Vous êtes ici

Vous êtes ici

  • À l’occasion du Jour de la terre 2022, l’AKAH a planté plus de 5 000 arbres de 50 espèces différentes dans le Gujarat. Ces arbres ne contribueront pas seulement à restaurer la biodiversité locale et à améliorer la sécurité hydrique, mais réduiront également les risques liés aux inondations.
    AKAH
Agence Aga Khan pour l'habitat
Protéger les populations et leur environnement

Le Réseau Aga Khan de développement (AKDN) a planté plus de 100 millions d’arbres au cours des cinquante dernières années, que ce soit dans le cadre d’initiatives communautaires de plantation d’arbres menées auprès d’écoliers et d’étudiants, d’un projet de plantation de 33,5 millions d’arbres dans les provinces pakistanaises du Gilgit-Baltistan et du Khyber Pakhtunkhwa, de la formation de jeunes chômeurs kenyans à la plantation d’arbrisseaux ou de la mise en place de poêles à haut rendement énergétique ou de microcentrales hydroélectriques pour réduire la consommation de bois de chauffage au sein des foyers.

Les avantages de ce travail vont bien au-delà de la capacité d’absorption du carbone des arbres, dont il est le plus souvent question dans ce contexte. En effet, lorsqu’ils sont plantés dans des zones stratégiques et gérés de manière responsable, les arbres peuvent être source de nourriture, renforcer la qualité de vie, augmenter la biodiversité, enrichir des terres inutilisées, améliorer la gestion des sols et de l’eau, protéger contre les risques naturels et revitaliser les communautés rurales.

Réduction des risques de catastrophe

Selon plusieurs observations empiriques, la couverture forestière du Tadjikistan serait passée de 20 % en 1991 à moins de 3 % en 2019. L’Agence Aga Khan pour l’habitat (AKAH) aide les autorités tadjikes à intégrer les communautés locales dans des programmes de plantation d’arbres et à atteindre les objectifs d’atténuation du changement climatique fixés par le gouvernement dans le cadre des Contributions déterminées au niveau national (CDN).

akf-tajikistan-forest-planted-byakf.jpg

Une forêt plantée dans le GBAO. L’AKDN a planté plus de 35 millions d’arbres en Asie. Ce travail contribue non seulement à lutter contre le changement climatique, mais également à protéger les communautés des inondations, des glissements de terrain et d’autres catastrophes.
Copyright: 
AKDN / Christopher Wilton-Steer

Récemment, l’AKAH a planté plus de 2 000 arbres dans la région autonome du Haut-Badakhchan (GBAO) avec l’aide de l’administration locale. C’est le Fonds Prince Sadruddin Aga Khan pour l’environnement (PSAKFE) qui a financé cette initiative dans le cadre d’un vaste projet visant à promouvoir la plantation d’arbres et le reboisement comme solutions naturelles de réduction des risques de catastrophe. L’AKAH collabore avec le gouvernement local pour mettre en place deux pépinières afin de produire durablement des arbres indigènes résistants au climat qui seront utilisés dans des initiatives de réduction des risques de catastrophe basée sur les écosystèmes (Eco-DRR) dans les montagnes du Pamir. Nous installons également des systèmes d’approvisionnement en eau et travaillons avec les autorités locales et les membres des communautés participantes pour identifier, préparer et contrôler les sites de plantation.

En Afghanistan aussi, le changement climatique affecte considérablement le paysage et constitue une menace on ne peut plus réelle pour l’ensemble de la population. L’augmentation de l’incidence de la sécheresse, les fluctuations des taux de précipitations, les inondations et les avalanches ont déjà eu des conséquences catastrophiques sur les habitants et les biens du pays. En 2021, l’AKAH et la communauté locale ont planté ensemble 3 500 arbres dans le village de Dasht-e-Dehkhaw, dans le Badakhchan. Le but de ce projet était de stabiliser une pente dangereuse et de protéger le village situé en aval de glissements de terrain et d’éboulements meurtriers.

L’AKAH lance des initiatives de plantation d’arbres sur des sites particulièrement exposés aux risques naturels. Dans ces contextes, les arbres peuvent constituer un rempart contre des catastrophes comme les inondations et les glissements de terrain tout en élargissant les espaces verts publics.

Écologisation du milieu urbain

Lieux de loisirs, d’exercice et de détente par excellence, les espaces verts peuvent transformer la qualité de vie des citadins. Les parcs constituent de véritables « poumons verts » pour les villes, car ils contribuent à la réduction de la pollution et à la protection des écosystèmes locaux. L’AKAH soutient la mise en place d’initiatives communautaires de plantation d’arbres en vue d’améliorer la qualité de vie et de renforcer la responsabilité environnementale des communautés bénéficiaires.

En collaboration avec le Comité pour la protection environnementale du Tadjikistan, le Bureau du maire de Douchanbé et le gouvernement suisse, nous avons planté 300 arbres dans un parc de la capitale tadjike.

aktc-afghanistan-189639.jpg

Jardins de Babur à Kaboul, après les travaux de restauration menés par le Trust Aga Khan pour la culture.
Copyright: 
AKDN / Simon Norfolk

À Kaboul, le changement climatique aggrave les impacts de l’urbanisation sauvage, de l’augmentation du nombre de véhicules motorisés sur les routes, de la construction de tours d’habitation et de la réduction des zones dédiées aux rassemblements publics en raison de la commercialisation croissante de l’espace. 

L’AKDN a ainsi construit deux grands parcs dans la capitale afghane, les jardins Chihilsitoon et les jardins de Babur. Le Réseau a également planté 50 000 arbres dans la ville, ce qui a contribué à l’écologisation du tissu urbain, au renforcement de la durabilité environnementale et à l’amélioration de la qualité de vie des résidents.