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Speech by Princess Zahra Aga Khan https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-04-tanzania-akhd_cancer_center4.jpg Dar es Salaam, Tanzania Tuesday, 12 Avril 2022 1649591100 Discours de la princesse Zahra Aga Khan speech Tanzania 2020s Foundation stone laid for Tanzanian cancer care centre, 1.7m to benefit 8996 1 Tanzanie,Services de santé Aga Khan,Santé https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-04-tanzania-akhd_cancer_center4.jpg Aga Khan Health Services Health

Honorable Ummy Mwalimu, ministre de la santé de la République unie de Tanzanie,

Madame Stéphanie Mouen, directrice de l’Agence Française de Développement en Tanzanie,

Monsieur le président et vice-chancelier de l’AKU,

Chers membres du conseil d’administration de l’AKU,
Chers invités,

Mesdames et Messieurs

Chers amis,

Jambo et Kribu et Ramadhan Kareem (Bonjour et bienvenue, et bon mois du ramadan).

Nous célébrons aujourd’hui le début d’un nouveau chapitre passionnant dans l’histoire du Réseau Aga Khan de développement (AKDN), alors que nous nous apprêtons à poser la première pierre du centre de cancérologie de l’Hôpital Aga Khan de Dar es Salaam. Avant tout, permettez-moi d’adresser mes remerciements à Son Excellence Samia Suluhu Hassan, présidente de la République unie de Tanzanie, au Ministère de la santé et aux autres autorités compétentes pour leur coopération et le soutien qu’ils nous ont apporté dans la création de cet établissement d’importance stratégique.

Nous souhaitons également remercier vivement l’Agence Française de Développement (AFD), un partenaire essentiel de ce projet. Nous collaborons depuis de très nombreuses années avec l’AFD, et dans le cadre d’initiatives variées. Son engagement à nos côtés est la preuve d’une volonté incroyable d’améliorer la santé de la population d’Afrique de l’Est, et c’est pourquoi elle joue un rôle déterminant dans notre travail. Merci !

Ce nouveau centre aidera le Réseau Aga Khan de développement à faciliter l’accès à des services de cancérologie conformes aux plus hauts standards internationaux en Tanzanie.

Madame la ministre,

Nous apprécions vivement votre soutien permanent en faveur de nos projets dans le secteur de la santé, c’est pourquoi je me permets de vous adresser, une fois encore, tous nos remerciements. Nous avons eu la chance et l’honneur de vous compter parmi nous lors de la cérémonie de lancement de la deuxième phase de développement de l’Hôpital Aga Khan. Aujourd’hui, nous avons à nouveau cette chance, alors que vous nous honorez de votre présence à l’occasion de la pose de la première pierre du nouveau centre de cancérologie. Au terme de cette deuxième phase de développement, le Service de santé Aga Khan, Tanzanie (AKHS,T) et l’Agence Française de Développement ont entrepris une étude sur la prévalence du cancer dans le pays.

Cette étude a mis en évidence la nécessité de renforcer l’accès à des services de cancérologie complets, la maladie devenant une menace de plus en plus importante pour la santé publique dans le pays. Les statistiques du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) montrent que 42 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année en Tanzanie, avec un fort taux de mortalité à plus de 28 000 décès par an. Près de 75 % de ces cas sont malheureusement détectés au troisième ou au quatrième stade. C’est un enjeu majeur qui affecte le taux de survie du pays. Le cancer du col de l’utérus représente à lui seul 40 % des cancers qui touchent les femmes en Tanzanie. Malheureusement, les programmes de vaccination contre le virus du papillome humain n’en sont encore qu’à leurs débuts. En parallèle, les établissements sont trop peu nombreux et trop éloignés les uns des autres, ce qui contraint les patients à parcourir de longues distances pour se faire dépister, obtenir un diagnostic et bénéficier d’un traitement. Conséquence directe de cette situation : les personnes atteintes d’un cancer se présentent souvent à un stade trop avancé.

Toutefois, il est possible de réduire considérablement la prévalence du cancer en aidant la population à comprendre l’importance des contrôles de routine réguliers, de sorte que les malades puissent être diagnostiqués à temps et facilement traités.

Les résultats de l’étude ont orienté l’élaboration du Tanzania Comprehensive Cancer Project (Projet global de lutte contre le cancer en Tanzanie - TCCP), une initiative mise en œuvre dans le cadre d’un partenariat public-privé stratégique mené par le Service de santé Aga Khan, Tanzanie en collaboration avec le gouvernement national et l’AFD.

Nous avons pu mettre sur pied ce projet grâce à une subvention de 13,3 millions d’euros, à laquelle l’AFD a participé à hauteur 10 millions d’euros, et l’AKDN de 3,3 millions d’euros.

Cette initiative d’une durée de quatre ans s’appuie donc sur des données probantes et vise à réduire la morbidité et la mortalité liées au cancer au travers d’une stratégie d’amélioration des performances et de renforcement du rayonnement des institutions partenaires du TCCP, et notamment le Ministère de la santé, le Bureau de la présidente, l’Institut de cancérologie Ocean Road (ORCI), l’Hôpital national de Muhimbili et le Centre médical Bugando de Mwanza. Nous bénéficions en outre du soutien technique de l’Institut Curie de Paris, en France.

La cérémonie de pose de la première pierre pour laquelle nous sommes réunis aujourd’hui marque un objectif essentiel de ce projet, à savoir améliorer l’accès à des services de cancérologie complets dans le pays. Ce centre de cancérologie disposera de deux accélérateurs linéaires qui viendront s’ajouter au parc de l’ORCI. Il collaborera avec le système de santé publique en vue d’améliorer les pratiques communautaires en matière de lutte contre le cancer et proposera des services essentiels de prévention, de dépistage et de diagnostic précoce qui seront abordables, complets et accessibles à travers tout le pays. Il travaillera en parallèle avec des établissements de santé publics afin de lancer un dispositif d’aide sociale pour les patients nécessiteux, notamment les personnes bénéficiant du Fonds national d’assurance-santé (NHIF).

La croissance continue du Service de santé Aga Khan, Tanzanie au cours des 90 dernières années est un témoignage fort de notre engagement en faveur de l’amélioration des soins de santé et du développement du pays. Aujourd’hui, nos établissements sont réputés pour leur éthique, leur capacité d’innovation et la qualité de leurs soins, dont l’approche est largement éprouvée. Notre modèle en étoile, dans le cadre duquel nous comptons un établissement, ici, à Dar es Salaam, un centre médical à Mwanza et 24 dispensaires dans 14 régions du pays, permet à nos institutions de renforcer l’accès à des services de santé de qualité et de travailler en étroite collaboration avec le gouvernement et d’autres acteurs du secteur de la santé.

Nos établissements contribuent à améliorer la santé de plus d’un million de personnes en Tanzanie chaque année. Notre programme de protection sociale pour les patients permet aux Tanzaniens qui n’en ont pas les moyens de se faire soigner à l’Hôpital Aga Khan de Dar es Salaam et dans notre centre de Mwanza. Ce programme débourse chaque année environ 5 milliards de shillings tanzaniens, soit 2,2 millions de dollars, en plus des 24 milliards de shillings tanzaniens (10,2 millions de dollars) de services subventionnés offerts dans le cadre du programme du NHIF.

En coordination avec le gouvernement national, et notamment le Ministère de la santé, l’AKHS,T redouble d’efforts pour attirer des investisseurs internationaux.

Nous avons par exemple obtenu un financement de 14,7 millions de dollars dans le cadre d’une initiative soutenue par Impact Canada et financée par Affaires mondiales Canada et la Fondation Aga Khan Canada (AKFC), et dont le but était d’améliorer l’accès aux services de santé reproductive, maternelle et néonatale dans la région de Mwanza entre 2017 et 2021. Avec plus d’un million de bénéficiaires, ce projet a largement contribué à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale dans la région.

Je souhaite désormais remercier le Bureau de la présidente et le Ministère de la santé pour le soutien exceptionnel qu’ils ont apporté au TCCP, mais également pour leur implication dans le comité de pilotage qui supervise le projet. Cette initiative n’aurait pu aboutir sans votre collaboration et vos conseils.

Je souhaite également remercier le Centre médical Bugando, l’Institut de cancérologie Ocean Road et l’Hôpital national de Muhimbili pour leur participation active en faveur de la réussite de ce partenariat novateur qui, nous en sommes convaincus, fera évoluer le paysage de la prévention et du traitement du cancer en Tanzanie.

Je remercie en outre l’Institut Curie, un partenaire à part entière du TCCP, dont le rôle principal est ici de fournir un soutien technique pour la mise en œuvre de ce projet de renforcement des services de cancérologie.

Bien sûr, je n’oublie pas les acteurs de la lutte contre le cancer, à l’image des fondations et des groupes de survivants, qui jouent un rôle déterminant dans le TCCP. Merci à vous.

Enfin, j’aimerais exprimer ma plus sincère reconnaissance envers toutes les personnes qui ont participé à la planification de ce centre de cancérologie ultramoderne.

À titre personnel, je suis très heureuse d’assister à l’événement d’aujourd’hui. Cela fait 20 ans que j’échange avec mon père à propos de cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet qui cible la région de Dar es Salaam et toute la Tanzanie. Je sais qu’il serait ravi d’être ici avec nous. Alors, merci à tous !

speech_264981 <p dir="rtl" style="text-align: justify;"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:150%"><span style="direction:rtl"><span style="unicode-bidi:embed"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span lang="AR-SA" style="font-size:12.0pt"><span style="line-height:150%"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif">"تساهم مؤسساتنا وتساعد في إحداث تأثير إيجابي على صحة أكثر من مليون شخص في تنزانيا كل عام ... سيعمل المركز الجديد مع المرافق الصحية الحكومية على تقديم الدعم والرعاية الاجتماعية للمرضى المحتاجين."</span></span></span></span></span></span></span></span></p><p>&nbsp;</p> Anglais
Address by the Honourable Minister of Health Ummy Ally Mwalimu https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-04-tanzania-akhd_cancer_center3.jpg Dar es Salaam, Tanzania Tuesday, 12 Avril 2022 1649587500 Discours de l’Honorable Ummy Ally Mwalimu, ministre de la santé speech Tanzania 2020s Foundation stone laid for Tanzanian cancer care centre, 1.7m to benefit 264979 1 Tanzanie,Santé,Services de santé Aga Khan https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-04-tanzania-akhd_cancer_center3.jpg Aga Khan Health Services Health

Merci, Dr Sichwale, médecin en chef du Ministère de la santé,

Chère princesse Zahra Aga Khan, présidente du comité exécutif des Services de santé Aga Khan,

Monsieur le juge Othman Chande, ancien président de la Cour suprême de Tanzanie et membre de l’Université Aga Khan,

Son Excellence Nabil Hajlaoui, ambassadeur français en Tanzanie, et Dr Sichwale, médecin en chef du Ministère de la santé de Tanzanie,

Dre Grace Maghembe, secrétaire adjointe permanente chargée de la santé au Bureau de la présidente auprès des administrations régionales et locales,

M. Sulaiman Shahabuddin, président et vice-chancelier de l’Université Aga Khan,

Dr Gijs Walraven, directeur de la santé du Réseau Aga Khan de développement,

Dre Zeenat Sulaiman Khan, directrice régionale des Services de santé Aga Khan en Afrique de l’Est,

Mme Stéphanie Mouen, directrice de l’Agence Française de Développement en Tanzanie,

Dr Rashid, représentant du commissaire régional de Dar es Salaam et médecin en chef pour la région de Dar es Salaam,

Chers représentants d’institutions publiques, partenaires de développement, du Ministère de la santé et du Bureau de la présidente et directeurs exécutifs d’institutions de santé publiques et privées en Tanzanie,

Chers représentants religieux,

Chers invités,

Mesdames et Messieurs,

Nawasalimu kwa Jina la Jamuhuri ya Muungano wa Tanzania (Au nom de la République unie de Tanzanie, je vous salue).

