaînes télévisées nationales afin de soutenir l’éducation publique dans les régions les plus reculées du pays. Nous travaillons également aux côtés de plusieurs fondations privées dans ce même domaine.

Sur tous ces points, il nous faut déployer des mécanismes d’aide réfléchis et axés sur les communautés et leurs besoins si l’on souhaite permettre au secteur privé national de se développer. Compte tenu de l’importance des partenariats public-privé, les partenaires bilatéraux et multilatéraux doivent également garder à l’esprit que les programmes de subvention et les solutions de financement mixtes constituent des portes d’entrée pour les investisseurs dans le pays.

Pour conclure, ces quatre composantes essentielles que sont l’investissement dans la connectivité et les infrastructures, le développement multisectoriel, la cohérence institutionnelle et le renforcement du capital humain permettront de stimuler la croissance et d’aider le pays à appréhender l’avenir sereinement, et ce d’autant plus si l’on considère toute une série de partenariats stratégiques et potentiellement développables au niveau national et régional.

À travers toutes ces thématiques, il est essentiel d’inclure pleinement les femmes, à l’échelle individuelle et par l’intermédiaire d’associations privées, de coopératives et de collectifs. 

De la même façon, permettre à une société civile dynamique de prospérer et valoriser le remarquable pluralisme de l’Afghanistan sont deux facteurs déterminants pour son développement économique, l’efficacité de l’aide qui y est déployée et son autonomisation. Pour pouvoir exploiter son extraordinaire potentiel, l’Afghanistan doit adopter une approche inclusive de la société civile.

Une fois encore, l’AKDN souhaite exprimer ses plus sincères remerciements au gouvernement afghan et saluer sa vision claire, ses ambitions audacieuses légitimes, sa détermination et sa collaboration indéfectible.

Merci.

 

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16th Convocation of the Aga Khan University in Kenya https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/media/institutions/aga_khan_university/aku_kenya_img_4442.jpg Nairobi, Kenya Wednesday, 12 Février 2020 1581519600 Discours de Faith Oneya, majore de promotion, lors de la 16e cérémonie de remise des diplômes de l’Université Aga Khan au Kenya speech Kenya 2020s 244151 1 Aga Khan University Education,Health,Media

Dr Rashid Abid Aman, invité d’honneur de cette cérémonie,
Chers membres du conseil d’administration,
Monsieur Firoz Rasul, président de l’Université Aga Khan,
Monsieur le recteur Carl Amrhein,
Chers membres du corps enseignant,
Chers camarades,
Chers amis et familles qui sont parmi nous aujourd’hui,
Chers invités,
Mesdames et Messieurs,

Bonjour !

Nelson Mandela a dit un jour que l’éducation est l'arme la plus puissante pour changer le monde. Alors que nous sommes réunis en cette occasion spéciale pour célébrer nos réussites, je suis convaincue que tous ceux d’entre nous qui obtiennent leur diplôme aujourd'hui renforcent effectivement leur pouvoir de changer le monde.

Je suis fière de faire partie de cette remarquable promotion sortante de 2019, qui se compose d’étudiants de l’École de médecine, de l’École d’infirmières et de sages-femmes, de l’Institut pour le développement de l’éducation et de l’École supérieure des médias et de la communication, la dernière arrivée de la famille grandissante de l’Université Aga Khan (AKU). C’est un grand honneur de faire partie des premiers diplômés du master en journalisme numérique et de pouvoir prononcer ce discours devant vous aujourd’hui.

Cette cérémonie est le témoin de notre travail, de notre dévouement et des sacrifices que nous avons tous faits au cours de ces dernières années. Je suis certaine que le bonheur qui inonde la salle aujourd’hui réside à la fois dans la joie que nous tirons de notre réussite et dans l’exaltation que nous procure l’effort collectif qui nous a été nécessaire pour en arriver là.

Les intitulés des cours que nous avons suivis étaient peut-être différents, mais nous avions la même lourde tâche. Aujourd’hui, nous quittons une vie académique rigoureuse et laissons derrière nous ce difficile équilibre entre travail, famille et études.

Mon plus grand sacrifice a été d’être éloignée de ma famille, en particulier de ma fille. J’ai toutefois réussi à aller de l’avant et me suis persuadée que cette douleur était nécessaire et qu’elle en valait la peine pour moi comme, j’en suis sûre, pour mes camarades. Pendant nos études, nous nous sommes habilement faufilés à travers la circulation dense afin d’arriver à l’heure à nos cours. Nous avons passé des nuits blanches à terminer une montagne de devoirs et à lire des manuels compliqués, et avons passé des examens encore plus compliqués. Mais nous voilà tous réunis aujourd’hui. Nous avons réussi.

Comme nous le savons tous, composer un examen ou écrire un article de recherche est une entreprise solitaire et peut même relever de l’isolement. Pourtant, la réussite de tout étudiant dépend du soutien de ceux qui l’entourent.

J’aimerais ainsi remercier certaines des personnes qui nous ont accompagnés lors de ce voyage académique.

Premièrement, je voudrais remercier tout particulièrement Son Altesse l’Aga Khan, le chancelier de l’Université Aga Khan, pour son travail visionnaire, mais aussi pour ses généreuses donations en faveur de cette institution. C’est sa vision qui nous permet d’accéder à une éducation de qualité.

Je remercie nos partenaires, qui croient en nous et qui nous permettent de réaliser nos rêves au travers de nos études. En tant que membre de la première promotion sortante de l’École supérieure des médias et de la communication, j’aimerais adresser mes remerciements particuliers au gouvernement allemand qui, au travers de la banque KfW et du BMZ, nous offre des bourses nous permettant de poursuivre nos études. Asanteni Sana (Merci).

Je remercie également nos enseignants, qui nous ont poussés vers des sommets auxquels nous ne pensions pas pouvoir accéder. Vous nous avez encouragés sans relâche, même si parfois, nous nous montrions réticents ou exprimions bruyamment notre mécontentement. Votre nature compréhensive et votre soutien indéfectible ont été déterminants dans la réussite que nous célébrons aujourd’hui.

Je souhaiterais aussi remercier l’administration, les bibliothécaires et tout le personnel de l’Université Aga Khan qui, de bien des façons, nous ont permis de poursuivre nos études.

Enfin, comment ne pas remercier les membres de notre famille et nos amis, qui ont consacré du temps, de l’argent et bien d’autres choses pour nous aider à en arriver là aujourd’hui. Tous ces honneurs prouvent en effet qu’il faut tout un village pour mener une personne vers la réussite.

Mesdames et Messieurs, permettez-moi d’évoquer rapidement mon premier échange avec l’Université Aga Khan. Lorsque je me suis portée candidate pour intégrer le master en journalisme numérique, l’une des questions auxquelles je devais répondre était : Pourquoi avez-vous choisi l’Université Aga Khan ?

Je ne vous parlerai pas de ma réponse, car elle ne représentait pas convenablement l’essence et l’unicité de l’Université Aga Khan. Je vais plutôt vous parler de ce que j’aurais dû écrire, des choses qui m’ont le plus marquée au cours de ces deux années d’études.

L’une des caractéristiques qui distinguent cette institution des autres est son approche éducative centrée sur l’étudiant. Si, comme moi, vous venez d’un milieu où le professeur fait figure d’autorité et où ses interactions avec les étudiants sont réduites à leur plus simple expression, alors l’approche de l’Université Aga Khan vous a peut-être étonnés aussi.

J’étais même intriguée et ne comprenais pas vraiment ce qui m’arrivait. Ne venions-nous pas en classe pour suivre un cours et répondre à des instructions ?

Permettez-moi de replacer cette situation en contexte. Les professeurs étaient toujours disponibles pour nous, quel que soit le moment où nous en avions besoin. On ne peut exagérer le soutien qu’ils nous ont apporté. Le format d’enseignement était également flexible, ludique et immersif, ce qui ne veut pas dire que les programmes n’étaient pas extrêmement exigeants ou difficiles sur le plan intellectuel. L’apprentissage était largement empirique. Nous étions vivement encouragés à exprimer nos opinions et à partager nos retours avec les professeurs et, de ce fait, nous nous sentions estimés. Voilà quelques-unes des choses qui ont rendu l’Université Aga Khan plus qu’exceptionnelle à mes yeux.

Cette institution n’est pas seulement un endroit où nous avons développé nos connaissances, mais où nous avons également tissé d’incroyables liens qui nous aideront à l’avenir. Je pense parler au nom de beaucoup d’entre nous quand je dis que nos compétences interpersonnelles et de leadership ont été mises à l’essai et renforcées grâce à nos échanges, à nos travaux de groupe et à nos projets en classe.

Aux médecins, infirmières et infirmiers et journalistes qui obtiennent leur diplôme aujourd’hui, je vous appelle à marquer l’univers de votre empreinte au travers de vos professions en plaçant vos patients, vos étudiants et vos publics au cœur de votre travail.

Je suis moi-même convaincue que nous apprenons tout au long de notre vie, j’espère donc que cette étape n’est que le début pour nous tous. Kimani Maruge, qui détient un record du monde pour avoir été l’homme le plus âgé à s’être inscrit à l’école primaire à l’âge de 84 ans, a déclaré qu’il n’arrêterait d’apprendre que quand il arrêtera de respirer. Comme lui, ne cessez jamais d’apprendre.

Félicitations à la promotion 2019 !

Que Dieu bénisse l’Université Aga Khan.

 

speech_244161 <p dir="rtl">"لم تكن جامعة الآغا خان مجرد مكان اكتسبنا وعززنا فيه معرفتنا، فقد أنشأنا أيضاً شبكات رائعة سترافقنا نحو المستقبل. أعلم أنني أتحدث بلسان الكثير من زملائي الخريجين عندما أقول إن مهاراتنا الشخصية والقيادية قد تم اختبارها وشحذها من خلال المناقشات والمشاريع داخل الفصول، فضلاً عن العمل الجماعي".</p> Anglais
16th Convocation of the Aga Khan University in Kenya https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/media/institutions/aga_khan_university/aku_kenya_mg_9264.jpg Nairobi, Kenya Wednesday, 12 Février 2020 1581518700 Remarques de l'invité d'honneur, le Dr Rashid Aman lors de la 16e cérémonie de remise des diplômes de l’Université Aga Khan au Kenya speech Kenya 2020s 244146 1 Aga Khan University Education,Health,Media

Monsieur Firoz Rasul, président de l’Université Aga Khan,
Dr Azim Lakhani, représentant diplomatique du Réseau Aga Khan de développement,
Chers membres du conseil d’administration de l’Université Aga Khan,
Monsieur le recteur,
Chers représentants du gouvernement et membres du corps diplomatique,
Chers doyens, membres du corps enseignant et du personnel de l’Université,
Chers parents et, par-dessus tout, chers futurs diplômés,

Salaam Aleikum et bonjour.

