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  • En 2019, les Services de santé Aga Khan (AKHS) ont commencé à lister les types et les volumes de gaz anesthésiques utilisés dans leurs établissements lors d’opérations chirurgicales. Le desflurane, le plus puissant gaz à effet de serre, n’est ainsi plus utilisé et est remplacé, dans la mesure du possible, par une alternative moins nocive.
    AKDN / Christopher Wilton-Steer
Services de santé Aga Khan
Réduire les émissions liées au secteur de la santé

Utilisés dans de nombreux traitements, les gaz anesthésiques et les gaz propulseurs des inhalateurs sont connus pour contribuer de manière significative à l’empreinte carbone du secteur de la santé. Les Services de santé Aga Khan (AKHS) cherchent ainsi des moyens de limiter l’utilisation de ces produits.

Gaz anesthésiques

En 2019, les AKHS ont ainsi commencé à lister les types et les volumes de gaz utilisés dans leurs établissements en vue de les remplacer, dans la mesure du possible, par des alternatives moins nocives. Depuis le lancement de ce projet, les établissements des AKHS ont cessé d’utiliser le desflurane, le plus puissant gaz à effet de serre. Toutefois, l’isoflurane, l’halothane, le sévoflurane et le protoxyde d’azote, d’autres gaz qui contribuent également au réchauffement climatique, et dans certains cas à l’appauvrissement de la couche d’ozone, sont toujours utilisés.

Face à cette situation, les AKHS travaillent d’arrache-pied afin de réduire les impacts de ces gaz et s’efforcent notamment :

  • de remplacer, dans la mesure du possible, les gaz à forte teneur en carbone ou contribuant à l’appauvrissement de la couche d’ozone par des gaz moins concentrés en carbone et des alternatives moins nocives pour la couche d’ozone ;
  • de remplacer autant que possible le protoxyde d’azote par de l’oxygène ou de l’air médical lors d’opérations chirurgicales ;
  • de favoriser les méthodes d’anesthésie à faible débit afin de réduire les volumes de gaz utilisés ;
  • d’utiliser des alternatives aux gaz fluorés, comme les anesthésiques par intraveineuse ; et
  • de capturer et de réutiliser les gaz anesthésiques si la situation le permet.

Un groupe d’anesthésistes des AKHS s’efforce actuellement de mettre en place des alternatives à l’utilisation de ces gaz et partage les résultats de son travail avec l’ensemble des établissements du réseau. Les Services prévoient en outre de communiquer l’ensemble des données portant sur l’empreinte carbone et les propriétés d’appauvrissement de la couche d’ozone des gaz anesthésiques étudiés avec les anesthésistes des secteurs privé et public afin d’encourager l’adoption de meilleures pratiques.

Inhalateurs

La pollution atmosphérique est un problème bien connu dans de nombreux pays à faible revenu et à revenu intermédiaire dans lesquels les AKHS travaillent En revanche, peu de personnes savent que certains traitements réservés aux maladies respiratoires peuvent eux aussi contribuer au changement climatique.

Dans certains cas, des aérosols-doseurs pressurisés (pMDI) sont utilisés pour administrer un traitement aux patients à l’aide de gaz propulseurs se révélant être également de puissants gaz à effet de serre. Ces gaz peuvent être jusqu’à 3 350 fois plus puissants que le dioxyde de carbone. De ce fait, un seul pMDI utilisé dans son intégralité peut produire autant d’émissions de gaz à effet de serre qu’une petite voiture parcourant environ 290 kilomètres. Un seul patient peut utiliser plus de 12 inhalateurs par an.

Heureusement, il existe des alternatives à ces dispositifs. Par exemple, certains inhalateurs se montrent plus efficaces que d’autres pour l’administration d’un même traitement alors qu’ils utilisent moins de gaz ou un gaz moins nocif pour la couche d’ozone. Dans la plupart des cas, les inhalateurs à poudre sèche s’avèrent tout aussi efficaces d’un point de vue clinique et ont un impact bien moins important sur l’environnement. C’est notamment pour cette raison que ce type d’inhalateurs représente la majorité des prescriptions en Suède (90 % des cas).

Dans ce contexte, les AKHS mettent en œuvre plusieurs initiatives afin de réduire l’impact de leurs traitements respiratoires et leur empreinte carbone et s’efforcent notamment de :

  • réduire la pollution atmosphérique engendrée par toutes leurs activités (par exemple par une utilisation plus efficace de combustibles ou la mise en œuvre de meilleures méthodes d’incinération dans les établissements de santé) ;
  • mieux contrôler la prescription, l’administration et l’utilisation des inhalateurs (souvent, les dispositifs ne sont pas pleinement ou correctement utilisés, ce qui réduit leurs propriétés thérapeutiques et engendre des déchets et émissions inutiles) ;
  • favoriser l’utilisation d’inhalateurs à faible émission de carbone ou sans gaz lorsque la situation clinique le permet ;
  • détruire les inhalateurs usagés dans le respect de l’environnement.

Pour plus d'informations, veuillez consulter: https://www.akdn.org/our-agencies/aga-khan-health-services/climate-smart-health-care/special-environmentclimate