Tout d’abord, permettez-moi de commencer par remercier Dieu, grâce à qui nous sommes en bonne santé et réunis aujourd’hui à l’occasion de cet important événement qu’est la pose de la première pierre du futur centre de cancérologie de l’Hôpital Aga Khan de Dar es Salaam. Au nom de Son Excellence Samia Suluhu Hassan, présidente de la République unie de Tanzanie, je vous adresse toutes nos félicitations pour la construction de ce centre ultramoderne qui nous aidera à lutter contre le cancer, ici, à Dar es Salaam. Hongereni Sana Aga Khan Hospital in Dar es Salaam (Félicitations à l’Hôpital Aga Khan de Dar es Salaam). Je tiens également à vous remercier de nous avoir présenté le Tanzania Comprehensive Cancer Project (Projet global de lutte contre le cancer en Tanzanie - TCCP) et de nous avoir transmis toutes les informations pertinentes. Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat public-privé, sera mis en œuvre par l’Hôpital Aga Khan en collaboration avec le Ministère de la santé, le Bureau de la présidente auprès des administrations régionales et locales (PO-RALG), l’Hôpital national de Muhimbili, l’Institut de cancérologie Ocean Road (ORCI) et le Centre médical Bugando (BMC). Il s’agit, selon moi, d’un modèle des plus adaptés au secteur de la santé, et j’encourage ainsi d’autres partenaires à s’en inspirer pour améliorer l’accès des Tanzaniens à des services de santé de qualité. Hongereni sana wote ambao mmebuni mradi huu (Félicitations à toutes les personnes qui ont contribué à ce projet).

Mesdames et Messieurs, les maladies non transmissibles nous touchent tous, c’est notamment le cas du cancer. Il affecte des personnes de tous âges et de tous genres, enfants, adultes, hommes ou femmes. Nous connaissons tous quelqu’un dont la vie a été emportée par le cancer, ici en Tanzanie, mais également à travers le monde. Il constitue en outre une importante menace pour la nation, car il atteint directement la population active et ralentit le développement. Étant une maladie chronique qui monopolise d’importantes ressources, le cancer entraîne un phénomène de dépendance intrafamiliale et fait peser un poids considérable sur les systèmes de santé.

Selon les statistiques du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’année 2020, environ 19,3 millions de nouveaux cas de cancer sont détectés chaque année dans le monde. Parmi ces personnes, plus de 10 millions, soit environ 50 %, n’y survivent malheureusement pas. Au total, une personne sur cinq est diagnostiquée avec un cancer, et une personne sur huit meurt des suites de la maladie. Ici, en Tanzanie, les chiffres du CIRC nous indiquent que l’incidence du cancer est de 76 patients pour 100 000 habitants par an. Cela représente 42 000 nouveaux cas de cancer chaque année. Sur ce total, près de 29 000 de nos patients, soit 68 %, n’y survivent pas. Ce triste constat est principalement attribuable à un diagnostic souvent tardif et à un cruel manque d’établissements capables de traiter les patients atteints d’un cancer ou de fournir des soins palliatifs adaptés. Le registre national du cancer basé sur la population a par exemple enregistré 12 000 nouveaux cas, soit près de 28 % du nombre prévu pour l’année 2020. Cela signifie que nous devons déployer plus d’efforts pour recenser tous les cas. C’est la zone orientale du pays qui compte le plus grand nombre de cas enregistrés avec 7 381 personnes diagnostiquées, suivi de la zone nord (2 783) et de la région des lacs (1 098). Les autres zones de la Tanzanie combinées représentent donc les 13 % restants des cas recensés. « Ces chiffres sont alarmants, c’est pourquoi notre pays doit prendre des mesures immédiates pour contrôler la situation. Le renforcement de la formation dans le secteur de la santé et l’amélioration des capacités de dépistage et de traitement sont des points essentiels de la lutte contre le cancer en Tanzanie. »

Mesdames et Messieurs, le 11 mars 2022, le Ministère de la santé s’est officiellement associé à l’Hôpital Aga Khan, ici à Dar es Salaam, à l’occasion du lancement du Tanzania Comprehensive Cancer Project. L’un des objectifs du projet, comme on nous l’a expliqué, est d’améliorer les établissements de cancérologie dans notre pays. Conscient de l’importance de cette initiative, le gouvernement tanzanien apportera tout le soutien nécessaire aux partenaires opérationnels afin que ses concitoyens puissent accéder facilement à ces services indispensables. Le renforcement de l’accessibilité de ces services, ici, à l’Hôpital Aga Khan, réduira la pression sur l’ORCI, qui reçoit plus de patients qu’il ne peut en accueillir. En effet, on nous a expliqué que le nouveau centre de cancérologie sera en mesure de traiter environ 120 patients par jour. Actuellement, l’Institut de cancérologie Ocean Road reçoit entre 800 et 900 patients par jour, j’imagine donc que vous comprenez l’importance de ce futur établissement. La princesse Zahra m’a également appris une excellente nouvelle : ce centre lancera un dispositif d’aide sociale pour environ 35 % des patients atteints d’un cancer qui n’ont pas les moyens de payer leurs frais médicaux. Nous sommes entièrement en faveur de cette initiative et nous vous remercions vivement d’avoir mis en place un programme pour que les Tanzaniens, en particulier ceux issus de foyers à faible revenu, puissent accéder à des services de cancérologie de haute qualité, ici, à l’Hôpital Aga Khan. Je vous félicite vivement d’avoir pris cette décision. Asanteni sana (Merci).

Mesdames et Messieurs, la Tanzanie est confrontée à une pénurie d’équipements de radiothérapie, et notamment d’accélérateurs linéaires. À ce jour, notre pays compte une population d’environ 60 millions d’habitants, et nous ne disposons que de sept machines de radiothérapie, dont quatre sont situées à l’ORCI, une au Centre de diagnostic BESTA, une à l’Hôpital Good Samaritan d’Ifakara et une au Centre médical Bugando de Mwanza. On m’a expliqué que, dans le cadre du TCCP, deux nouvelles machines feraient leur entrée dans notre pays, ce qui améliorera l’accès à la radiothérapie pour le traitement du cancer pour tous nos concitoyens. J’espère que cette initiative facilitera la création d’un réseau, de sorte que, si l’une des machines tombe malheureusement en panne, comme nous l’observons souvent à l’Institut de cancérologie Ocean Road, les patients pourront facilement être transférés et traités dans l’une des autres structures qui en disposent.

Le renforcement de ces services réduira en outre le nombre de nos patients qui se voient contraints d’aller se faire soigner à l’étranger et fera de la Tanzanie un pôle de santé majeur, notamment en cancérologie, et ainsi une destination prisée de tourisme médical. Tous ces éléments montrent que notre gouvernement est déterminé à lutter contre le cancer, mais également à laisser les hôpitaux privés à l’aider dans ce combat. Comme l’Hôpital Aga Khan prévoit de faire entrer deux nouveaux appareils de radiothérapie sur notre territoire, nous avons décidé d’ajouter un scanner PET à l’ORCI. Nous espérons que cela aidera les deux établissements à collaborer, mais également à travailler avec d’autres centres de cancérologie en Tanzanie.

Toutefois, je me permets de demander aux responsables de l’Hôpital Aga Khan d’investir également dans l’amélioration ou le renforcement de l’accès aux services de dépistage en vue de faciliter le diagnostic précoce du cancer. En ma qualité de ministre de la santé, il m’est extrêmement douloureux de constater que 80 % des patients qui se rendent à l’Institut de cancérologie Ocean Road ont un cancer au troisième ou quatrième stade, lorsqu’il devient très difficile de lutter contre la maladie. Je demande donc à l’Hôpital Aga Khan et à d’autres partenaires de collaborer avec le gouvernement tanzanien pour améliorer l’accès aux services de dépistage et de diagnostic, non seulement du cancer, mais également d’autres maladies non transmissibles, comme le diabète.

J’ajoute que le gouvernement continuera ses efforts pour aider les jeunes filles de Tanzanie à accéder au vaccin contre le VPH. Nous avions lancé une campagne en ce sens sur la période 2017-2018, mais en raison de la pandémie de COVID-19, le nombre de vaccinations a chuté face aux difficultés d’approvisionnement. Améliorer l’accès à la vaccination contre le VPH pour les jeunes filles de Tanzanie nous aidera invariablement à réduire l’incidence du cancer sur notre territoire.

Mesdames et Messieurs, je tiens à souligner que les Services de santé Aga Khan (AKHS) travaillent en étroite collaboration avec le Ministère de la santé tanzanien depuis de nombreuses années. Les AKHS ont largement contribué au renforcement du système de santé de notre pays. Ils ont déployé d’importants efforts pour améliorer la qualité de la prestation de services de santé, l’efficacité et l’homologation des programmes de santé maternelle, néonatale et infantile (SMNI) et les capacités des professionnels de la santé. Cette nouvelle initiative en faveur de la lutte contre le cancer est un autre très bon exemple.