C’est un grand plaisir de prendre part à cette 16e cérémonie de remise des diplômes de l’Université Aga Khan (AKU). Chers futurs diplômés, nous sommes aujourd’hui réunis à l’occasion d’une grande célébration, non seulement pour vous, mais aussi pour vos parents, vos tuteurs, vos enseignants, le personnel de l’Université et pour ainsi dire nous tous.

Je partage la fierté et la joie de toutes les personnes qui ont pris part de près ou de loin à la réussite des 94 étudiants sortants de l’École de médecine, de l’École d’infirmières et de sages-femmes, de l’École supérieure des médias et de la communication et de l’Institut pour le développement de l’éducation de l’Université Aga Khan.

Chers futurs diplômés, je vous félicite chaleureusement !

L’Université vous a appris à aborder de manière efficace les enjeux émergents et à apporter des solutions aux défis sociaux auxquels vous allez faire face alors que vous vous apprêtez à entrer dans le monde professionnel des médecins, des personnels infirmiers, des chercheurs, des enseignants et des experts en journalisme numérique.

J’aimerais profiter de cette occasion pour féliciter le Réseau Aga Khan de développement (AKDN), qui n’a cessé de se développer au cours de toutes ces années. Je constate avec joie que les diverses institutions de l’AKDN continuent d’œuvrer en faveur de l’amélioration des conditions de vie et des perspectives d’avenir dans plusieurs régions du monde en développement, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, du développement rural et de la valorisation du secteur privé. C’est en effet cet engagement en faveur de l’excellence, de l’humanité, de la justice, de la compassion et de la collaboration qui permet au Réseau de connaître une croissance continue.

Mesdames et Messieurs, l’éducation est le meilleur moyen de transformer la société, car elle nous permet de former de jeunes leaders capables de gérer le développement à de nombreux égards, dont la création de richesses, la prestation de soins de santé, la réduction de la pauvreté et la durabilité environnementale.

On m’a expliqué que le Réseau Aga Khan de développement construit actuellement un Centre académique de plusieurs étages à Nairobi, qui offrira aux étudiants et professeurs des équipements de recherche et d’apprentissage ultramodernes. On a aussi porté à ma connaissance que le Réseau prévoit la création de nouveaux programmes diplômants de premier, deuxième et troisième cycles. Enfin, j’ai appris que vous prévoyiez également la construction d’un hôpital pédiatrique, permettez-moi donc d’assurer le soutien total du gouvernement à l’AKU en faveur de cet important projet.

La mise en œuvre de soins de santé spécialisés et la nécessité d'inverser la hausse des maladies non transmissibles, notamment du cancer, restent une priorité pour les gouvernements, qui ne doivent surtout pas se reposer sur leurs lauriers à ce sujet. Le développement de vos services d’imagerie moléculaire et d’oncologie au cours des dernières années est particulièrement important aux yeux de notre gouvernement, car ils permettent d’améliorer l’accès à des soins spécialisés dans cette région et font du Kenya un pôle de tourisme médical conforme au plan de développement Vision 2030.

Chers invités, Mesdames et Messieurs, comme vous le savez, notre pays est au seuil d’une croissance et d’une transformation qui n’ont jamais été aussi rapides, notamment grâce au programme « Big Four » de Son Excellence le Président Uhuru Kenyatta axé sur l’amélioration de la couverture sanitaire universelle, de l’industrie manufacturière, de l’accès au logement et de la sécurité alimentaire.

Le Ministère de la santé s’engage ainsi à continuer de mettre en œuvre des systèmes et des réformes de santé qui accélèreront la mise en place d’une couverture sanitaire universelle. Dans cette optique, nous adoptons une approche centrée sur trois moteurs essentiels :
i) le renforcement de l’accès aux interventions sanitaires de base pour la population ;
ii) l’amélioration de la qualité des services de santé proposés ;
iii) l’élaboration de modèles financiers durables pour la santé et l’offre d’une protection financière pour les personnes nécessitant des soins.

Nous souhaitons remercier l’AKDN pour l’incroyable travail qu’il réalise en notre faveur et pour sa collaboration dans ces domaines importants au travers de ses institutions. Je pense au Centre hospitalier universitaire Aga Khan de 300 lits, à ses 42 centres médicaux répartis dans tout le pays ainsi qu’aux camps médicaux gratuits et à son programme de protection sociale pour les patients, sans oublier l’institution pour laquelle nous sommes réunis aujourd’hui et qui forme les ressources humaines dont nous avons besoin dans la poursuite de cette couverture sanitaire universelle.

Mesdames et Messieurs, vous le savez, les ressources ne sont pas infinies. Le Ministère de la santé et les administrations des comtés travaillent avec des budgets dont les ressources sont limitées. Dans le domaine de la santé, le soutien, la collaboration et les investissements du secteur privé, des partenaires de développement et d’organisations religieuses et non gouvernementales viennent appuyer le travail du gouvernement et sont très appréciés.

Afin d’accélérer l’atteinte d’une couverture sanitaire universelle au Kenya, le Ministère continuera de renforcer les partenariats multipartites et intersectoriels. À cet effet, nous lancerons bientôt un cadre de coordination des partenariats afin d’assurer une collaboration régulière, un renforcement du suivi et une responsabilisation mutuelle entre diverses parties prenantes dans le secteur de la santé.

Chers futurs diplômés, tout a été fait pour assurer la réussite que vous célébrez aujourd’hui. Gardez toujours à l’esprit que c’est en travaillant dur, en faisant preuve de dévouement et en restant fidèles à vos objectifs que vous vous développerez réellement. Vous faites votre entrée dans un monde qui n’est pas seulement prêt à vous accueillir, mais qui mettra également à l’épreuve les contributions et le travail des professionnels de la santé, de l’éducation et du journalisme que vous vous apprêtez à devenir. Je vous souhaite d’apporter sagesse et espoir à toutes les personnes qui vous côtoieront dans vos vies professionnelles comme personnelles. Que vos futures entreprises vous apportent toute la satisfaction possible.

Enfin, chers invités, Mesdames et Messieurs, je profite de cette occasion pour souhaiter à l’Université et à l’ensemble du Réseau tous mes vœux de réussite pour les années à venir.

Merci.

 

speech_244156 <p dir="rtl">"بالنسبة لكم أيها الخريجون، لن ندخر أي جهد في ضمان مواصلة نجاحكم الذي تحتفلون به اليوم. تذكروا دائماً أن النمو الحقيقي هو ثمرة للعمل الجاد والتفاني والتركيز. إنكم تدخلون عالماً ليس جاهزاً لكم فحسب، بل يشكّل أيضاً اختباراً لحلولكم وخدماتكم الإبداعية كمقدمين محترفين في مجالات الرعاية الصحية ومهارات التعليم والأخلاقيات الصحفية. أتمنى أن تتحلوا دائماً بالمنطق وتجلبوا الأمل لجميع من تتواصلون معهم في حياتكم المهنية والشخصية، وأتمنى أيضاً أن تُتوج مساعيكم المستقبلية بالنجاح الكبير".</p> Anglais
16th Convocation of the Aga Khan University in Kenya https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/media/institutions/aga_khan_university/aku_kenya_mg_9228.jpg Nairobi, Kenya Wednesday, 12 Février 2020 1581517800 Discours de bienvenue de M. Firoz Rasul à la 16e cérémonie de remise des diplômes de l’Université Aga Khan au Kenya speech Kenya 2020s 8941 1 Aga Khan University Education,Health,Media

Dr Rashid Aman, secrétaire administratif en chef au Ministère de la santé et invité d’honneur de cette cérémonie,
Monsieur Yusuf Keshavjee et Professeur Antonio Rendas, membres du conseil d’administration de l’Université Aga Khan,
Chers membres du gouvernement,
Chers membres du corps diplomatique,
Chers responsables, enseignants et personnels de l’Université,
Chers parents, anciens élèves, partenaires et sympathisants,
Chers invités,
Et par-dessus tout, chers futurs diplômés,

Hamjambo et Karibuni (Bonjour et bienvenue). Bienvenue à tous à cette 16e cérémonie de remise des diplômes de l’Université Aga Khan (AKU) au Kenya.

Je vous remercie de vous être joints à nous à l’occasion de l’événement le plus heureux et le plus important de l’année pour notre institution. La remise des diplômes est l’aboutissement de tous nos efforts. Aujourd’hui, nous célébrons la réussite de nos futurs diplômés et nous réjouissons déjà de l’impact qu’ils auront sur les vies de leurs concitoyens kenyans.

Avant toute chose, j’aimerais prendre quelques instants pour rendre hommage à Son Excellence le Président Daniel arap Moi. Hier, nous avons vu la façon dont le peuple a commémoré le travail et l’héritage du Président ayant officié le plus longtemps au Kenya. Au nom de l’Université Aga Khan, je présente toutes mes condoléances à la famille de Mzee Moi et au peuple kenyan qui l’ont accompagné vers sa dernière demeure. Mesdames et Messieurs, je vous invite à observer un moment de silence.

Merci.

Chers étudiants de la promotion de 2019, votre parcours est remarquable.

Vous avez rencontré d’innombrables défis et les avez tous surmontés ; vous avez appliqué de nouvelles méthodes pédagogiques en classe, avez prodigué des soins primaires à diverses communautés et avez apporté vos premières contributions au savoir de l’humanité.

Vous avez tissé des liens avec vos camarades, vos collègues et vos professeurs, originaires du Kenya et d’ailleurs, et avez compris à quel point les stéréotypes peuvent fausser l’idée que nous nous faisons de nos semblables et de leur complexité infinie.

Vous avez découvert combien il nous reste à apprendre et combien d’importantes questions restent sans réponse, si tant est qu’elles soient posées.
Au cours de vos études à l’AKU, nous avons exigé que vous répondiez aux normes les plus élevées. C’était difficile, n’est-ce pas ? Mais vous avez somme toute réussi.

Vous avez mérité vos diplômes. Vous avez réussi grâce à votre passion pour l’apprentissage, à votre envie de développer vos compétences et à votre désir de contribuer à résoudre les problèmes auxquels font face vos communautés et votre pays.