Le Ministère de la santé soutient vivement ce projet qui représente une occasion unique d’améliorer l’accès à des soins de cancérologie haut de gamme et de renforcer les compétences du personnel de santé. Nous pensons en outre que nos partenaires et les communautés de notre pays y répondront, eux aussi, favorablement. Le gouvernement se félicite de l’approche intégrée qu’appliquent les Services de santé Aga Khan dans la prestation de services et dans les collaborations qu’ils établissent, car elle contribue au renforcement des capacités des prestataires de services de santé publics et privés en matière de cancérologie.

Mesdames et Messieurs, avant de terminer cette allocution, et au nom du gouvernement de la République unie de Tanzanie et de Son Excellence la présidente Samia Suluhu Hassan, je voudrais remercier les différents acteurs et donateurs qui ont fait de ce projet une réalité. Je pense notamment à l’Agence Française de Développement (AFD) - merci encore Stéphanie - et à la Fondation Aga Khan (AKF). Je tiens également à vivement remercier la princesse Zahra Aga Khan, qui a activement pris part à la concrétisation de ce projet. Je sais que le cancer est un sujet qui vous touche et que vous avez à cœur d’aider tous les Tanzaniens à accéder à des services de cancérologie et des soins de qualité.

Je voudrais ainsi adresser mes plus sincères remerciements à Son Altesse l’Aga Khan, qui a toujours donné la priorité à la lutte contre le cancer et s’est toujours engagé en faveur de l’amélioration des soins de santé en Tanzanie. Princesse Zahra, j’espère que vous transmettrez nos meilleurs vœux à votre père.

Je souhaite prendre un instant pour remercier les médias, qui jouent un rôle déterminant dans les efforts que nous déployons pour sensibiliser le public au sujet du cancer, et le sixième gouvernement, qui ne démérite pas pour améliorer les services de santé à travers le pays. Je vous invite à continuer d’informer les Tanzaniens sur l’importance du dépistage précoce du cancer et d’autres maladies non transmissibles au plus vite afin de réduire l’incidence de ces maladies dans notre pays.

C’est sur ces paroles que je termine mon allocution et que je m’apprête désormais à officiellement poser la première pierre du futur centre de cancérologie de l’Hôpital Aga Khan de Dar es Salaam.

Asanteni sana kwa kunisikiliza (Merci de votre attention).

speech_264980 <p dir="rtl" style="text-align: justify;"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:150%"><span style="direction:rtl"><span style="unicode-bidi:embed"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span lang="AR-SA" style="font-size:12.0pt"><span style="background:white"><span style="line-height:150%"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif"><span style="color:black">"الإحصائيات مرتفعة بشكل ينذر بالخطر، ونحن كدولة نحتاج إلى اتخاذ تدابير فورية للسيطرة على هذا الوضع. يُعتبر تعزيز الثقافة الصحية وإجراء الفحوصات المبكرة وتقديم العلاج أمراً أساسياً للسيطرة على السرطان في تنزانيا".</span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></p> Anglais
Statement by Prince Rahim Aga Khan at the virtual Afghanistan Conference 2022 https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-03-princerahim-afghanistan.jpg Afghanistan Thursday, 31 Mars 2022 1648720800 Allocution du prince Rahim Aga Khan lors de la Conférence virtuelle sur l’Afghanistan de 2022 speech Afghanistan 2020s 9241 1 264216 https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-03-princerahim-afghanistan.jpg

Bismillah-ir-Rahman-ir-Rahim (Au nom de Dieu clément et miséricordieux)

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Au nom de Son Altesse l’Aga Khan, je remercie les gouvernements de l’Allemagne, du Qatar et du Royaume-Uni, ainsi que les Nations Unies, d’avoir convoqué cette réunion à une période où tant d’Afghans sont en danger.

Depuis le mois d’août, et malgré d’immenses difficultés, le Réseau Aga Khan de développement (AKDN) poursuit son travail essentiel en Afghanistan en coopération avec les agences des Nations Unies. Tandis que ses hôpitaux et cliniques gardent leurs portes ouvertes, il aide les communautés du pays à se nourrir, à se loger et à gagner leur vie, mais permet également à des milliers d’enfants des deux sexes d’accéder à l’éducation.

C’est une preuve de l’engagement indéfectible de l’imamat ismaili et de l’AKDN envers le peuple afghan. Notre expérience au cours des trois dernières décennies et le généreux soutien de nos nombreux partenaires internationaux nous ont appris à croire fermement en la capacité des Afghans, en leur pluralisme et en la force de leurs communautés dynamiques et diversifiées. Ils nous ont montré à maintes reprises qu’ils savent faire preuve de résilience et de créativité, mais aujourd’hui, ils ont besoin d’aide.

C’est pourquoi nous exhortons la communauté internationale à répondre à l’appel humanitaire lancé par l’ONU avec générosité et sans délai. Mais elle doit également s’attaquer aux causes de cette crise - l’effondrement économique, la paralysie du système bancaire et monétaire et l’étouffement des entreprises et des emplois légitimes des Afghans. Nous devons consacrer tout autant d’attention à ces éléments. 

Aujourd’hui, nous devons envoyer un signal d’espoir aux Afghans dans tout le pays, et en particulier à l’échelle communautaire, où l’avenir de l’Afghanistan se jouera. C’est en effet là que les Afghans de tous les horizons se réuniront pour répondre à leurs besoins les plus urgents. Alors, agissons rapidement, avec solidarité, clairvoyance et compassion.

Merci.

speech_264217 <p dir="rtl" style="text-align: justify;"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:150%"><span style="direction:rtl"><span style="unicode-bidi:embed"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span lang="AR-SA" style="font-size:12.0pt"><span style="line-height:150%"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif"><span style="color:black">"يجب أن نرسل اليوم إشارة أمل إلى الأفغان في جميع أنحاء البلاد ... دعونا نتصرف بسرعة من خلال التضامن والتبصّر والتعاطف".</span></span></span></span></span></span></span></span></span></p> Anglais
Speech by the AKDN Diplomatic Representative Nazim Ahmad https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-03-mozambique-akbar_hakim-0852.jpg Maputo, Mozambique Monday, 21 Mars 2022 1647684900 Inauguration de l’Académie Aga Khan de Maputo speech Mozambique 2020s 263585 1 Académies Aga Khan,Education,Mozambique https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-03-mozambique-akbar_hakim-0852.jpg Aga Khan Academies Education

Bismillah-ir-Rahman-ir-Rahim (Au nom de Dieu clément et miséricordieux)

Votre Excellence Filipe Jacinto Nyusi, président de la République du Mozambique,

Votre Excellence Marcelo Rebelo de Sousa, président de la République du Portugal,

Votre Excellence le prince Rahim Aga Khan,

Votre Excellence Adriano Maleiane, premier ministre,

Votre Excellence Joaquim Chissano, ancien président de la République du Mozambique,

Votre Excellence Carmelita Namashulua, ministre de l’éducation et du développement humain,

Honorables membres du gouvernement,

Votre Excellence Vitória Dias Diogo, secrétaire d’État dans la province de Maputo,

Votre Excellence Júlio Parruque, gouverneur de la province de Maputo,

Votre Excellence Calisto Cossa, président du conseil municipal de la ville de Matola,

Votre Excellence Francisco André, secrétaire d’État aux affaires étrangères et à la coopération du Portugal,

Chers représentants des autorités du Mozambique et du Portugal,

Chers membres du corps diplomatique, chers invités, Mesdames et Messieurs,

C’est un véritable honneur d’accueillir très chaleureusement toutes les personnes ici présentes à l’occasion de cette cérémonie d’inauguration de l’Académie Aga Khan de Maputo. 

Cette journée restera sans l’ombre d’un doute dans nos mémoires, car elle marque officiellement l’ouverture d’un important projet du Réseau Aga Khan de développement (AKDN) au Mozambique, un projet qui, nous en sommes convaincus, aura un impact sur le développement du pays et de sa population.

Nous sommes aujourd’hui témoins d’un événement qui reflète le partenariat et l’amitié entre la République du Mozambique et l’imamat ismaili, une relation solide qui prend racine sur des valeurs partagées et sur l’objectif commun de bâtir un avenir meilleur pour les peuples de ce beau pays, connu comme la perle de l’océan Indien.

C’est donc avec un plaisir tout particulier que je souhaite la bienvenue à Son Excellence le président Filipe Jacinto Nyusi à cette cérémonie. Nous vous remercions de vous rendre disponible pour nous honorer de votre présence.

Je souhaite également adresser mes salutations les plus chaleureuses à Son Excellence le président Marcelo Rebelo de Sousa, qui a lui aussi accepté de participer à cette cérémonie.

Permettez-moi de prendre quelques instants pour exprimer ma fraternité et mon respect envers Son Excellence Joaquim Chissano, ancien président de la République du Mozambique. Nous sommes très heureux de vous compter parmi nous aujourd’hui. Vous avez été à l’épicentre de ce projet et de la présence institutionnelle de l’AKDN en République du Mozambique, qui remonte à 1998.

Enfin, je souhaite vivement remercier les entités étatiques - centrales, provinciales et locales - les entreprises publiques, l’équipe du projet, les dirigeants et les professeurs actuels et retraités, et tous les employés qui ont pris part au lancement de cette initiative et qui en sont le moteur depuis 2008.

Nous avons la chance d’avoir avec nous aujourd’hui deux chefs d’État dont les affinités qui unissent leurs pays, le Mozambique et le Portugal, sont bien connues. L’imamat ismaili et le Réseau Aga Khan de développement ont également le privilège d’entretenir une relation étroite avec les deux pays ici représentés. C’est un honneur de pouvoir vous accueillir en toute humilité dans cette maison de la connaissance, du partage, du mérite, de l’égalité, de l’inclusion, des perspectives, de l’éveil intellectuel et de l’espoir. Je parle ici d’un espoir placé dans la génération qui étudie actuellement à l’Académie, mais également dans les générations qui y étudieront à l’avenir. Nous espérons en effet qu’elles se placeront plus tard à la tête de ce pays, de son développement et de l’amélioration de la qualité de vie des Mozambicains.

Du développement de la petite enfance au secondaire supérieur, cette institution dispense un enseignement de qualité dans des infrastructures ultramodernes. » « 

Le principe selon lequel nous devons renforcer l’accès aux perspectives d’avenir est fermement ancré dans les projets de l’AKDN, dont les premières initiatives ont été lancées il y a plus de 100 ans en Afrique de l’Est et en Asie du Sud sur la base des valeurs de respect de la dignité humaine et de conscience sociale.

L’Académie Aga Khan de Maputo, que les présidents de deux pays lusophones inaugurent aujourd’hui en présence du prince Rahim Aga Khan, jouera un rôle central à l’intérieur comme à l’extérieur du cercle des pays de langue portugaise, mais également dans le renforcement des compétences, la production de connaissances et l’échange. L’institution verra son rôle prendre une dimension supplémentaire lorsque nous ouvrirons l’Académie Aga Khan de Lisbonne.
Nous avons les moyens de construire des passerelles pour faciliter l’échange de connaissances et de compétences et en vue de bâtir des sociétés plus fortes et plus inclusives.

Aujourd’hui, il est on ne peut plus urgent de construire ces passerelles. Nous espérons que cette Académie, ses élèves et leurs parents et ses enseignants pourront contribuer à notre avenir commun.

C’est pourquoi je vous remercie une fois encore de nous honorer de votre présence à l’occasion de cette cérémonie et exprime à nouveau toute ma gratitude envers le gouvernement mozambicain et toutes les personnes qui ont fait de ce rêve une réalité.


Merci beaucoup.

speech_263586 <p dir="rtl" style="text-align: justify;"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:150%"><span style="direction:rtl"><span style="unicode-bidi:embed"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span lang="AR-SA" style="font-size:12.0pt"><span style="line-height:150%"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif">"إنه لشرف كبير أن أرحب بكم وبكل تواضع هنا في دار المعرفة والمشاركة والجدارة والمساواة والاندماج، والفرص، والتنوير الفكري والأمل".</span></span></span></span></span></span></span></span></p> Anglais
Speech by President of the Portuguese Republic Marcelo Rebelo de Sousa https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-03-mozambique-akbar_hakim-4175.jpg Maputo, Mozambique Monday, 21 Mars 2022 1647684000 Inauguration of the Aga Khan Academy Maputo speech Mozambique,Portugal 2020s 263582 1 Académies Aga Khan,Education,Mozambique https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-03-mozambique-akbar_hakim-4175.jpg Aga Khan Academies Education

Son Excellence Filipe Jacinto Nyusi, président de la République du Mozambique,

Son Excellence le prince Rahim Aga Khan,

Son Excellence Joaquim Chissano, ancien président de la République du Mozambique,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Chers élèves de l’Académie Aga Khan,

J’étais ici, en janvier 2020, au moment de la création de l’Académie. À l’époque, j’avais pris un moment pour échanger avec les élèves de cette institution, et nous avions évoqué son présent et son avenir. Elle n’était pas encore la réalité que nous avons désormais sous les yeux. Nous avions alors devant nous le commencement d’une œuvre. Aujourd’hui, nous sommes réunis à l’occasion du commencement de l’avenir de cette œuvre. Je me permets de vous redire ce que j’avais déclaré lors de ma précédente venue : intégrer l’Académie est une occasion unique dans une vie. Si étudier dans cet établissement est un privilège pour vous, c’est parce qu’il est l’incarnation de la vision de Son Altesse l’Aga Khan, dont Son Altesse le prince Rahim se fait aujourd’hui l’ambassadeur. Je parle là d’une vision empreinte d’humanisme, de respect des autres et de dignité, constituée de chaque personne bien réelle, faite de chair et de sang et façonnée par sa différence, son parcours et sa vie. Selon cette vision, qui correspond à une manière de vivre l’Islam dans toute sa richesse, il existe un lien étroit entre la foi et l’action sociale. La notion d’humanisme que j’évoque ici résulte de la dignité de la création divine de l’humain, et c’est pourquoi elle est universelle et véhicule les valeurs de tolérance, de dialogue, d’ouverture et d’inclusion. C’est pourquoi tout le monde y trouve sa place. Je garde toujours à l’esprit un verset du Coran que je partage avec vous aujourd’hui : « Nous accordons à tous les dons de ton Seigneur. Et les dons de ton Seigneur ne sont refusés à personne. » C’est une preuve d’ouverture à toutes les religions, mais également aux personnes qui n’en ont pas, dans tous les contextes et dans toutes les régions du monde. C’est cette vision qui étaye l’ensemble du travail de développement socio-économique du Réseau Aga Khan de développement (AKDN), et par extension cette Académie. Elle a inspiré le message que fait passer l’AKDN dans le monde entier par des initiatives mises en œuvre dans l’éducation, la santé, la solidarité sociale, l’aide aux personnes dans le besoin, le dialogue ou encore la rencontre des cultures et des civilisations. Chez nous, au Portugal, nous connaissons également cette réalité. En effet, une importante communauté ismailie y est établie, et tous ses membres sont porteurs de ce message d’humanisme et de fraternité.

Ici, au Mozambique, la population est également familière avec ce message, peut-être depuis encore plus longtemps que nous. Le pays abrite lui aussi une communauté ismailie très soudée, dynamique et courageuse. Cette Académie est, à sa manière, la reconnaissance de l’importance de cette communauté. C’est pourquoi les présidents de ces deux États sont aujourd’hui réunis pour représenter leurs peuples respectifs. Le président du Mozambique est ici pour témoigner de la force et de l’avenir d’une grande nation qui se veut généreuse et ouverte et qui aime davantage donner que recevoir. Pour ma part, en ma qualité de président du Portugal, je représente aujourd’hui un pays qui partage les mêmes valeurs et principes dans un esprit fraternel. À l’occasion de ma visite au Mozambique, nous nous retrouvons ensemble ici pour remercier Son Altesse le prince Rahim du message qu’il est venu nous transmettre. Ses paroles reflètent l’avenir, car elles sont la continuation d’un héritage, la rémanence du passé et la construction du futur. Mais aujourd’hui, nous ne sommes pas les personnes les plus importantes de cette célébration. Ce n’est pas le président Nyusi, moi-même, le président Chissano, qui a joué un rôle déterminant lors de l’émergence de cette idée qui a donné naissance à cette institution, ni même Son Altesse le prince Rahim. Aujourd’hui, ce sont les jeunes femmes et les jeunes hommes ici présents qui sont importants. Ils sont la raison d’être de cet établissement. En effet, sans élèves et sans jeunesse, il n’y a pas d’Académie Aga Khan. Je souhaite poursuivre la conversation que nous avons entamée il y a deux ans, avant la pandémie, et vous rappeler le privilège que vous avez d’être ici.

Dans le monde, il y a encore des millions d’enfants et de jeunes gens qui n’ont pas la possibilité d’étudier dans un établissement de cet acabit. Sur tous les continents, dans tous les pays, ils sont des millions à rêver de pouvoir intégrer une école comme l’Académie Aga Khan. C’est pourquoi vous êtes investis d’une grande responsabilité, car ceux qui sont privilégiés et qui reçoivent plus doivent davantage donner aux autres. On ne peut construire son bonheur qu’avec les autres, par les autres et pour les autres. Et la seule façon de rétribuer les millions de personnes qui ne peuvent intégrer cette Académie, et qui ne le pourront jamais, c’est de donner le meilleur de vous-mêmes. Vous devez vous hisser en haut de l’échelle et donner tout ce que vous pouvez pour faire honneur à la chance que vous avez, et que d’autres n’ont pas. Vous devez donner le meilleur de vous-mêmes pour étudier, pour apprendre, pour communiquer, pour vivre en harmonie et respecter les autres, puis pour construire l’avenir du Mozambique. Je parle d’un Mozambique ouvert à toutes les religions et aux personnes qui n’en ont pas, à toutes les opinions, à tous les rêves, à tous les projets d’avenir. Voilà le devoir qui vous incombe.

Son Altesse le prince Rahim est venu ici pour nous transmettre le message de l’Aga Khan, grâce auquel cette institution a pu voir le jour. Toutefois, l’Académie Aga Khan de Maputo n’aura mené à bien sa mission que si elle se traduit par la réussite de la vie de chacune des personnes qui arpenteront ses couloirs. Je vous souhaite tout le bonheur du monde, car ce bonheur est également celui du Mozambique. Si le Mozambique est heureux, alors le Portugal l’est également. Si l’Afrique est heureuse, le monde entier est heureux. Ce que chacun d’entre nous fait dans sa vie a un impact sur ce monde. Il est donc de votre devoir de tirer des enseignements du message de Son Altesse l’Aga Khan, qui nous est aujourd’hui transmis par Son Altesse le prince Rahim Aga Khan. Œuvrez en faveur des autres, en commençant par le Mozambique, sans ménager vos efforts.

 

 

speech_263583 <p>“There are millions of children and young people around the world who cannot attend an Academy like this… And the only way to make up for the millions that do not come here… is to be the best you can be, the most you can be.”</p> Anglais
Speech by President of the Republic of Mozambique Filipe Jacinto Nyusi https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-03-mozambique-akbar_hakim-4200.jpg Maputo, Mozambique Monday, 21 Mars 2022 1647683100 Inauguration de l’Académie Aga Khan de Maputo speech Mozambique 2020s 263580 1 Education,Académies Aga Khan https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-03-mozambique-akbar_hakim-4200.jpg Aga Khan Academies Education

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de commencer mon allocution en souhaitant, une fois encore, la bienvenue à Son Altesse le prince Rahim Aga Khan et à sa délégation. J’espère que vous appréciez notre traditionnelle hospitalité, les nombreux sourires qui vous sont adressés et la cuisine typique du Mozambique.

C’est toujours un plaisir de vous accueillir chez nous. D’ailleurs, je me souviens que lorsque j’étais avec votre père en France, je le lui ai répété à maintes reprises. Nous sommes convaincus que partout où vous vous rendez, vous et votre délégation vous portez en ambassadeurs de notre sollicitude inégalée en faveur des investisseurs qui travaillent dans le développement socio-économique.

Nous tenons une fois de plus à saluer très chaleureusement Son Excellence le président de la République du Portugal, un frère et un ami du peuple mozambicain. On m’a dit que, hier encore, vous avez pris trois heures de votre temps pour échanger avec les Mozambicains dans un café. Mais vous êtes également un ami du Réseau Aga Khan de développement (AKDN), et c’est probablement pour cette raison que vous n’avez pu refuser notre invitation à cette cérémonie d’inauguration de l’Académie Aga Khan.

C’est un honneur de vous compter parmi nous à l’occasion de cet événement officiel et de partager avec vous un pan de l’histoire de la croissance de ce réseau au Mozambique.

Je me permets de renouveler mon invitation, que je vous adresserai officiellement prochainement, pour que vous vous joigniez à nous à Quelimane au mois d’août.