Nous sommes fiers de vous. Et vos familles et vous-mêmes pouvez être fiers de ce que vous avez accompli. Vous avez désormais les connaissances et les compétences pour améliorer la vie des autres.
Mesdames et Messieurs, je vous invite à féliciter avec moi la promotion de 2019.

Nous nous devons de remercier de nombreuses personnes sans qui nous ne serions pas ici aujourd’hui, et notamment à notre secrétaire administratif, M. Lou Ariano. Après avoir passé 11 ans à élever toujours plus la pertinence et le décorum des cérémonies de remise des diplômes de notre institution, Lou prend part à sa dernière cérémonie en Afrique de l’Est. Merci, Lou, pour tout ce que vous avez fait pour l’AKU.

Nous nous devons également de saluer nos anciens élèves, dont les réussites font briller le nom de l’Université Aga Khan à travers le Kenya, l’Afrique de l’Est et le monde entier.

Et, bien sûr, nous nous devons de saluer la générosité de nos donateurs. Chaque année, des milliers d’amis, d’anciens élèves et d’enseignants et membres du personnel à la retraite et en activité font des dons à l’AKU. Leur générosité nous permet entre autres d’offrir des équipements ultramodernes et des bourses à nos étudiants, mais aussi de mener des recherches novatrices, même en cette période économique difficile.

Nous nous devons également de remercier nos nombreux partenaires institutionnels, dont la Fondation Johnson & Johnson, Affaires mondiales Canada, l’Agence Française de Développement (AFD), le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) et la banque KfW, la Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation Conrad N. Hilton, ELMA Philanthropies et les nombreuses autres organisations qui soutiennent notre travail.

Toutefois, la personne envers qui nous sommes le plus redevables reste notre fondateur et chancelier, Son Altesse l'Aga Khan, dont le soutien financier, l’esprit visionnaire et l’enthousiasme continuent de mener cette université vers les plus hauts sommets.

Par exemple, l’année dernière, l’AKU s’est hissée parmi les 100 premières universités du monde en médecine clinique dans le Classement des universités de Shanghai.

Cet honneur est d’autant plus important pour nous qu’aucune autre université est-africaine ou asiatique ne figure parmi ces 100 meilleures institutions.
Ce classement témoigne des incroyables recherches que mènent nos enseignants. Mais c’est notre chancelier qui a posé les bases de tout ce travail en engageant l’AKU sur la voie de l’excellence internationale.
Mesdames et Messieurs, nous vivons actuellement dans une période extraordinaire de notre histoire qui se veut à la fois exaltante, déroutante et parfois même dérangeante.

Et lorsque la complexité des événements engendre peur et incompréhension, lorsque la rapidité du changement sème la confusion et lorsque les partisans d’une mauvaise cause propagent de fausses informations, les universités prouvent à quel point elles sont indispensables. La clairvoyance et l’innovation audacieuse dont font preuve les meilleures universités n’ont jamais été aussi précieuses.

Aujourd’hui, c’est au tour de l’AKU de briller. Et nous sommes prêts à relever les défis et à tirer parti des perspectives qui nous feront face.

L’émergence de nouveaux domaines tels que l’intelligence artificielle, la génomique, la science des cellules souches et la médecine régénérative constitue l’une des plus importantes avancées de notre époque. Ces nouvelles spécialités ont l’immense potentiel de pouvoir rallonger et améliorer nos vies, mais aussi de pouvoir renforcer notre compréhension de notre monde. Je suis fier de dire que l’AKU travaille afin d’exploiter ce potentiel.

Avec le soutien de l’Université de Californie à San Francisco, notre Centre de médecine régénérative et de recherche sur les cellules souches a commencé à prendre part aux recherches internationales sur de nouveaux traitements pour les maladies chroniques telles que les maladies cardiaques et neurologiques, le cancer et le diabète. Nos chercheurs s’appuient également sur la science des données et sur l’intelligence artificielle pour créer de nouvelles connaissances sur la malnutrition, sur les conséquences de la chirurgie cardiaque chez les enfants et sur l’incidence des maladies cardiaques chez les femmes, mais également afin de rassembler et d’analyser des versions originales de textes arabes historiques.

Il va sans dire que de tels progrès sont également vecteurs d’incroyables défis. Je pense notamment à la difficulté de faire en sorte que ces avancées profitent au monde entier, et pas seulement à quelques privilégiés.

Comme l’a dit notre chancelier : « les populations d’Asie et d’Afrique ne méritent pas d’être isolées de ce que nous pouvons offrir de meilleur pour la simple raison qu’elles sont nées en dehors du monde occidental. »

C’est la raison pour laquelle l’AKU contribue à renforcer les capacités de l’Asie et de l’Afrique à offrir des soins de santé et une éducation de qualité à leurs populations.

Nous nous apprêtons à lancer trois nouveaux programmes de master en sciences infirmières, en maïeutique et en gestion et innovation dans les médias ici à Nairobi. Nous construisons également un Centre de recherche sur le cancer qui s’efforcera de trouver des traitements adaptés aux populations d’Afrique de l’Est et lancerons bientôt la construction d’un hôpital pédiatrique de pointe à Nairobi. Juste de l’autre côté de la rue, nous avons initié la construction des tours jumelles de notre Centre académique, qui offrira des espaces d’apprentissage et de recherche ultramodernes à nos étudiants et enseignants.

Dans les comtés de Kilifi et de Kisii, l’Université Aga Khan soutient plusieurs initiatives visant à améliorer l’état de santé de 135 000 femmes et enfants en partenariat avec le gouvernement et d’autres agences du Réseau Aga Khan de développement (AKDN).

En parallèle, à travers tout le pays, 900 éducateurs et près de 70 000 étudiants ont bénéficié des programmes de perfectionnement professionnel de l’Institut pour le développement de l’éducation (IED) de l’Université.

À l’heure de la mondialisation, les institutions doivent impérativement collaborer et outrepasser les frontières en tout genre afin de partager et d’alimenter leurs connaissances, mais aussi de renforcer la compréhension interculturelle.

C’est précisément ce à quoi s’emploie l’AKU. Le nombre, l’étendue et la diversité de nos partenariats sont aujourd’hui plus importants que jamais.

Rien que l’année dernière, nous avons signé ou renouvelé des accords de partenariat avec l’Université de Washington et le Centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson aux États-Unis, avec l’Université de l’Alberta et l’Université de Calgary au Canada et avec l’Université NOVA de Lisbonne au Portugal.

Notre École supérieure des médias et de la communication et la Kennedy School of Government de l’Université Harvard offrent une formation commune en leadership adaptatif, tandis que notre Institut pour l’étude des civilisations musulmanes, à Londres, propose désormais un double cursus en collaboration avec l’Université Columbia de New York.

Je viens de vous énumérer quelques-unes des nombreuses façons dont l’AKU s’adapte afin de répondre aux demandes de notre monde en pleine évolution et de concrétiser sa mission d’améliorer la qualité de vie en Afrique et en Asie.

Toutefois, à terme, ce sont bien nos diplômés qui constituent notre plus grande contribution en faveur des sociétés pour lesquelles nous travaillons.

À ce jour, plus de 1 500 Kenyans ont obtenu un diplôme à l’Université Aga Khan. De Mombasa à Nairobi, en passant par Turkana, ces enseignants, médecins, entrepreneurs, avocats, fonctionnaires et décideurs politiques initient des changements dans la société. Et désormais, dans la continuité de notre première cérémonie de remise des diplômes du master en journalisme numérique, ils marqueront le secteur des médias de leur empreinte.

Ces femmes et ces hommes sont remarquables, à tel point que nous avons estimé qu’ils méritaient une mascotte. Chers futurs diplômés, je pense que vous le savez tous, vous en avez désormais une : le léopard de l’AKU.

Nous avons choisi le léopard car il symbolise selon nous trois qualités communes à nos étudiants et anciens élèves, et même à la communauté entière de l’AKU. Ces qualités vous serviront toute votre vie.

La première est le courage. Vous devrez faire preuve de courage pour vous adapter aux nouveautés et tenter d’accomplir ce que vous n’avez jamais fait auparavant. Vous devrez faire preuve de courage pour vous opposer aux pratiques contraires à l’éthique malgré les pressions que vous subirez.

La deuxième est la persévérance. Dans votre vie, vous connaîtrez inévitablement des moments où, malgré tous vos efforts, vous échouerez. Sachez qu’il n’y a aucune honte à cela, bien au contraire, car ceux qui ne risquent jamais de subir un échec manquent de courage.

Ce qui compte le plus est ce que vous ferez pour vous relever. Gardez à l’esprit que ceux qui subissent un échec, mais gardent leur détermination intacte et ressortent plus forts grâce aux leçons qu’ils en ont tirées, représentent l’avenir de la société.

La troisième est l’agilité. Aujourd’hui, les changements surviennent en une fraction de seconde. Les technologies refaçonnent notre vie, des relations professionnelles à notre niveau d’attention. Le centre de gravité de notre monde passe de l’Ouest à l’Est et du Nord au Sud. En Tanzanie, comme dans de nombreux autres pays, les jeunes constituent la majorité de la population, et je pense qu’il est inutile de vous rappeler qu’ils sont généralement impatients.

Pour garder l’équilibre dans un tel monde, vous aurez besoin d’être aussi agiles qu’un léopard.

Alors, soyez agiles, restez courageux et n’arrêtez jamais de persévérer, et vous réaliserez sans aucun doute tout ce dont vous êtes capables.

Dans quelques instants, vous deviendrez officiellement membres de la communauté des anciens élèves de l’AKU, un réseau de milliers de leaders répartis dans le monde entier. Vous et vos camarades diplômés partagez une expérience formatrice et des valeurs fondamentales. Je vous invite vivement à rester en contact et collaborer.

Ensemble, vous représentez une puissante force capable d’accomplir de grandes choses. Rappelez-vous : vous êtes des léopards.

Chers futurs diplômés, le monde a besoin de vous. Il a besoin des connaissances que vous avez acquises, de la confiance que vous avez développée et des découvertes que vous avez faites à propos de vous-mêmes, des autres et du monde.

C’est à vous de briller. Je sais que vous ne nous décevrez pas. Merci et Asanteni sana.

speech_244141 Anglais
17th Convocation of the Aga Khan University, Uganda https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/media/institutions/aga_khan_university/aku-uganda-graduation-2020_gt20919_r.jpg Kampala, Ouganda Monday, 10 Février 2020 1581158700 Remarques de l'invité d'honneur, le Professeur Francis Omaswa lors de la 17e cérémonie de remise des diplômes de l’Université Aga Khan à Kampala speech Uganda 2020s 243911 1 Education,Ouganda,Université Aga Khan https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/media/institutions/aga_khan_university/aku-uganda-graduation-2020_gt20919_r.jpg Aga Khan University Education,Health

Monsieur le président Firoz Rasul,
Monsieur l’Ambassadeur Amin Mawji,
Chers membres du conseil d’administration de l’Université Aga Khan,
Chers membres du gouvernement et du corps diplomatique,
Chers membres du corps enseignant et du personnel de l’Université,
Chers invités,
Et par-dessus tout, chers futurs diplômés,

Bonjour. Quelle joie d’être parmi vous aujourd’hui pour célébrer la remise des diplômes de la promotion de 2019.

La réputation de l’Université Aga Khan (AKU), ici en Ouganda, mais aussi de ses hôpitaux à Nairobi et tout autour du monde n’est plus à faire. Nous attendons ainsi avec impatience la fin de la construction du nouveau Centre hospitalier universitaire Aga Khan de Kampala, un projet très prometteur à nos yeux. Cet établissement contribuera sans l'ombre d'un doute à élever la qualité des soins, à former les futurs leaders du secteur de la santé et à créer de nouvelles connaissances nécessaires pour faire face à certains des enjeux sanitaires les plus importants du pays. Il viendra également étoffer les possibilités des Ougandais qui chercheront à se faire soigner.

Chers futurs diplômés, mon discours d’aujourd’hui vous est particulièrement destiné. Je m’adresse à vous, qui vous apprêtez à entamer vos parcours respectifs dans le domaine médical ici en Ouganda, en Afrique et dans le monde. Permettez-moi de commencer par une question : où vous voyez-vous dans 20 ou 30 ans ? Je suis sûr que vous y avez déjà réfléchi. Maintenant, je vais partager avec vous quelques réflexions que je tire de mes 50 ans d’expérience.

J’ai obtenu mon diplôme de médecine en 1969, il y a à peine plus de 50 ans. Pour moi, la médecine n’est pas qu’une profession, c’est une passion. Aujourd’hui, je ne suis pas venu faire l’éloge de ma carrière, mais plutôt vous encourager à faire mieux que moi lorsque j’étais à votre place. Je vais donc émettre quelques suggestions qui peuvent vous être utiles.

Premièrement et avant toute autre chose, je vous encourage à prendre soin de vous et à faire preuve de discipline personnelle. Appréciez à leur juste valeur les choses les plus simples comme vous laver, bien manger, bien vous habiller et faire des rencontres. Tissez des liens avec les personnes qui vous aideront à faire avancer votre carrière. Rejoignez des associations professionnelles et devenez-en des membres actifs. C’est dans de tels contextes que vous rencontrerez des personnes qui vous élèveront vers de nouveaux sommets, plutôt que de vous tirer vers le bas.

Deuxièmement, je vous invite vivement à faire preuve d’excellence dans toutes vos entreprises. Faites toujours tout ce qui est en votre pouvoir pour atteindre vos objectifs. Je pense aux grandes comme aux plus petites choses, celles de la vie de tous les jours. Gardez à l’esprit que ce que vous faites bien aujourd’hui, vous pourrez le faire mieux demain. C’est un principe que l’on appelle amélioration continue de la qualité dans la sphère de la gestion de la qualité. De cette façon, vous vous élèverez professionnellement et socialement.

Troisièmement, vous devez renforcer vos aptitudes relationnelles, réussir à vous faire une place dans un monde extrêmement complexe. Lorsque j’étais écolier, j’ai découvert le livre Comment se faire des amis. Il m’a été d’une grande aide, et je recommande depuis aux plus jeunes de le lire. Dans vos vies, vous allez être amenés à rencontrer des personnes très différentes ; certaines seront amicales et sympathiques, d’autres seront au contraire désagréables et agressives. Vous allez être amenés à rencontrer des personnes généreuses et d’autres avides et méchantes, et vous devrez toujours faire preuve d’excellence et mener à bien vos projets parmi cette population diversifiée et complexe.

J’ai personnellement constaté que si l’on adopte une attitude positive, si l’on a tendance à aider les autres, et que l’occasion d’aider quelqu’un en particulier se présente, il n'y a aucune raison de ne pas le faire. Je me suis en effet aperçu qu’il est préférable de travailler dans l’intérêt général plutôt qu’uniquement pour soi. Une fois que les personnes qui nous entourent s’aperçoivent que l’on travaille en faveur de toute la population, sans s'oublier pour autant, elles nous donnent de plus en plus de tâches à effectuer au nom de toute la communauté, ce dont on bénéficie également. Il s’agit de la meilleure façon de devenir un leader.

Vous devez également vous préparer et apprendre à mener des batailles contre les autres au cours de vos vies, car vous connaîtrez forcément des désaccords. Si vous adoptez une attitude positive et que vous travaillez dans l’intérêt général, votre point de vue aura de la valeur, vous saurez argumenter calmement et avec sang-froid et, la plupart de temps, vous gagnerez.

Ne vous montrez pas rancuniers et de mauvaise humeur, car vous seuls souffrirez du stress et de la tension que ces états d’esprit entraînent, et non la personne envers qui vous avez quelque ressentiment. Si vous n’éprouvez pas de rancœur et que vous travaillez dans l’intérêt général, même ceux qui étaient à l’origine en désaccord avec vous reviendront travailler à vos côtés. Je peux vous affirmer que c’est ainsi que vous consoliderez votre leadership aux yeux des autres, croyez-en ma longue expérience.

Quatrièmement, il est essentiel que vous fassiez preuve d’intégrité. Cela signifie que vous devez faire ce qui est juste, de la bonne manière et ce tout le temps, que quelqu’un vous regarde ou non. Vous pourrez y parvenir une fois que les trois premiers principes que j’ai mentionnés précédemment seront acquis et intégrés dans vos vies.

Mes chers amis, je me dois de vous avertir que, même si vous vous tenez à ces principes, tout ne se passera pas forcément comme vous le voudrez. Vous ou vos collègues ferez invariablement des erreurs, et votre travail en pâtira parfois. Je vous demande de ne pas laisser ces erreurs vous dérouter de votre objectif à long terme. Acceptez-les, faites-les vôtres et servez-vous-en pour devenir plus forts. Même si c’est une autre personne de votre équipe qui commet une erreur, prenez-en la responsabilité et demandez-vous, « que dois-je faire pour ne pas que cela se reproduise ? ». Vous devrez peut-être aider le ou la collègue responsable de cette erreur à réparer ses torts afin que plus personne dans votre équipe ne la reproduise. Si vous êtes amenés à occuper un poste dirigeant, vous serez responsables de tout, y compris des erreurs des personnes sous vos ordres. Il vous incombera donc de vous assurer personnellement qu’ils ne réitèrent pas leurs fautes.

Il y a quelques semaines, j’ai prononcé un discours au Rotary Club de Kampala intitulé The World is Watching (Le monde vous regarde). Le message principal de mon allocution était que quoi que l’on fasse, dans la sphère privée comme publique, le monde entier observe et juge nos moindres faits et gestes. C’est cette opinion qui détermine notre avenir.

Si vous consacrez votre vie à appliquer les quatre principes que j’ai évoqués plus tôt, il est fort à parier que la plupart des personnes aient un avis positif à votre égard. Il est également très probable qu’il vous arrive de bonnes choses sans même que vous l’ayez souhaité. Je vais vous citer quelques exemples tirés de mon expérience personnelle.

J’ai occupé la plupart de mes postes sur invitation. Alors que je venais de terminer mes études pour devenir chirurgien cardiothoracique au Royaume-Uni et que j’avais pour projet de vivre là-bas de manière permanente avec ma famille, le gouvernement kenyan envoya un chirurgien en chef chez moi pour me demander de venir diriger le programme de chirurgie à cœur ouvert à Nairobi.

Une fois à Nairobi, je constatai qu’il y avait encore beaucoup de problèmes à Kampala - il y avait une guerre en Ouganda. J’aurais pu vouloir retourner au Royaume-Uni, car ma carte de résidence permanente était toujours valide. Toutefois, avec l’Association des chirurgiens d’Afrique de l’Est, ma famille et moi sommes partis vivre près d’un petit hôpital de mission pour tenter de trouver la meilleure façon de fournir des services de qualité aux personnes défavorisées des régions rurales, notamment en matière de soins chirurgicaux. Voilà un exemple de ce que j’entends par « travailler dans l’intérêt général ».

Plus tard, lorsque le Président Yoweri Museveni arriva au pouvoir, on nous demanda d’aller à Kampala, malgré notre volonté de rester dans le petit hôpital de mission. Ma femme prit la tête du service d’anesthésie de l’Hôpital Mulago, tandis que j’entrai à l’Université Makerere en qualité de directeur fondateur de l’Institut cardiologique d’Ouganda. Je pourrais évoquer d’autres postes auxquels j’ai été nommé, mais le message resterait le même : si vous travaillez dans l’intérêt général et que vous faites preuve d’excellence, toutes ces choses seront à vous autant qu’elles ont été à moi.

Gardez à l’esprit que le monde vous regarde.

Enfin, étant donné que la plupart d'entre vous recevez aujourd’hui un diplôme en sciences infirmières et en maïeutique, je souhaiterais vous féliciter tout particulièrement. L’Assemblée mondiale de la Santé a désigné 2020 comme année internationale des sages-femmes et du personnel infirmier, voilà pourquoi la cérémonie d’aujourd’hui revêt une importance spéciale.

Dans le cadre de la campagne mondiale « Nursing Now », dont je suis membre du conseil d’administration, nous encourageons le personnel infirmier et les sages-femmes à se placer en première ligne et à prendre plus de responsabilités au sein du système de prestation de services, et ce afin d’atteindre les Objectifs de développement durable et une couverture sanitaire universelle.

Je suis personnellement convaincu que mettre en place un système de santé primaire centré sur l’humain et dirigé par le personnel infirmier et les sages-femmes en Ouganda nous permettra d’atteindre au plus vite une couverture sanitaire universelle grâce à laquelle plus personne ne sera laissé pour compte, et ce avec les ressources actuellement à notre disposition.