C’est un grand honneur d’inaugurer aujourd’hui l’Académie Aga Khan de Maputo, qui prend place dans notre belle ville de Matola, dans la province de Maputo. Il s’agit du deuxième établissement scolaire du Réseau Aga Khan de développement à voir le jour dans notre pays.

La cérémonie à laquelle nous assistons aujourd’hui est une preuve de plus que notre programme conjoint de développement sera toujours une priorité et placera toujours le capital humain au premier plan.

Votre Altesse le prince Rahim, nous suivons avec intérêt les résultats très encourageants des différents projets socio-économiques qu’entreprend le Réseau Aga Khan de développement dans notre pays. Ils contribuent grandement aux progrès qu’accomplit le Mozambique et sont adaptés à notre programme de développement.

Permettez-moi de vous rappeler ce dont nous avons parlé hier, lorsque nous étions tous les trois réunis.

En partenariat avec les agences de l’AKDN, nous allons construire un hôpital au Mozambique. Il ne sera pas nécessaire d’y consacrer la moitié de la taille de cette infrastructure, car ne serait-ce qu’un tiers pourrait suffire. Pour autant, il sera différent des autres. Il aidera la population, il permettra à beaucoup de personnes de réduire leurs frais de déplacement, mais surtout, pour reprendre les mots du président Marcelo Rebelo de Sousa, il sera résolument tourné vers l’humain.

Nous sommes donc heureux de dire que l’inauguration de cette Académie Aga Khan s’inscrit dans une vision ambitieuse et contribue au renforcement des bonnes relations que nous entretenons avec différents partenaires qui, avec nous, rêvent de bâtir une société toujours plus prospère.

Je pense que vous savez tous que nous allons prochainement signer un accord actuellement en processus d’élaboration. Il s’agira là d’un instrument de plus pour renforcer nos relations.

Cette Académie est le résultat de cette relation que nous entretenons avec l’AKDN depuis plusieurs années, depuis que nous lui avons fait part de notre souhait de l’aider à élargir son champ d’activité et à se développer. Je suis convaincu que le Mozambique ne pourra devenir une nation prospère que s’il mène à bien son programme de développement du capital humain, dont l’objectif est d’ouvrir l’accès universel à une éducation de qualité qui réponde aux exigences qualitatives et quantitatives du marché du travail.

Comme je l’ai précédemment dit, nous soutenons les activités que mène le Réseau Aga Khan de développement au Mozambique. Je pense par exemple aux programmes de développement social, aux projets de valorisation du tourisme, notamment par le biais de l’Hôtel Polana Serena, aux sociétés de production industrielle, en particulier dans le textile, ici, à Matola, ou encore à l’Institut agraire de Bilibiza, qui a malheureusement été la cible d’une attaque terroriste.

Je prie désormais pour que mes compatriotes habitant à Matola, mais également partout ailleurs dans le Mozambique et dans le monde, puissent acquérir les connaissances et les compétences que l’Académie Aga Khan s’efforcera de leur transmettre. Grâce au savoir-faire qu’ils développeront au fur et à mesure de leurs études, les futurs diplômés de cette institution devraient devenir les moteurs du développement socio-économique de notre pays et œuvrer en faveur de toutes les communautés sans aucune distinction.

Je souhaiterais terminer mon allocution en remerciant toutes les personnes ici présentes et celles qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour que cette journée soit une réussite. Je me permettrais d’ajouter une dernière chose : la province de Maputo doit tirer parti de ces infrastructures de manière intelligente et dans le respect des règles de cette institution. Que l’Académie Aga Khan ne soit pas qu’un bel édifice implanté dans la ville, mais qu’elle devienne source de savoir.

Nous adressons nos remerciements à Son Altesse le prince Rahim Aga Khan pour cette initiative. Je vous remercie aussi personnellement d’être présent parmi nous aujourd’hui à l’occasion de cet événement d’importance pour le Mozambique.

Enfin, je souhaite particulièrement remercier mon frère de cœur, Son Excellence le professeur Marcelo Rebelo de Sousa, président de la République du Portugal, qui nous fait l’honneur de sa présence aujourd’hui, mais également parce que depuis hier, nous échangeons tous les deux au sujet d’importants projets pour le renforcement du bien-être de ceux qui en ont le plus besoin.

Merci de votre attention. 

speech_263581 <p dir="rtl" style="text-align: justify;"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:150%"><span style="direction:rtl"><span style="unicode-bidi:embed"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span lang="AR-SA" style="font-size:12.0pt"><span style="line-height:150%"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif">"مع افتتاح هذه الأكاديمية في مدينة ماتولا ... يجب أن تصبح المعرفة التي ستحصلون عليها أداة قادرة على تعزيز التنمية الاجتماعية والاقتصادية في بلدنا، فضلاً عن ضرورة تقديم الخدمات للجميع دون تمييز".</span></span></span></span></span></span></span></span></p><p>&nbsp;</p> Anglais
Speech by Prince Rahim Aga Khan https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-03-mozambique-akbar_hakim-4120.jpg Maputo, Mozambique Monday, 21 Mars 2022 1647674100 Inauguration de l’Académie Aga Khan de Maputo speech Mozambique 2020s 9241 1 Education,Mozambique,Académies Aga Khan https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/2022-03-mozambique-akbar_hakim-4120.jpg Aga Khan Academies Education

Bismillah-ir-Rahman-ir-Rahim (Au nom de Dieu clément et miséricordieux)

Votre Excellence Filipe Nyusi, président de la République du Mozambique,

Votre Excellence Marcelo Rebelo de Sousa, président de la République du Portugal,

Votre Excellence Joaquim Chissano, ancien président de la République du Mozambique,

Honorables Ministres, Excellences

Chers élèves, parents et membres du personnel de l’Académie Aga Khan,

Todo protocol comprendo (Tout protocole observé)

Mesdames et Messieurs,

Au nom de Son Altesse l’Aga Khan, je vous adresse mes salutations. Votre Excellence, Monsieur le président Filipe Nyusi, sans votre coopération et votre soutien en faveur de ce projet, nous ne serions pas ici aujourd’hui. C’est sous votre impulsion que les autorités mozambicaines ont mis en place un environnement propice pour que ce projet puisse voir le jour. Vos qualités de commandement sont une inspiration pour nous, et votre présence nous fait honneur. Merci.

Votre Excellence, Monsieur le président Marcelo Rebelo de Sousa, votre présence aujourd’hui est le symbole de la profonde amitié entre l’imamat ismaili et le Portugal. C’est un honneur et un plaisir de vous compter parmi nous aujourd’hui.

Votre Excellence, Monsieur le président Joaquim Chissano, je sais que mon père, Son Altesse l’Aga Khan, et vous avez tenu vos premières discussions au sujet du secteur de l’éducation au Mozambique il y a une cinquantaine d’années. Le fait que vous soyez ici aujourd’hui à l’occasion de cette inauguration est un honneur et une joie. Merci. Je tiens également à remercier nos amis de l’Agence Française de Développement (AFD) pour leur collaboration dans le cadre du projet de création de cette Académie Aga Khan (AKA). L’AFD est un partenaire historique et précieux du Réseau Aga Khan de développement (AKDN), et nous lui sommes très reconnaissants.

Cette Académie fait partie d’un réseau grandissant d’établissements intégrés. Nous comptons aujourd’hui des Académies Aga Khan à Mombasa, au Kenya, à Hyderabad, en Inde, et bien sûr, ici, à Maputo. Une AKA est actuellement en construction à Dhaka, au Bangladesh, et une autre est en cours de conception à Lisbonne, au Portugal. Par la suite, nous lancerons le projet de l’Académie d’Islamabad, au Pakistan, et, Insh’Allah, bien d’autres encore. Si le réseau des AKA couvre une vaste zone géographique, c’est pour permettre à tous les élèves et membres du personnel de se rendre facilement dans une autre Académie pour y découvrir le pays et les cultures et apprendre à les respecter et à les aimer. La grande diversité de nos élèves vient appuyer l’éveil interculturel que nous espérons faire naître au sein des Académies Aga Khan. Par exemple, dans cette Académie, la moitié des élèves sont mozambicains, et les autres sont originaires de pas moins de 23 pays.

Ce n’est donc pas un hasard si l’un des Axes d’études Aga Khan qui complètent le programme du Baccalauréat International (IB) dispensé dans les AKA porte sur le pluralisme. Nous savons d’ores et déjà que les élèves de cette Académie obtiendront leur diplôme dans un monde toujours plus interconnecté, et qu’ils doivent donc apprendre à faire preuve d’ouverture d’esprit et découvrir les nombreux contextes et points de vue différents des leurs. Pour mieux les préparer en ce sens, le programme de l’IB y est dispensé en deux langues, le portugais et l’anglais, même s’il est théoriquement possible d’y apprendre un nombre presque infini de langues.

Par son rôle de centre d’excellence, cette Académie fournira à ses élèves les outils dont ils auront besoin pour renforcer leur compétitivité et s’épanouir avant d’intégrer leurs universités et de faire leur entrée dans l’arène de la vie adulte. Elle leur apprendra à se dépasser et à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Toutefois, les valeurs qu’ils apprendront ici sont tout aussi importantes que les outils que notre institution leur fournira. En effet, l’éthique est un autre thème des Axes d’études Aga Khan intégrés au programme de l’IB. Ici, cette notion n’est pas seulement enseignée en théorie, mais elle est également mise en pratique au quotidien, à travers des initiatives dans le cadre desquelles nos élèves assument des responsabilités et œuvrent en faveur de la société. Pour les Académies Aga Khan, il est important que leurs diplômés ne soient pas seulement compétents dans leurs disciplines, mais également compétents en tant qu’individus. Si les outils sont importants, ce sont les valeurs qui étayent la façon dont ils sont utilisés qui rendront le monde meilleur. Ainsi, nous faisons la promesse aux parents de nos élèves de faire tout notre possible pour développer des valeurs fortes et un sens d’éthique chez leurs enfants, mais également pour leur transmettre les compétences pratiques qui leur seront nécessaires pour mener une vie saine.

Je souhaiterais partager quelques mots avec les élèves présents aujourd’hui. Tout au long de vos études et de votre jeunesse, les adultes vous diront que l’avenir est devant vous. Mais sachez que cet avenir est constitué de ce que vous laissez derrière vous. Il est façonné par chacune de vos actions, de vos paroles et de vos décisions. L’avenir vous suit dans la voie que vous avez choisi d’emprunter. Prenez cette Académie. Il s’agit d’une institution née de décisions et d’actions passées, et elle va maintenant façonner l’avenir : votre avenir, celui de vos familles, et celui de ce beau pays qu’est le Mozambique.