J’ai notamment écrit un article sur ce sujet qui figure dans la dernière édition de l’Africa Health Journal. J’y explique comment le personnel infirmier peut aider notre pays à atteindre une couverture sanitaire universelle en prodiguant des soins primaires intégrés en collaboration avec les équipes sanitaires qui œuvrent dans nos villages. Ce système de santé primaire centré sur l’humain est également évoqué dans un slogan que nous avions l’habitude d’utiliser lorsque j’étais directeur général des services de santé : « la santé s’entretient chez soi et n’est réparée dans les établissements de santé que lorsqu’elle montre des dysfonctionnements ».

Chers futurs diplômés, je souhaite que vous ne fassiez jamais de compromis dans vos efforts visant à fournir les meilleurs soins possibles. Aidez les autres à faire valoir leur droit à des soins de qualité. Répandez ce message selon lequel la santé s’entretient avant tout chez soi. Si nous faisons tout cela, bientôt un autre slogan deviendra réalité en Ouganda : « C’est l’Ouganda. À quoi vous attendiez-vous ? L’excellence avant tout. »

Chers futurs diplômés, je vous félicite vous et vos familles ! J’espère que vous suivrez quelques-unes de mes recommandations et que, à l’avenir, vous deviendrez tous des leaders à l’échelle internationale.

Merci.

 

speech_243941 <p dir="RTL">أيها الخريجون، أحثكم على عدم التهاون في جهودكم لتقديم رعاية عالية الجودة، والعمل على تمكين الناس من الدفاع عن حقهم في الحصول على رعاية جيدة، فضلاً عن نشر رسالة مفادها أن الصحة أساسها المنزل. إذا فعلنا ذلك، سيكون هناك شعار آخر، وسيصبح حقيقة في أوغندا: "هذه هي أوغندا. ماذا تتوقعون؟ إنها الأفضل<span dir="LTR">."</span></p> Anglais
Uganda 2020 Convocation of the Aga Khan University https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/media/institutions/aga_khan_university/aku-uganda-graduation-2020_gt20869_r.jpg Kampala, Uganda Monday, 10 Février 2020 1581157800 Discours de bienvenue de M. Firoz Rasul à la 17e cérémonie de remise des diplômes de l’Université Aga Khan à Kampala speech Uganda 2020s 8941 1 Education,Ouganda,Université Aga Khan https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/media/institutions/aga_khan_university/aku-uganda-graduation-2020_gt20869_r.jpg Aga Khan University Education,Health

Docteur Francis Omaswa, directeur exécutif du Centre africain pour la santé mondiale et la transformation sociale et invité d’honneur de cette cérémonie,
Monsieur Yusuf Keshavjee, membre du conseil d’administration de l’Université Aga Khan,
Chers Ministres,
Chers responsables, membres du corps enseignant et du personnel de l’Université,
Chers membres du corps diplomatique,
Chers parents, anciens élèves, partenaires et partisans,
Chers invités,
Et par-dessus tout, chers futurs diplômés,

Hamjambo et Karibuni (Bonjour et bienvenue). Je vous souhaite la bienvenue à cette 17e cérémonie de remise des diplômes de l’Université Aga Khan (AKU) en Ouganda.

Je vous remercie de vous être joints à nous à l’occasion de l’événement le plus heureux et le plus important de l’année pour notre institution. La remise des diplômes est l’aboutissement de tous nos efforts. Aujourd’hui, nous célébrons la réussite de nos 142 futurs diplômés et nous réjouissons déjà de l’impact qu’ils auront sur les vies de leurs concitoyens tanzaniens.

Chers futurs diplômés, votre parcours est remarquable.

Vous avez rencontré d’innombrables défis et les avez tous surmontés; vous avez appliqué de nouvelles méthodes pédagogiques en classe, avez mené des projets de recherche-action dans vos cliniques et hôpitaux et avez apporté vos premières contributions au savoir de l’humanité.

Vous avez tissé des liens avec vos camarades, vos collègues et vos professeurs, originaires d’Ouganda et d’ailleurs, et avez compris à quel point les stéréotypes peuvent fausser l’idée que nous nous faisons de nos semblables et de leur complexité infinie.

Vous avez découvert combien il nous reste à apprendre et combien d’importantes questions restent sans réponse, si tant est qu’elles soient posées.
Au cours de vos études à l’AKU, nous avons exigé que vous répondiez aux normes les plus élevées. C’était difficile, n’est-ce pas ? Mais vous avez somme toute réussi.

Vous avez mérité vos diplômes. Vous avez réussi grâce à votre passion pour l’apprentissage, à votre envie de développer vos compétences et à votre désir de contribuer à résoudre les problèmes auxquels font face vos communautés et votre pays.
Nous sommes tous fiers de vous. Et vos familles et vous-mêmes pouvez être fiers de ce que vous avez accompli. Vous avez désormais les connaissances et les compétences pour améliorer la vie des autres.
Mesdames et Messieurs, je vous invite à féliciter avec moi la promotion de 2019.

Nous nous devons de remercier de nombreuses personnes sans qui nous ne serions pas ici aujourd’hui. Je pense à nos enseignants et aux membres de notre personnel, qui se dévouent corps et âme en faveur de notre mission. Je pense à nos anciens élèves, dont les réussites font briller le nom de l’Université Aga Khan à travers la Tanzanie, l’Afrique de l’Est et le monde entier.

Et, bien entendu, je pense à nos donateurs. Chaque année, des milliers d’amis, d’anciens élèves et d’enseignants et membres du personnel à la retraite et en activité font des dons à l’AKU. Leur générosité nous permet entre autres d’offrir des équipements ultramodernes et des bourses à nos étudiants, mais aussi de mener des recherches novatrices, même en cette période économique difficile.

Nous nous devons également de remercier nos nombreux partenaires institutionnels, dont la Fondation Johnson & Johnson, Affaires mondiales Canada, l’Agence Française de Développement (AFD), le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) et la banque KfW, la Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation Conrad N. Hilton, ELMA Philanthropies et les nombreuses autres organisations qui soutiennent notre travail.

Toutefois, la personne envers qui nous sommes le plus redevables reste notre fondateur et chancelier, Son Altesse l'Aga Khan, dont le soutien financier, l’esprit visionnaire et l’enthousiasme continuent de mener cette université vers les plus hauts sommets.

Par exemple, l’année dernière, l’AKU s’est hissée parmi les 100 premières universités du monde en médecine clinique dans le Classement des universités de Shanghai.

Cet honneur est d’autant plus important pour nous qu’aucune autre université est-africaine ou asiatique ne figure parmi ces 100 meilleures institutions.

Ce classement témoigne des incroyables recherches que mènent nos enseignants. Mais c’est notre chancelier qui a posé les bases de tout ce travail en engageant l’AKU sur la voie de l’excellence internationale.

Mesdames et Messieurs, nous vivons actuellement dans une période extraordinaire de notre histoire qui se veut à la fois exaltante, déroutante et parfois même dérangeante.

Et lorsque la complexité des événements engendre peur et incompréhension, lorsque la rapidité du changement sème la confusion et lorsque les partisans d’une mauvaise cause propagent de fausses informations, les universités prouvent à quel point elles sont indispensables. La clairvoyance et l’innovation audacieuse dont font preuve les meilleures universités n’ont jamais été aussi précieuses.

Aujourd’hui, c’est au tour de l’AKU de briller. Et nous sommes prêts à relever les défis et à tirer parti des perspectives qui nous feront face.
L’émergence de nouveaux domaines tels que l’intelligence artificielle, la génomique, la science des cellules souches et la médecine régénérative constitue l’une des plus importantes avancées de notre époque. Ces nouvelles spécialités ont l’immense potentiel de pouvoir rallonger et améliorer nos vies, mais aussi de pouvoir renforcer notre compréhension de notre monde. Je suis fier de dire que l’AKU travaille afin d’exploiter ce potentiel.

Avec le soutien de l’Université de Californie à San Francisco, notre Centre de médecine régénérative et de recherche sur les cellules souches a commencé à prendre part aux recherches internationales sur de nouveaux traitements pour les maladies chroniques telles que les maladies cardiaques et neurologiques, le cancer et le diabète. Nos chercheurs s’appuient également sur la science des données et sur l’intelligence artificielle pour créer de nouvelles connaissances sur la malnutrition, sur les conséquences de la chirurgie cardiaque chez les enfants et sur l’incidence des maladies cardiaques chez les femmes, mais également afin de rassembler et d’analyser des versions originales de textes arabes historiques.

Il va sans dire que de tels progrès sont également vecteurs d’incroyables défis. Je pense notamment à la difficulté de faire en sorte que ces avancées profitent au monde entier, et pas seulement à quelques privilégiés.

Comme l’a dit notre chancelier : « les populations d’Asie et d’Afrique ne méritent pas d’être isolées de ce que nous pouvons offrir de meilleur pour la simple raison qu’elles sont nées en dehors du monde occidental. »

C’est la raison pour laquelle l’AKU contribue à renforcer les capacités de l’Asie et de l’Afrique à offrir des soins de santé et une éducation de qualité à leurs populations.

Parmi nos plus récentes initiatives, nous avons notamment ouvert un Centre de chirurgie globale afin que les populations à faible revenu puissent bénéficier d’interventions chirurgicales essentielles. Notre Centre de recherche sur le cancer s’efforce de trouver des traitements adaptés à l’Afrique de l’Est. Notre Centre d’excellence en traumatologie et en préparation et intervention face aux situations d’urgence cherche à renforcer la capacité des institutions publiques et privées à répondre aux situations d’urgence et aux catastrophes.

Notre Institut pour le développement de l’éducation (IED) a permis à plus de 2 000 éducateurs ougandais d’apprendre de nouvelles stratégies afin d’améliorer l’enseignement et l’apprentissage, ce qui a eu un impact sur des centaines de milliers d’élèves. L’Institut s’assure également que les étudiants ougandais acquièrent des compétences recherchées en travaillant auprès d’institutions de formation des enseignants ougandais et d’Enabel, la coopération technique belge.

Le programme de l’Université Aga Khan, qui favorise l’excellence dans l’enseignement au sein même de l’institution, a récemment été accrédité par l’organisation britannique Advance HE. L’AKU est la première université africaine à obtenir une telle certification.

Plus important encore, notamment pour tous les Ougandais, nous prévoyons actuellement la construction d’un nouveau Centre hospitalier universitaire Aga Khan à Kampala.

Il s’agit du plus important projet d’investissement de l’AKU en Afrique de l’Est. Cet hôpital représentera une force transformatrice pour le secteur de la santé ougandais. Il offrira des soins de santé d’envergure internationale dans de nombreux domaines, de l’obstétrique à l’oncologie. Son programme de protection sociale pour les patients permettra aux personnes à faible revenu d’accéder à ses services. En tant que centre hospitalier universitaire, il formera des professionnels de la santé exceptionnels. Enfin, il soutiendra la mise en œuvre de recherches qui contribueront à relever les défis liés à la santé en Ouganda.

Nous prévoyons également la construction d’un bâtiment universitaire et de logements étudiants grâce au généreux soutien du BMZ, le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement, et de la KfW, la banque allemande de développement, ainsi que de nombreux donateurs privés du monde entier. Ces nouveautés nous permettront non seulement de former des médecins, des infirmières et infirmiers et des sages-femmes, mais aussi des journalistes, des professionnels de la communication et des enseignants.

Nous souhaitons ainsi remercier Son Excellence le Président Yoweri Museveni, le Très Honorable Premier ministre, le Dr Ruhakana Rugunda, ainsi que d’autres Ministres pour leur soutien en faveur de la construction de cet hôpital, qu’ils considèrent tous comme une priorité stratégique nationale.

Les avancées que j’ai évoquées aujourd'hui engendrent irrémédiablement des défis, mais aussi d'incroyables perspectives. De la même manière, l’accroissement de l'intégration mondiale enrichit nos vies de bien des façons, mais expose également nos sociétés à des éléments perturbateurs.

À une époque où nos existences sont interconnectées, les retombées d’un événement qui a lieu à l’autre bout de la planète peuvent considérablement changer nos vies. Je pense par exemple au nouveau coronavirus.

À l’heure de la mondialisation, les institutions doivent impérativement collaborer et outrepasser les frontières en tout genre afin de partager et d’alimenter leurs connaissances, mais aussi de renforcer la compréhension interculturelle.

C’est précisément ce à quoi l’Université Aga Khan s’emploie. Le nombre, l’étendue et la diversité de nos partenariats sont aujourd’hui plus importants que jamais. Rien que l’année dernière, nous avons signé ou renouvelé des accords de partenariat avec l’Université de l’Alberta et l’Université de Calgary au Canada, avec l’Université NOVA de Lisbonne au Portugal et avec l’Université de Washington et le Centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson aux États-Unis.

Vous devez connaître le Centre Fred Hutch, qui a scellé un partenariat avec l’Institut de cancérologie de l’Ouganda. Nous travaillerons en étroite collaboration avec ces deux institutions afin d’améliorer les soins oncologiques dans le pays, mais aussi dans toute l’Afrique de l’Est.

Notre École supérieure des médias et de la communication collabore avec la Kennedy School of Government de l’Université Harvard afin d’offrir une formation commune en leadership adaptatif. Notre Institut pour l’étude des civilisations musulmanes, à Londres, propose désormais un double cursus en collaboration avec l’Université Columbia, l’une des plus grandes institutions américaines. Ces deux programmes sont évidemment ouverts aux étudiants d’Afrique de l’Est, et nous vous encourageons vivement à vous y porter candidats.
Je viens de vous énumérer quelques-unes des nombreuses façons dont l’AKU s’adapte afin de répondre aux demandes de notre monde en pleine évolution et de concrétiser sa mission d’améliorer la qualité de vie en Afrique et en Asie.

Toutefois, à terme, ce sont bien nos diplômés qui constituent notre plus grande contribution en faveur des sociétés pour lesquelles nous travaillons.

À ce jour, plus de 1 000 Ougandais ont obtenu un diplôme à l’Université Aga Khan. D’Arua à Kampala, en passant par Mbarara, ces enseignants, médecins, entrepreneurs, avocats, fonctionnaires ou encore décideurs politiques initient des changements au sein de la société.

Ces femmes et ces hommes sont remarquables, à tel point que nous avons estimé qu’ils méritaient une mascotte. Chers futurs diplômés, je pense que vous le savez tous, vous en avez désormais une : le léopard de l’AKU.

Nous avons choisi le léopard car il symbolise selon nous trois qualités communes à nos étudiants et anciens élèves, et même à la communauté entière de l’AKU. Ces qualités vous serviront toute votre vie.

La première est le courage. Vous devrez faire preuve de courage pour vous adapter aux nouveautés et tenter d’accomplir ce que vous n’avez jamais fait auparavant. Vous devrez faire preuve de courage pour vous opposer aux pratiques contraires à l’éthique malgré les pressions que vous subirez.

La deuxième est la persévérance. Dans votre vie, vous connaîtrez inévitablement des moments où, malgré tous vos efforts, vous échouerez. Sachez qu’il n’y a aucune honte à cela, bien au contraire, car ceux qui ne risquent jamais de subir un échec manquent de courage.

Ce qui compte le plus est ce que vous ferez pour vous relever. Gardez à l’esprit que ceux qui subissent un échec, mais gardent leur détermination intacte et ressortent plus forts grâce aux leçons qu’ils en ont tirées, représentent l’avenir de la société.

La troisième est l’agilité. Aujourd’hui, les changements surviennent en une fraction de seconde. Les technologies refaçonnent notre vie, des relations professionnelles à notre niveau d’attention. Le centre de gravité de notre monde passe de l’Ouest à l’Est et du Nord au Sud. En Tanzanie, comme dans de nombreux autres pays, les jeunes constituent la majorité de la population, et je pense qu’il est inutile de vous rappeler qu’ils sont ambitieux et impatients d’aller de l’avant.

Pour garder l’équilibre dans un tel monde, vous aurez besoin d’être aussi agiles qu’un léopard.

Alors, soyez agiles, restez courageux et n’arrêtez jamais de persévérer, et vous réaliserez sans aucun doute tout ce dont vous êtes capables.

Dans quelques instants, vous deviendrez officiellement membres de la communauté des anciens élèves de l’AKU, un réseau de milliers de leaders répartis dans le monde entier. Vous et vos camarades diplômés partagez une expérience formatrice et des valeurs fondamentales. Je vous invite vivement à rester en contact et collaborer.

Ensemble, vous représentez une puissante force capable d’accomplir de grandes choses. Rappelez-vous : vous êtes des léopards.

Chers futurs diplômés, le monde a besoin de vous. Il a besoin des connaissances que vous avez acquises, de la confiance que vous avez développée et des découvertes que vous avez faites à propos de vous-mêmes, des autres et du monde.

Merci et asanteni sana.

 

speech_243936 <p dir="rtl">"بلغ حالياً عدد خريجي جامعة الآغا خان في أوغندا حوالي 1000، وهم يقومون بدءاً من أروا إلى مبارارا إلى كمبالا، بقيادة عملية التغيير، وهم معلمون وأطباء ورواد أعمال ومحامون، إضافةً إلى الموظفين العموميين وواضعي السياسات".</p> Anglais
17th Convocation of the Aga Khan University, Uganda https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/media/institutions/aga_khan_university/aku-uganda-graduation-2020_gt21391_r.jpg Kampala, Ouganda Monday, 10 Février 2020 1581154200 Discours de Ndawula Paddy, major de promotion, à la 17e cérémonie de remise des diplômes de l’Université Aga Khan à Kampala speech Uganda 2020s 243906 1 Ouganda https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/media/institutions/aga_khan_university/aku-uganda-graduation-2020_gt21391_r.jpg Aga Khan University Education,Health

Honorable Professeur Francis Gervase Omaswa, invité d’honneur de cette cérémonie,
Chers membres du conseil d’administration,
Monsieur le président Firoz Rasul,
Chers invités,
Chers enseignants, membres du personnel et anciens élèves de l’Université,
Chers partenaires et employeurs,
Chers amis, familles et tuteurs,
Chers camarades,

J’ai l’immense privilège et le grand honneur de me tenir face à vous aujourd’hui à l’occasion d’un incroyable événement, dans un cadre exceptionnel et devant un auditoire remarquable. Je serai à jamais reconnaissant d’avoir eu l’occasion de m’exprimer aujourd’hui.

Avant toute chose, je souhaiterais observer une minute de silence pour rendre hommage à Aisha Namutebi, Alex Kinyera et Kyakuwaire Sharon, nos camarades, ainsi qu’à Mme Petua Olobo Kiboko, une ancienne élève de l’Université et l’ancienne commissaire aux soins infirmiers, qui nous ont malheureusement quittés.

Permettez-moi de commencer par exprimer ma reconnaissance envers notre Dieu miséricordieux, sans qui cet extraordinaire accomplissement n’aurait pas été possible. Ensuite, et par-dessus tout, je souhaiterais remercier Son Altesse l’Aga Khan pour son travail novateur et visionnaire qui a permis à l’Université Aga Khan (AKU) d’exister, ainsi que pour son généreux soutien, dont nous avons tous grandement bénéficié.

Je voudrais aussi remercier les équipes dirigeantes et administratives de l’AKU, qui ont mis en place un système et une structure grâce auxquels nous avons vécu une expérience véritablement magique tout au long de nos études. Nous avons été témoins de la façon dont les vies des étudiants qui nous ont précédés ont changé, et cela nous a encouragés à rejoindre cette magnifique Université. Je pense pouvoir déclarer solennellement que nous sommes désormais de vrais professionnels prêts à prendre le relai. Au nom de tous les étudiants, j’aimerais sincèrement remercier notre partenaire Johnson & Johnson. Mon Dieu ! Nous avons pu réaliser nos rêves grâce à votre incroyable travail. Je tiens aussi à remercier tous ces établissements qui entretiennent de solides relations avec notre Université et qui soutiennent leurs employés, comme l’Institut ougandais de cancérologie, l’Hôpital national de référence de Mulago et d’autres institutions de premier plan.
Je remercie également nos professeurs, qui travaillent sans relâche pour nous transmettre les connaissances, les compétences et les savoir-faire dont nous avons besoin, mais également pour nous apprendre à adopter les bons comportements. Ils font la fierté de notre nation et la gloire de notre république et constituent les piliers académiques de l’Université Aga Khan. Pourquoi ? Parce qu’ils se dévouent corps et âme à la formation de professionnels compétents qui font évoluer notre système de santé pour le mieux. Je remercie Dieu, qui a mis sur mon chemin mes très chers amis et qui nous a permis de vivre ensemble nos défis comme nos joies. Je m’en voudrais de ne pas remercier le personnel non enseignant de l’Université, grâce à qui nous avons pu réaliser nos rêves dans un environnement sûr. Enfin et surtout, je voudrais remercier nos parents, conjoints, enfants, tuteurs, frères et sœurs bien-aimés qui nous soutiennent, nous encouragent et nous réconfortent constamment.