Je ne peux terminer mon allocution sans évoquer ce que j’ai vu ici ces derniers jours : une grande amitié entre l’imamat ismaili et ces deux pays. Je pense que dans notre organisation comme dans notre communauté, personne n’incarne cette amitié aussi bien que notre représentant diplomatique Nazim Ahmad, sans qui tout ceci aurait probablement été bien plus difficile. Nazim, je souhaite donc vous féliciter pour le travail que vous avez accompli pour que nous nous réunissions tous aujourd’hui.

Merci beaucoup.

speech_263558 <p dir="rtl" style="text-align: justify;"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:150%"><span style="direction:rtl"><span style="unicode-bidi:embed"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span lang="AR-SA" style="font-size:12.0pt"><span style="line-height:150%"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif">"طوال فترة دراستكم ومرحلة شبابكم، سيخبركم البالغون أن المستقبل أمامكم. أود إخباركم أن المستقبل هو ما تتركوه وراءكم، وما تشكلونه من خلال أفعالكم وتصريحاتكم وقراراتكم، وإن المستقبل يتبعكم في الطريق الذي اخترتموه".</span></span></span></span></span></span></span></span></p> Anglais
The Global Convocation Ceremony of the Aga Khan University https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/aku-2022-peter_kalmus_copienl.jpg Nairobi, Kenya Monday, 28 Février 2022 1645899300 Discours du Dr Peter Kalmus, invité spécial de la cérémonie internationale de remise des diplômes de l’Université Aga Khan speech Kenya,Pakistan,Tanzania,Uganda 2020s 262283 1 Education,Pakistan,Kenya,Tanzanie https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/aku-2022-peter_kalmus_copienl.jpg Aga Khan University Education

Son Altesse l’Aga Khan ;

Princesse Zahra Aga Khan ;

Monsieur l’invité d’honneur, Dr Peter Mathuki, secrétaire général de la Communauté d’Afrique de l’Est ;

Monsieur le président Zakir Mahmood et les membres du conseil d’administration ;

Monsieur le président Moyez Alibhai et les membres du conseil universitaire de l’AKU au Kenya ;

Monsieur le président et vice-chancelier Sulaiman Shahabuddin ;

Mesdames et Messieurs ;

Et surtout, à vous tous, chers diplômés :

Bonjour et félicitations. C’est un honneur de m’exprimer face à vous aujourd’hui à l’occasion de cet heureux événement. Bravo à tous ! Je partage votre engagement à améliorer la vie de tous les êtres humains qui peuplent la Terre. Je tiens à saluer le travail qu’accomplit l’Université Aga Khan (AKU) pour améliorer la qualité de vie dans le monde en développement, ainsi que les efforts que déploient le prince Rahim et le Réseau Aga Khan de développement (AKDN) dans la lutte contre le changement climatique et la dégradation de l’environnement.

De mon point de vue, il s’agit d’une période bien curieuse dans l’histoire de notre planète, vieille de quatre milliards et demi d’années, pour prononcer des discours de remise des diplômes. 

À travers mes yeux de climatologue, je vois un météore se diriger droit sur notre belle planète, mais je ne vois pas encore la société ou les dirigeants de notre monde se mobiliser pour y mettre un frein. Les énergies fossiles réchauffent notre planète à raison d’un dixième de degré Celsius tous les cinq ans. Cela peut de prime abord sembler dérisoire, mais qu’une planète entière se réchauffe si rapidement est aussi stupéfiant que terrifiant.

Les catastrophes que nous subissons actuellement ne sont qu’un début. À chaque fois que la Terre se réchauffe d’une fraction de degré, la fréquence et l’intensité des catastrophes climatiques augmentent irrémédiablement. Comme des coups de poing dans notre société mondiale, elles mettront de plus en plus à l’épreuve les infrastructures, les écosystèmes et les systèmes économiques, énergétiques, alimentaires, hydriques et politiques. 

La cause immédiate de la destruction du climat est la combustion des énergies fossiles. Avant l’existence de cette industrie, la planète était dans un état d’équilibre énergétique. Cela signifie qu’il arrivait autant d’énergie sous forme de lumière solaire sur la planète qu’il en repartait dans l’espace. Ce phénomène maintenait une température constante sur terre. La combustion du gaz, du charbon et du pétrole a malheureusement changé cette situation et continue aujourd’hui à déséquilibrer toujours plus notre planète, provoquant son réchauffement.

Cette crise est en grande partie due à l’activité des pays de l’hémisphère nord, mais ce sont pourtant ceux de l’hémisphère sud qui sont les premiers et les plus durement touchés. Malheureusement, de puissantes composantes font tout ce qu’elles peuvent pour bloquer toute forme d’action, et ce dans leur unique intérêt. Alors, que pouvons-nous faire ?

C’est une question qui me taraude depuis très longtemps.

Il y a 16 ans, j’étais encore doctorant en physique à New York. En amoureux de l’univers et de ses mystères, j’étais ravi de participer enfin à la noble quête de la connaissance humaine. À l’époque, je m’intéressais à la cosmologie, cherchant des réponses aux plus grandes questions : d’où venons-nous et où allons-nous ?

Mais cette même année, en 2006, deux changements majeurs sont survenus dans ma vie. Premièrement, je suis devenu papa, une expérience qui m’a fait grandir et me tourner vers l’avenir. Deuxièmement, j’ai assisté à une conférence sur le fait que la Terre était en déséquilibre énergétique et se réchauffait. Cette conférence m’a ébranlé. « Notre planète, en déséquilibre énergétique ? C’est une nouvelle absolument catastrophique, c’est peut-être même le chapitre le plus important de l’histoire de la Terre. » C’était le cas à l’époque, et ça l’est encore plus aujourd’hui.

À partir de ce moment, j’ai commencé à me renseigner sur le changement climatique. J’ai essayé de convaincre mon université de passer à l’énergie éolienne. Malheureusement, je n’ai trouvé qu’une seule autre personne sensible à ma cause sur le campus, et ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. À l’époque, personne ne se souciait du changement climatique. Les normes sociales relatives au climat n’avaient en effet pas encore commencé à évoluer. 

Mais que sont les normes sociales, me demanderez-vous ? Elles se traduisent généralement par des convictions communes non exprimées, mais très puissantes. Elles représentent en quelque sorte le subconscient de notre société. Par exemple, nous vivons dans l’idée qu’il est normal de brûler des énergies fossiles. Bien sûr, c’est une pratique qui détruit notre planète, mais c’est quelque chose de normal, car après tout, tout le monde le fait.

Si nous considérons les normes sociales comme un océan, alors nous sommes les poissons. Nous nageons dedans en continu. Elles créent la société, façonnent ses systèmes et ses structures dirigeantes, et pourtant, la plupart du temps, nous ne les remarquons même pas. Elles sont en partie responsables de l’effondrement du climat et de l’écologie, mais également de l’absence sidérante de réaction de l’humanité. La rapidité avec laquelle nous parviendrons à modifier ces normes déterminera en grande partie la teneur de ce que nous pourrons encore sauver.

Au fil des ans, ma frustration et mon inquiétude n’ont fait que croître devant l’inaction manifeste face au changement climatique. En 2010, je ne pouvais plus accepter de contribuer à la combustion d’énergies fossiles. Le lien entre ces combustibles et l’aggravation des impacts du changement climatique n’était que trop évident. J’ai donc commencé à réduire mes émissions de manière systématique et en adoptant une approche scientifique. J’ai commencé par le plus important, à savoir les transports. J’ai entre autres choses arrêté de voyager en avion, troqué ma voiture contre un vélo et réduit la consommation d’énergie chez moi. J’ai tiré trois précieux enseignements de ces changements. Premièrement, j’ai éprouvé un certain amusement à m’efforcer de vivre avec moins d’énergies fossiles. Cela a éveillé ma curiosité, m’a fait développer de nouvelles passions et m’a fait rencontrer de nouvelles personnes. Deuxièmement, j’ai remarqué la façon dont nous dépendons tous de vastes systèmes impersonnels pour répondre à l’ensemble de nos besoins quotidiens, que ce soit pour la nourriture, l’eau, nos vêtements, les rues que nous empruntons - vraiment tout. Pour parvenir à arrêter complètement d’utiliser des énergies fossiles, tous ces systèmes vont devoir évoluer. Troisièmement, j’ai constaté que très peu de personnes étaient réellement prêtes à me suivre.

Lorsque j’ai commencé, j’espérais que mes actions inspireraient les autres. Mais je dirais que, grossièrement, une personne sur cent est prête à réduire ses émissions de manière systématique. C’est certes une bonne chose, mais ce n’est tout simplement pas suffisant en soi.

En 2012, mon inquiétude était telle que je n’arrivais plus à me concentrer sur l’astrophysique, et je me suis donc tourné vers la climatologie. J’ai également commencé à prendre la parole autant que je le pouvais. À l’époque, nombreuses furent les personnes à me dire que les scientifiques n’étaient pas censés s’exprimer, un conseil que je n’ai évidemment pas suivi. Comment pourrais-je rester muet en voyant ce que je vois et en sachant ce que je sais ?

Nous devons nous aider mutuellement à ouvrir les yeux, et rapidement. Nous devons mobiliser autant de militants écologistes que nous le pouvons. Nous devons bâtir un mouvement mondial pour le climat qui soit plus fort que l’industrie des énergies fossiles. Nous devons mobiliser de très nombreux militants écologistes actifs, passionnés et courageux. Nous devons nous rassembler avec courage, conviction et créativité pour arrêter le météore qui fonce droit sur nous. Personne n’est à l’abri du réchauffement planétaire. Personne, sur cette minuscule planète interconnectée d’un bleu pâle, ne peut s’en protéger. Le seul moyen de nous en sortir est d’arrêter cette industrie, ce qui nécessitera de profonds changements dans l’organisation de l’humanité et de la société, mais également dans la façon dont nous vivons sur la Terre. 

Entreprendre un travail sur le climat sera la principale tâche de l’humanité pour le reste de ce siècle : guérir la Terre, restaurer les espaces sauvages, s’adapter aux nouvelles catastrophes et déterminer comment cohabiter avec les autres espèces présentes, qui ont tout autant le droit d’être sur cette planète que nous. Pour ce faire, nous devrons construire des infrastructures et inventer des technologies. Nous devrons mettre en place de nouveaux cadres juridiques, moraux et même spirituels. Nous devrons créer une nouvelle forme d’art, concevoir une nouvelle économie et raconter de nouvelles histoires. Les institutions devront concevoir de nouvelles disciplines et de nouveaux modes de pensée, réduire rapidement leurs émissions, sensibiliser le grand public et ouvrir la voie à un changement social. L’AKU joue déjà un rôle extrêmement important à cet égard dans les pays de l’hémisphère sud et doit poursuivre sur sa lancée.