Tous les étudiants rêvent du jour où ils obtiendront leur diplôme. Nous avions tous pour objectif de nous réunir aujourd’hui à cette occasion, et je félicite et remercie fièrement mes camarades, avec qui nous avons réalisé ce rêve. Mike Tyson a un jour dit : « pour être la plus grande personne qui ait jamais vécu, il faut être meilleur que tous ceux qui croisent notre chemin ». Nous savons tous que la grandeur n’est pas donnée, mais se mérite. Alors, mes frères et mes sœurs, je vous invite à poursuivre la mission la plus gratifiante que l’on puisse avoir, à marquer le monde de la plus importante contribution que l’on puisse apporter : honorer votre profession et améliorer la santé de vos patients afin que nous puissions élever notre nation, car rien n’est hors de portée d’un pays dont la population est en bonne santé.

Les professions d’infirmière et de sage-femme, qui sont intimement liées, sont apparues en Ouganda il y a environ un siècle. Pourtant, moins de 10 % du personnel infirmier et des sages-femmes du pays sont titulaires d’un diplôme de licence. Ce problème est largement dû aux dysfonctionnements structurels et systémiques de l’administration et du système de formation du personnel infirmier et des sages-femmes de notre nation. Ainsi, certains professionnels du milieu vivent dans de piètres conditions, abandonnent leur métier et ne parviennent pas à concrétiser leurs objectifs professionnels et humains.

Nous avons vu certains personnels infirmiers obtenir leur diplôme de master seulement quelques années avant leur retraite. Nous comptons environ 65 000 infirmières et infirmiers et sages-femmes dans notre pays, mais étonnamment, près de 20 000 sont sans emploi, ce qui constitue un taux de chômage de 30 % dans ce domaine. Nous avons pour mission de créer et de façonner l’avenir des soins infirmiers dont la prochaine génération héritera. À notre époque, nous devons élaborer des politiques, des systèmes et des structures d’éducation adaptés à notre profession. Pourquoi ? Parce que nous avons la responsabilité de préparer le terrain pour la prochaine génération et d’assurer l’avenir des soins infirmiers, et des soins de santé de manière générale, afin d’améliorer la santé de notre population. Mesdames et Messieurs, ce n’est pas seulement une responsabilité, mais un devoir.

Les soins infirmiers et l’éducation sont deux disciplines dont les spécialistes sont animés par une fierté professionnelle et un immense désir d’aimer et de servir les autres sans aucune forme de discrimination. Ces valeurs doivent être enseignées et encouragées, surtout pas oubliées. Nous voulons redécouvrir d’anciennes vérités, résoudre de vieux mystères et faire des découvertes passionnantes en envisageant de nouvelles perspectives, car la puissante existence humaine est paradoxalement d’une extrême fragilité. Nous accrocher à ce pouvoir nous permettra de transformer nos luttes en triomphes, de concrétiser des idées visionnaires et de réaliser nos rêves en insufflant un nouveau souffle de vie à un espoir mourant, à un espoir qui voit l’invisible, ressent l’intangible, croit à l’impossible et permet l’inimaginable.
Pour que chaque génération hérite de systèmes éducatifs et de soins infirmiers de qualité en Ouganda, il est absolument essentiel que nous permettions aux personnels infirmiers, aux sages-femmes et aux éducateurs de réussir, de s’épanouir et d’exceller dans leurs domaines respectifs.
Merci à tous. Que Dieu vous bénisse.

 

speech_243916 <p dir="rtl">"أوجه الشكر أيضاً لقيادة وإدارة جامعة الآغا خان التي صممت نظاماً وهيكلاً جعل من إقامتنا في جامعة الآغا خان تجربةً سحريةً للغاية. لقد رأينا كيف تغيّرت حياة زملائنا الخريجين الذين تخرجوا قبلنا، وكانوا مصدر إلهام لنا لننضم إلى هذه الجامعة الرائعة، وإنني أشهد رسمياً بأننا أصبحنا الآن محترفين حقيقيين وجديرون بارتداء هذه العباءة".</p> Anglais
15th Convocation of the Aga Khan University, Tanzania https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/media/institutions/aga_khan_university/aku-tanzania-2020-former_tanzania_president_h.e_benjamin_mkapa1_r.jpg Dar es Salaam, Tanzanie Thursday, 6 Février 2020 1580921100 Discours de Son Excellence Benjamin William Mkapa, invité d’honneur, à la 15e cérémonie de remise des diplômes de l’Université en Tanzanie speech Tanzania 2020s 243806 1 Tanzanie,Education,Santé https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/media/institutions/aga_khan_university/aku-tanzania-2020-former_tanzania_president_h.e_benjamin_mkapa1_r.jpg Aga Khan University Education,Health

Monsieur Firoz Rasul, président de l’Université Aga Khan,
Chers membres du conseil d’administration de l’Université, Chers membres du gouvernement et du corps diplomatique, Chers invités,
Et par-dessus tout, chers futurs diplômés,

Quelle joie d’être parmi vous aujourd’hui afin de célébrer la remise des diplômes de la promotion de 2019.

En de telles occasions, les orateurs font habituellement part de l’honneur qu’ils ressentent d’avoir été invités. Sachez que ma présence ici est loin d’être une banalité à mes yeux.

J’ai siégé pendant cinq ans au conseil d’administration de l’Université Aga Khan (AKU). J’y ai été témoin de la passion dont Son Altesse l'Aga Khan et mes collègues administrateurs font preuve en faveur de l’amélioration de la qualité de vie en Afrique et en Asie. Quand ces personnes vous disent que les quatre valeurs fondatrices de l’AKU sont la qualité, l’impact, l’accessibilité et la pertinence, elles le pensent sincèrement. Quand elles vous disent qu’elles s’engagent à former des leaders qui transformeront la vie des autres, elles le pensent sincèrement également. Et l’agrandissement de l’Hôpital Aga Khan est une preuve de plus de l’engagement de Son Altesse l’Aga Khan en faveur de la Tanzanie et de son peuple.

Alors, quand je vous dis que c’est un honneur d’être ici aujourd’hui, je le pense sincèrement.

Chers étudiants, c’est un grand plaisir de vous féliciter pour l’obtention de vos diplômes. Je sais que votre parcours n’a pas été de tout repos. Mais si les montagnes n’étaient pas escarpées, et si votre ascension ne vous mettait pas à l’épreuve, le paysage que vous verriez à votre arrivée ne serait certainement pas aussi beau et exaltant. Désormais, vous êtes au sommet, et de nombreuses perspectives s’offrent à vous.

Comme le président Rasul l’a dit, la cérémonie de remise des diplômes est un événement où nous célébrons votre réussite et où nous nous réjouissons déjà de l’impact futur que vous aurez sur vos étudiants, vos patients, votre profession et votre pays.

Je n’ai aucun doute quant au fait que vous allez transformer des milliers de vies au cours de vos carrières. J’ai foi en votre talent, en votre détermination et en la qualité de l’éducation que vous avez reçue.

Néanmoins, je ne peux résister à la tentation de vous transmettre quelques bribes de sagesse. Il existe des qualités que vous pouvez montrer, des mesures que vous pouvez prendre et des comportements que vous pouvez adopter qui, je pense, faciliteront votre réussite dans les années à venir. Permettez-moi donc de vous faire part de quelques recommandations que je tire de ma longue expérience.

L’un des principaux enseignements que j’ai appris auprès du père de notre nation, est l’importance de consulter l’ensemble du peuple et de l’écouter attentivement avant de prendre des décisions.

Lorsqu’il faisait face à un problème majeur, il cherchait toutes les solutions possibles et imaginables. Il savait qu’il n’avait pas le monopole de la sagesse ou de la vertu. Lorsqu’il rencontrait une personne, aussi modeste qu’elle fût et quels que fussent ses défauts ou ses motivations, il l’écoutait toujours attentivement, cherchant à déceler la moindre vérité ou connaissance qu’elle avait à partager.

J’ai toujours tenté de suivre cet exemple, et les décisions que j’ai prises au cours de ma carrière en ont sans doute grandement bénéficié. Nous devons laisser le régime monarchique derrière nous. Ce système est dépassé. Notre pays est diversifié et pluraliste, et notre monde l’est encore plus. Nous ne pouvons ainsi diriger qu’au travers du processus de consultation.

Mais une fois que l’on a écouté attentivement les points de vue de l’expert et du citoyen ordinaire, du puissant et surtout de l’impuissant, il faut savoir être décisif et déterminé. Il faut alors élaborer un plan d’action et expliquer clairement sa raison d’être, tant à ceux qui le mettront en œuvre qu’à ceux qui en bénéficieront.

C’est seulement après qu’arrive l’étape la plus délicate : mener à bien le projet et obtenir des résultats. Il est essentiel de faire preuve de ténacité, et que tout le monde assume ses responsabilités pour obtenir le résultat souhaité. Au cours de ma carrière, j’ai trop souvent vu des propositions de projets ne jamais aboutir. Un dirigeant ne doit pas avoir peur de mettre la main à la pâte aux côtés de ses collègues, voire de faire lui-même ce qu’il a demandé ou recommandé aux autres de faire.

Dès le début de ma carrière, j’étais un fervent partisan du service national. Toutefois, certaines critiques qui furent prononcées à mon encontre sous-entendaient que je demandais aux autres de faire ce que je n’avais moi-même jamais fait. Je quittai donc mon travail pendant plusieurs mois et me portai volontaire dans le cadre d’initiatives de service national auprès de mes compatriotes tanzaniens. J’ai toujours conservé précieusement cette expérience dans mon esprit. Voir des agriculteurs illettrés et des diplômés d’université travailler ensemble était pour moi une preuve de l’unité de notre nation. Je fis ainsi taire les sceptiques et montrai que j’étais prêt à agir selon mes convictions.

Toutefois, nous ne devons pas laisser nos convictions se muer en une obstination malsaine. Le monde est en constante évolution, et lorsque les faits changent, nous devons adapter nos perspectives. C’est le Mwalimu lui-même qui défendit le plus âprement la transition d’un État à parti unique vers un système multipartite. Il avait observé de près l’envie de changement qui avait éclaté dans d’autres pays et voyait émerger les premières manifestations de mécontentement dans le nôtre.

Il déclara à cet égard : « si nous ne nous adaptons pas, nous subirons un changement forcé... Nous disparaîtrons comme emportés par des vagues. » Aussi déterminé qu’il fût, il restait prêt à apprendre, à progresser et à s’adapter au fil du temps.