Nous avons également besoin de vous, diplômés de l’Université Aga Khan. Vous qui faites partie des personnes les plus brillantes que le monde ait à offrir, je vous encourage à consacrer vos vies à résoudre la crise la plus importante que l’humanité ait jamais connue. Contribuez à la production de connaissances et d’innovations à l’échelle mondiale. Exigez une justice climatique. Ayez le courage d’agir à contre-courant pour le bien de la planète. Soyez la voix de ceux qui n’en ont pas, de toutes les espèces au bord de l’extinction et des générations futures. 

Avant que la situation ne puisse s’améliorer, les catastrophes climatiques vont irrémédiablement s’aggraver. Mais nous pourrions arrêter tout cela si nous faisions le choix collectif de considérer la dégradation de notre climat comme une urgence. Imaginez un avenir où nous avons franchi ce cap, où la Terre, bien vivante, guérit doucement, et que notre espèce, dont la disparition était imminente, a retrouvé raison au dernier moment. Imaginez l’énorme sentiment de solidarité mondiale, et même de solidarité cosmique avec toute forme de vie dans l’univers qui en découlerait. Mon rêve est de vivre à une époque où nous sommes enfin sur la bonne voie, où nous nous dirigeons vers une humanité plus mature, plus respectueuse et plus reconnaissante, heureuse d’être simplement ici, sur cette Terre, tel un fil dans la tapisserie de la vie. 

Je sais qu’il est possible de créer un monde bien meilleur. Aucune loi de la physique ne l’empêche. Nous sommes les seuls à pouvoir agir en ce sens. C’est le voyage d’une vie, et vous en êtes tous les passagers. Alors, prenez place et préparez-vous à agir.

speech_262284 <p dir="RTL" style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:150%"><span style="direction:rtl"><span style="unicode-bidi:embed"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span lang="AR-SA" style="font-size:12.0pt"><span style="background:white"><span style="line-height:150%"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif"><span style="color:black">"نحن بحاجة لمساعدة بعضنا البعض في الاستيقاظ بسرعة من غفلتنا، فضلاً عن حاجتنا لمليار ناشط ممن يهتمون بالمناخ. كما أننا بحاجة للقيام بعمل على مستوى العالم تجاه المناخ أقوى من صناعة الوقود الأحفوري، إضافةً إلى حاجتنا إلى عدد كبير من نشطاء المناخ ممن يتحلون بالالتزام والحماس والشجاعة".</span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></p> Anglais
The Global Convocation Ceremony of the Aga Khan University https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/aku-adnan-ali-khan_copie.jpg Nairobi, Kenya Monday, 28 Février 2022 1645898400 Discours d’Adnan Ali Khan, major de promotion, à l’occasion de la cérémonie internationale de remise des diplômes de l’Université Aga Khan speech Kenya,Pakistan,Tanzania,Uganda 2020s 262281 1 Pakistan,Kenya,Tanzanie,Education https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/aku-adnan-ali-khan_copie.jpg Aga Khan University Education

Son Altesse l’Aga Khan ;

Princesse Zahra Aga Khan ;

Chers membres de la direction de l’Université ;

Chers invités, familles, amis et camarades :

Bonjour à tous. Je m’appelle Adnan Ali Khan, et c’est à moi que revient l’honneur de vous souhaiter la bienvenue au nom de la promotion 2021 de l’Université Aga Khan (AKU). Cette promotion se compose de médecins, d’assistants dentaires, d’infirmiers, d’enseignants ou encore de journalistes, en d’autres mots, de futurs leaders, pionniers et innovateurs. Tout d’abord, permettez-moi de vous féliciter. Vous avez poursuivi vos rêves jusqu’à atteindre la destination à laquelle nous nous retrouvons tous aujourd’hui.

À l’AKU, nous avons eu de nombreuses occasions de nous épanouir dans tous les aspects de notre vie. Nous avons été formés et encouragés à atteindre des objectifs bien au-delà de nos attentes.

Nous avons grandi, inspiré nos pairs et puisé notre propre inspiration auprès des autres. Si les diplômés de l’AKU ont la force de viser l’excellence en continu, c’est parce qu’ils travaillent aux côtés d’autres étudiants passionnés, ambitieux et talentueux et marchent sur les pas de nombreux anciens élèves aux histoires exaltantes.

Alors que je repense aujourd’hui à mon parcours au sein de l’École de médecine, je suis heureux des souvenirs que j’ai engrangés et des enseignements que j’ai tirés. Je pense aux amitiés sincères forgées avec d’autres étudiants, résidents ou infirmiers dans les salles de classe et les cliniques ou lors de nos longues nuits de garde. Je pense également à mes pauses accompagnées d’une tasse de thé avec des mentors qui ont contribué à faire de moi ce que je suis aujourd’hui et dont les paroles continueront de m’influencer.

L’Université Aga Khan a toujours mis en avant l’aspect académique de notre profession, mais n’a pour autant jamais laissé de côté l’aspect humanitaire, qu’elle considère comme tout aussi important. Chaque programme qui y est mis en œuvre déploie des efforts considérables pour rendre le monde meilleur au travers de projets de service communautaire.

Il serait négligent de ma part de ne pas aborder LE sujet du moment : je parle bien sûr de la COVID-19. La raison pour laquelle nous sommes masqués et assis à une certaine distance les uns des autres, et pour laquelle nos proches ne peuvent se joindre à nous que par canal virtuel, alors qu’ils nous encouragent inlassablement depuis plusieurs années. Nous devons notre réussite à nos professeurs et aux membres de l’administration, qui ont veillé à ce que nous soyons préparés à cette nouvelle réalité. Nous devons beaucoup aux héros méconnus qui ont passé des heures à nous aider à appliquer les protocoles sanitaires et à nous tester chaque semaine pour nous assurer que nous restions négatifs sur le papier et positifs dans notre attitude.

La pandémie nous a peut-être contraints à respecter des mesures de distanciation physique, mais elle ne nous a pour autant pas empêchés de tendre la main et d’agir dans le meilleur intérêt, que ce soit dans le cadre d’un camp de bénévoles communautaires, d’une organisation de recherche universitaire ou de « Synergy », le programme de mentorat des étudiants de l’AKU. Au contraire, elle nous a transformés et poussés à faire plus de bénévolat, à innover dans la recherche et, surtout, elle nous a rappelé que même les étudiants peuvent faire la différence.

Nous avons également acquis l’une des compétences les plus importantes, une qui ne peut être enseignée dans une salle de classe : la capacité à s’adapter, à se relever lorsqu’on est meurtri et à tirer parti de cette expérience pour renforcer notre discernement et notre agilité.

Dans ce contexte, je peux dire sans hésiter que les étudiants de cette promotion de l’AKU compteront parmi les professionnels les plus tenaces, les plus résilients et les plus ouverts d’esprit à sortir de cette institution. Je pense parler au nom de toute la promotion lorsque je dis : nous sommes prêts.

Je ne saurais assez remercier notre chancelier, Son Altesse l’Aga Khan, le corps enseignant, les membres de nos familles et toutes les personnes qui nous ont apporté leur soutien indéfectible au cours de nos études ici.

Il est aujourd’hui temps pour nous d’envisager la suite de nos vies, alors que nous quittons ces salles qui nous sont si familières.

En tant que membre de la promotion 2021, je peux vous promettre trois choses :

Premièrement, vous rejoignez l’une des communautés d’anciens élèves les plus soudées du monde. Vous faites votre entrée dans une famille mondiale répartie sur six continents et 55 pays qui vous ouvrira ses bras en cas de besoin. Une famille qui nous a accueillis, mes camarades et moi-même, indépendamment de la distance, de notre nationalité ou de notre religion. Nous avons pris pour modèles bon nombre de ces anciens élèves, et certaines des personnes qui nous ont le plus inspirés sont revenues dans cette institution afin de nous passer le flambeau. N’oubliez pas qu’aujourd’hui, vous n’êtes pas seulement les diplômés de l’Université Aga Khan au Pakistan, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie ou à Londres. Aujourd’hui, vous devenez des diplômés du monde.

Deuxièmement, sachez que vous serez les leaders de votre discipline, et que vous vous épanouirez dans cette aventure. Si je suis si sûr de moi, c’est parce que je ne peux que constater que vous avez tous réussi à vous hisser jusqu’à cette journée mémorable, et cela est en soi un acte de courage.

Troisièmement, et pour finir, vous allez changer la vie de quelqu’un. Pour ainsi dire, beaucoup d’entre vous l’ont déjà fait, et pas seulement ceux qui ont participé à une opération après minuit ou leurs collègues qui ont su choisir la bonne musique à passer dans le bloc opératoire. En effet, chacun d’entre vous, par le simple fait de suivre sa voie, a rendu le monde meilleur. Vous avez tous choisi une carrière dans laquelle vous vous apprêtez à rendre à l’humanité ce qu’elle vous a donné et à contribuer avant tout en faveur de la société.

Je crois que je parle au nom de tous mes camarades diplômés lorsque je dis que nous sommes impatients d’entamer la suite de notre voyage. Quel que soit le chemin que nous emprunterons, nous savons que l’AKU nous a préparés à relever les défis qui nous attendent avec l’adaptabilité, la persévérance et le courage qui font partie de notre identité.