S’il y a bien une chose qui, selon moi, a guidé ma carrière tant au sein du gouvernement qu’en dehors, c’est l’attention que j’ai toujours accordée à tous les citoyens. Rien ne m’affecte plus que de voir ceux qui n’ont rien se faire persécuter par ceux qui ont beaucoup. Lors des obsèques du Mwalimu, j’avais déclaré : « notre monde se compose de donneurs et de preneurs. Les preneurs mangent peut-être mieux, mais les donneurs dorment mieux. » Lorsqu’on donne aux autres, il est nécessaire de garder en mémoire que l’on a un devoir moral envers ces personnes, et ce quelle que soit la hauteur à laquelle on s’élève.

Vous êtes désormais enseignants et médecins. Vous avez donc de très grandes responsabilités. L’avenir de notre pays dépend de la qualité de l’éducation que vous dispenserez aux plus jeunes. Il dépend également de votre capacité à empêcher les souffrances inutiles et à aider les malades à recouvrer la santé et la joie de vivre et à retourner au travail en bonne santé. Nous comptons sur vous pour que vous apportiez les bénéfices de la science, du savoir et de la technologie aux plus marginalisés. Soyez des donneurs et non des preneurs.

Lorsque je contemple l’ensemble de ma carrière, j’y vois de nombreuses étapes charnières. Aujourd’hui, je n’en soulignerai qu’une seule : le moment où le Mwalimu m’appela pour travailler à ses côtés lors de mes premières années. À cette époque, je l’admirais déjà profondément et me demandais bien ce qu’il pouvait vouloir me confier comme tâche. À ma grande surprise, il me demanda de devenir rédacteur en chef du journal du parti. Je n’avais guère de connaissances en matière de gestion d’un journal. Mais je savais qu’il s’agissait d’une offre que je ne pouvais pas décliner. J’ai donc dit oui. À bien des égards, cette décision façonna le reste de ma vie.

Chers futurs diplômés, ne vous défilez pas lorsque vous rencontrez des difficultés. C’est la façon dont nous faisons face aux tâches les plus difficiles qui nous définit réellement. C’est cette volonté à y faire face qui fera de vous des leaders.

J’aimerais conclure cette allocution avec une citation, qui figure dans mes mémoires, My Life My Purpose (Ma vie, mon but), et dont l’auteur n’est autre que le rabbin Harold Kushner. Il dit : « Nos âmes ne sont pas en quête de célébrité, de confort, de richesse ou de pouvoir, car ces récompenses engendrent presque autant de problèmes qu’elles n’en résolvent. Nos âmes sont en quête de sens, de cette impression que nous avons trouvé comment donner de l’importance à nos vies pour que le monde soit au moins un peu différent après notre passage. »

Chers futurs diplômés, je vous souhaite tous mes vœux de réussite dans vos vies et dans vos carrières. Puissiez-vous vivre une vie pleine de sens et faire du monde un endroit meilleur après votre passage.

Merci.

speech_243801 <p dir="RTL">عملت لمدة خمس سنوات في مجلس أمناء جامعة الآغا خان، ورأيت شغف سمو الآغا خان وزملائي أعضاء مجلس الإدارة في تحسين نوعية الحياة في إفريقيا وآسيا. عندما يقولون إن الركائز الأربع لجامعة الآغا خان هي النوعية والتأثير والوصول والأهمية، فهذه حقيقة. وعندما يقولون إنهم ملتزمون بتعليم قادة للمستقبل لإحداث فرقٍ في حياة الآخرين، فإنهم يعنون ذلك. علاوةً على ذلك، توضح عمليات التوسُّع التي تجري في مستشفى الآغا خان مدى التزام سمو الآغا خان بالاستثمار في تنزانيا وسكانها.</p> Anglais
15th Convocation of the Aga Khan University, Tanzania https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/media/institutions/aga_khan_university/aku-tanzania-2020-valedictorian_r.jpg Dar es Salaam, Tanzanie Thursday, 6 Février 2020 1580920200 Discours du Dr Masawa Klint, major de promotion et diplômé du master en médecine à la 15e cérémonie de remise des diplômes de l’Université en Tanzanie speech Tanzania 2020s 243811 1 Santé,Tanzanie https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/media/institutions/aga_khan_university/aku-tanzania-2020-valedictorian_r.jpg Aga Khan University Education,Health

Monsieur l’ancien Président de la République unie de Tanzanie, et invité d’honneur de cette cérémonie, Son Excellence William Mkapa,
Monsieur Othman, membre du conseil d’administration de l’Université Aga Khan,
Monsieur Firoz Rasul, président de l’Université Aga Khan,
Messieurs le recteur et le vice-recteur, Chers doyens et vices-doyens,
Chers professeurs et anciens élèves de l’Université Aga Khan,
Chers invités,
Et par-dessus tout, chers camarades et futurs diplômés de l’AKU,

Bonjour !

Je voudrais commencer par exprimer mon immense reconnaissance envers notre Dieu tout-puissant, qui nous a guidés et menés jusqu’ici, envers nos professeurs et toutes les personnes qui nous ont encadrés et qui ont contribué à notre développement, et envers notre chancelier, Son Altesse l’Aga Khan, dont le travail, les efforts et l’engagement en faveur de la réduction de la pauvreté au travers du Réseau Aga Khan de développement (AKDN) et de ses agences sont essentiels pour les pays à faible et moyen revenus.

Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est également grâce au soutien indéfectible de nos familles, de nos frères, de nos sœurs, de nos épouses et époux et de nos enfants. Merci à tous.

Notre parcours n’a pas été simple. À certains moments, vous et moi voulions abandonner et pensions qu’il était impossible d’obtenir notre diplôme et que les exigences que l’on nous imposait dépassaient nos capacités. Nous avons parfois douté de nous-mêmes et envisagé de tout arrêter, mais nous ne l’avons pas fait. Nous avons relevé ce défi, nous nous sommes dépassés, nous sommes devenus plus créatifs, plus réfléchis et plus mûrs dans nos façons de faire, nous avons grandi et, aujourd’hui, nous voici réunis à l’occasion de cette cérémonie. Pour nous-mêmes et pour tous nos proches, cette journée est un témoignage du chemin que nous avons parcouru et de la direction que nous prenons, et pour cela, mes chers camarades, je nous félicite.

L’Université Aga Khan (AKU) nous a transmis des compétences d’apprentissage qui nous serviront toute notre vie, nous a appris à penser de manière critique et à analyser les situations qui nous font face, nous a poussés à l’introspection et nous a encouragés à devenir des esprits indépendants capables d’évaluer un défi et d’y trouver des solutions, des qualités que l’on retrouve chez tous les étudiants et professeurs. Nous avons également renforcé certaines compétences essentielles pour nos relations interpersonnelles, un facteur important dans notre épanouissement professionnel et personnel. Enfin, l’Université nous a appris à communiquer, à diriger et à faire preuve d’éthique et de moralité, afin que nous assumions nos responsabilités dans le respect de ces valeurs.

Nos savoir-faire et nos compétences uniques vont désormais nous permettre de venir en aide à notre société, qui a toujours connu la pauvreté et subi les limites que celle-ci entraîne sur sa capacité à progresser et avancer. Récemment, dans notre région, le taux de croissance de certains indicateurs, comme le PIB, s’est montré prometteur. Malgré cette hausse, nous sommes toujours confrontés à d’immenses défis, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Toutefois, il devient de plus en plus évident que s’ils sont abordés de manière compétente et appropriée, ces défis constituent un terrain fertile et riche en perspectives pour faire progresser le développement de notre société.

Faisant partie de cette société, nous connaissons bien les possibilités qu’elle est en mesure de nous offrir, car nous sommes en parallèle témoins des limites au progrès qu’impose la pauvreté sur notre peuple. Avant tout, nous devons garder à l’esprit que les défis auxquels fait face notre peuple sont également les nôtres. Le reconnaître ne nous rendra pas plus naïfs, mais fera de nous des personnes profondément compatissantes. La compassion est une qualité authentique qui doit être préservée et cultivée, car personne ne devrait rester indifférent face à la souffrance des autres. Et cette affirmation doit être poussée encore plus loin : ce n’est qu’au travers de cette résistance à l’indifférence et d’une réelle compassion que nous pourrons véritablement discerner les défis et les perspectives qui leur sont associées et commencer à élaborer des solutions plausibles et réalisables.

« Certaines générations sont appelées à être grandes. C’est peut-être le cas de la vôtre. Laissez donc s’épanouir votre grandeur », Nelson Mandela.

L’incidence de notre réussite intellectuelle doit s’étendre au-delà de notre propre personne, au-delà de cet étudiant que nous encadrons, au-delà de ce patient que nous soignons, au-delà des enseignants et éducateurs que nous formons. Nous devons prendre conscience que nous avons le potentiel d’élaborer des solutions pour nos sociétés uniques.

Endosser une telle responsabilité nécessite que nous fassions preuve d’éthique et de morale et que nous gardions à l’esprit que nos professeurs ont travaillé d’arrache-pied pour nous transmettre les valeurs de compassion et de ténacité et toutes ces compétences dont les diplômés qui nous ont précédés ont fait preuve pour en arriver là. Il est important que nous comprenions tous qu’à la sortie de cette université, nous serons porteurs de nouvelles perspectives, de nouvelles idées et de solutions novatrices. Nous avons donc le devoir de prendre des responsabilités, de faire preuve d’éthique et de morale, de rester compatissants et de devenir les acteurs d’un changement positif. Je crois que le fait de saisir ces occasions et de relever ces défis entraînera chez nous non seulement une grande satisfaction et un épanouissement professionnel et personnel, mais nous permettra également d’influencer de manière positive nos nations, nos régions et le monde entier.

Ainsi, je vous souhaite de devenir des leaders éthiques et compatissants, quelles que soient vos entreprises futures. Mes chers amis, collègues, frères et sœurs, ce fut un privilège de grandir à vos côtés.

Je vous félicite tous.

Merci.

speech_243796 <p dir="RTL">في البداية، أحمد الله تعالى على رعايتنا وتوفيقنا إلى ما وصلنا إليه. كما أود أن أوجه الشكر إلى أعضاء هيئة التدريس وكل من قام بتوجيهنا وتسهيل عملية نموّنا، وإلى مستشارنا سمو الآغا خان، على قيادته وجهوده والتزامه بالحد من الفقر من خلال شبكة الآغا خان للتنمية وما تقوم به من أعمال، ولا سيّما في البلدان ذات الدخل المنخفض والمتوسط<span dir="LTR">.</span></p> Anglais
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