Merci, et encore toutes mes félicitations.

speech_262282 <p dir="rtl" style="text-align: justify;"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:150%"><span style="direction:rtl"><span style="unicode-bidi:embed"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span lang="AR-SA" style="font-size:12.0pt"><span style="background:white"><span style="line-height:150%"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif"><span style="color:black">"يمكنني القول بثقة وأمان أن هذه الدُفعة من خريجي جامعة الآغا خان ستكون إحدى أكثر مجموعات المهنيين ثباتاً ومرونةً وانفتاحاً. أعتقد أنني أتحدث نيابةً عن دُفعتي بأكملها عندما أقول: نحن جاهزون</span></span></span></span></span><span lang="AR-SA" style="font-size:12.0pt"><span style="line-height:150%"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif"> ومستعدون<span style="background:white"><span style="color:black">".</span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></p> Anglais
The Global Convocation Ceremony of the Aga Khan University https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/aku-kenya-2022-camera_1_kenya_250-r.jpg Nairobi, Kenya Monday, 28 Février 2022 1645897500 Discours du président Sulaiman Shahabuddin à l’occasion de la cérémonie internationale de remise des diplômes de l’Université Aga Khan speech Kenya,Pakistan,Tanzania,Uganda 2020s 262279 1 Pakistan,Kenya,Tanzanie,Education https://d1zah1nkiby91r.cloudfront.net/s3fs-public/aku-kenya-2022-camera_1_kenya_250-r.jpg Aga Khan University Education

Monsieur le chancelier, Son Altesse l’Aga Khan ;

Princesse Zahra Aga Khan ;

Monsieur l’invité spécial, Dr Peter Kalmus ;

Monsieur l’invité d’honneur, Dr Peter Mathuki, secrétaire général de la Communauté d’Afrique de l’Est ;

Monsieur le président Zakir Mahmood et les membres du conseil d’administration de l’AKU ;

Monsieur le président Moyez Alibhai et les membres du conseil universitaire de l’AKU au Kenya ;

Monsieur le recteur, chers doyens et dirigeants, membres du corps enseignant et du personnel et anciens élèves de l’Université ;

À nos généreux donateurs et précieux partenaires ;

Chers invités et membres des familles de nos étudiants ;

Et par-dessus tout, chers futurs diplômés :

Assalam-o-Alaikum (que la paix soit sur vous), hamjambo (bonjour) et bonjour à tous.

Quelle journée ! C’est un véritable honneur d’avoir été nommé président et vice-chancelier de notre institution par notre chancelier Son Altesse l’Aga Khan. Comme cette médaille me le rappelle, de grandes responsabilités m’ont été confiées. Je suis touché par la confiance que Son Altesse m’accorde et m’engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour lui montrer qu’il a fait le bon choix.

Je tiens également à remercier très sincèrement la princesse Zahra, qui nous honore de sa présence aujourd’hui. Votre participation à cette cérémonie témoigne du brillant avenir de nos futurs diplômés et de notre université. Elle ajoute de l’éclat à une journée déjà radieuse.

Je suis par-dessus tout extrêmement fier d’avoir l’occasion de contribuer à concrétiser la vision de notre chancelier et de faire de l’Université Aga Khan (AKU) un puissant moteur du bien dans le monde grâce à l’incroyable potentiel de nos futurs diplômés.

Je me souviens encore lorsque ma fille Anjiya a reçu son diplôme de l’École de médecine de l’AKU. Ma femme, elle-même ancienne élève de l’École d’infirmières et de sages-femmes, était à mes côtés. J’étais à ce moment loin de me douter que je me tiendrais sur ce podium quelques années plus tard, sous leur regard et celui de mon fils Basim. Il va sans dire que, la première fois où j’ai fait mon entrée à l’AKU, alors que j’étais encore un jeune responsable des achats de 22 ans qui venait d’obtenir son master, je n’imaginais pas une seule seconde qu’un jour j’y occuperais mon poste actuel.

Si je vous raconte cette histoire, c’est pour vous montrer les possibilités que nous ouvre l’AKU.

Chers futurs diplômés, chacun d’entre vous a suivi un chemin unique qui a abouti à ce moment précis. Certains d’entre vous sont les premiers de leur famille à faire des études supérieures. D’autres, filles et fils d’enseignants, d’infirmiers ou encore de médecins, perpétuent au contraire une tradition familiale. Certains d’entre vous n’avaient jamais connu d’autre foyer que le leur avant d’arriver sur notre campus. Pour d’autres, l’AKU était le symbole d’un retour aux études après des années de travail.

Je souhaite ainsi prendre quelques instants pour reconnaître vos parcours individuels. Je pense aujourd’hui aux moments de doute que vous avez pu vivre, comme cette première fois où vous avez reçu votre copie couverte de questions et de commentaires après avoir passé un examen et que vous vous êtes dit, « j’ai du pain sur la planche ! ». Je pense également à ces moments qui ont galvanisé votre confiance, comme cette journée particulière où, alors que vous travailliez en classe, dans la salle de presse, dans la bibliothèque ou dans la clinique, vous avez atteint un nouveau niveau de perspicacité et d’excellence.

Il me semble important de préciser que vous représentez un groupe qui s’étend sur trois continents. Au sein de la promotion 2021, vous avez noué des relations durables, vous vous êtes entraidés dans vos études et vous vous êtes engagés ensemble à aider les personnes dans le besoin.

Vous êtes désormais prêts à marquer vos secteurs professionnels et le monde de votre empreinte.

Nous nous trouvons actuellement à un moment charnière, non seulement pour vous, mais également pour l’AKU. Toutefois, permettez-moi de préciser qu’un changement de direction ne se traduit pas nécessairement par une modification des principes directeurs qui étayent le travail de notre institution.

Nous continuons à croire, comme nous l’avons toujours fait, que la connaissance a le pouvoir de résoudre les plus grands problèmes de l’humanité. Nous continuons également à croire que l’AKU, dont le rôle est de produire et de diffuser de nouvelles connaissances, peut apporter une contribution extraordinaire en faveur de l’amélioration de la qualité de vie en Afrique, en Asie et au-delà.

Comme notre chancelier, Son Altesse l’Aga Khan, l’a dit à la promotion 1994 : « Lorsqu’elle est exploitée à son meilleur niveau, l’université est intrinsèquement liée au bien-être de la société dans laquelle elle est implantée. Alors qu’elle glane des connaissances de toutes parts, l’université se sert de cette base intellectuelle pour résoudre les problèmes urgents auxquels le monde fait face, tant au niveau national qu’international. »

C’est précisément ce que fait l’AKU, et je vais vous expliquer comment.

En Afrique de l’Est, l’AKU et l’Université du Michigan utilisent l’intelligence artificielle pour identifier les personnes susceptibles d’avoir des problèmes de santé futurs. Nous ne sommes pas les seuls à voir l’énorme potentiel de ce projet, et pour preuve, puisque nous venons de recevoir un financement de plus de 6 millions de dollars de la part des National Institutes of Health (NIH) des États-Unis.

Au Pakistan, l’AKU a réduit de plus de 15 % le taux de mortalité néonatale dans huit districts ruraux où vivent 14 millions de personnes. Comment y sommes-nous parvenus ? En partageant nos connaissances avec des centaines d’établissements de santé publics et privés et des milliers d’agents de santé communautaires.

Grâce à la science des cellules souches et à la manipulation génétique, nos chercheurs mettent au point de nouveaux traitements contre les maladies du sang et certains cancers comme la leucémie. Ils ont analysé les évaluations de 15 000 étudiants pour identifier quels facteurs améliorent les performances en mathématiques et en sciences. Ils étudient en parallèle les initiatives mises en place par les autochtones pour protéger les droits des minorités dans les pays à majorité musulmane.

Comme la princesse Zahra l’a souligné tout à l’heure, nous nous efforçons également de réduire nos émissions de carbone en vue de faire de l’AKU l’une des rares universités du monde à atteindre la neutralité carbone. Cet objectif ambitieux nécessitera évidemment des innovations considérables. Toutefois, nous sommes déterminés à la concrétiser, mais aussi à aider d’autres institutions du même rang à suivre notre exemple.

Dans les années à venir, nous lancerons de nouveaux programmes de formation de premier cycle en médecine et en soins infirmiers en Afrique de l’Est. Nous allons construire un nouveau centre académique et un nouvel hôpital à Kampala. Enfin, nous allons ouvrir notre faculté des arts et des sciences à Karachi pour préparer les jeunes femmes et hommes à devenir les leaders de leur génération grâce à un programme d’études unique qui englobe sciences sociales, sciences naturelles et arts.

Comme le montrent tous ces exemples, et à l’approche du 40e anniversaire de l’AKU, nous restons fidèles à notre vision fondatrice, mais n’hésitons pas à faire preuve d’audace pour relever les défis qui nous attendent.

Je souhaiterais exprimer toute ma reconnaissance envers les personnes qui ont participé à notre succès. Je pense notamment aux décideurs politiques qui contribuent à créer l’environnement favorable dans lequel nous travaillons, notamment au Dr Peter Mathuki, le secrétaire général de la Communauté d’Afrique de l’Est. Je pense également à nos généreux donateurs, volontaires, anciens élèves et partenaires, sans oublier les autres agences du Réseau Aga Khan de développement (AKDN). Ce fut un plaisir d’apprendre à connaître et à travailler avec les différents membres de la famille de l’AKU au cours de mes premiers mois de mandat.

Mesdames et Messieurs, nos diplômés représenteront toujours la plus grande contribution que nous puissions apporter aux pays auprès desquels nous travaillons.

Chers futurs diplômés, nos anciens élèves - vos prédécesseurs - ont arpenté les mêmes couloirs, ont suivi les mêmes cours et ont appris dans les mêmes cliniques et salles de classe que vous. Ils ont porté le même uniforme vert et or que vous portez aujourd’hui. Et chaque jour, ils prouvent à quel point l’enseignement à l’AKU est puissant.

Ils fondent des écoles et des cliniques au sein de communautés défavorisées. Enseignants, chercheurs ou dirigeants influents, ils occupent une place sur la scène internationale. Employés de gouvernements nationaux, ils façonnent les politiques publiques. Ils lancent des start-up technologiques ou écrivent des poèmes primés. Ici, à l’AKU, ils font partie de nos dirigeants, chercheurs et professionnels les plus appréciés. Leur parcours est la preuve que vous pouvez concrétiser vos ambitions les plus audacieuses.

Aujourd’hui, nous ne célébrons pas la fin de quelque chose, car votre voyage ne fait que commencer. C’est désormais le moment pour vous de montrer au monde ce qu’un diplômé de l’AKU est capable d’accomplir.

Merci.

speech_262280 <p dir="rtl" style="text-align: justify;"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:150%"><span style="direction:rtl"><span style="unicode-bidi:embed"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span lang="AR-SA" style="font-size:12.0pt"><span style="line-height:150%"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif">"خريجونا، لقد سار أسلافكم الخريجون في نفس الممرات والساحات التي سرتم فيها، كما أنكم تعلمتم في نفس العيادات والفصول الدراسية. كانوا يرتدون نفس اللون الأخضر والذهبي الذي ترتدونه اليوم، وهم يثبتون يومياً مدى قوة التعليم الذي تلقوه في جامعة الآغا خان".</span></span></span></span></span></span></span></span></p> Anglais
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