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  • Face aux difficultés d’approvisionnement en kits et instruments de dépistage auxquelles le Pakistan a été confronté d’avril à mai 2020, le Laboratoire d’innovation de l’Université Aga Khan a développé une alternative locale : un modèle d’écouvillon nasal imprimable en 3D qui permettra aux autorités nationales de moins dépendre des importations d’écouvillons pour les prélèvements d’échantillons respiratoires.
    AKU
Université Aga Khan
L’AKU développe un modèle d’écouvillon nasal imprimable en 3D afin de renforcer les capacités de diagnostic de la COVID-19 au Pakistan

Après des essais cliniques réussis, l’Université Aga Khan (AKU) vient de confirmer l’efficacité de son modèle d’écouvillon nasal imprimable en 3D. Grâce à ce projet, les autorités pakistanaises seront désormais en mesure d’assurer la production locale d’écouvillons nasaux, un instrument essentiel qui permet le prélèvement d’échantillons de mucus dans le cadre des tests de dépistage de la COVID-19.

Confrontés à la pandémie de COVID-19, les pays de toute la planète ont multiplié les créations de centres de test, ce qui a entraîné une forte augmentation de la demande mondiale de kits et d’instruments de dépistage et de diagnostic, et notamment de ces longs cotons-tiges plus connus sous le nom d’écouvillons. Le Pakistan n’a pas fait exception à la règle et, à ce jour, s’est vu contraint d’importer tous les écouvillons nécessaires aux centres du pays. 

Face aux difficultés d’approvisionnement en kits et instruments de dépistage qui ont frappé le pays au plus fort de la pandémie d’avril à mai 2020, le Laboratoire d’innovation de l’AKU a développé une alternative locale. 

Une équipe dirigée par Saleem Sayani, chercheur principal et directeur du Centre pour l’innovation technologique (TISC) et du Centre de ressources en télésanté (dHealth) de l’AKU, et composée de chercheurs, de techniciens de laboratoires cliniques et d’ingénieurs biomédicaux, a utilisé une imprimante 3D spécialisée afin de développer un prototype d’écouvillon. Les essais cliniques menés sur le prototype ont montré que l’écouvillon imprimé en 3D est aussi sûr, efficace et ergonomique que les écouvillons classiques habituellement importés. 

« Notre imprimante peut produire plus de 1 000 écouvillons par jour pour un coût bien inférieur à ceux que nous importons », explique M. Sayani.

Le Dr Adil Haider, doyen de l’École de médecine de l’AKU, a quant à lui déclaré que ce modèle d’écouvillon imprimable en 3D prouve que des projets novateurs lancés à l’échelle locale peuvent permettre de répondre à des problèmes d’ordre national, même face à une pandémie.

« Ce modèle d’écouvillon imprimable en 3D nous permettra de diminuer nos besoins d’importation d’écouvillons pour les prélèvements d’échantillons respiratoires », explique la professeure Zahra Hassan, co-chercheuse principale du projet et responsable du service de pathologie et de médecine de laboratoire de l’AKU. « Cette innovation peut nous aider à renforcer les capacités de diagnostic de la COVID-19 au Pakistan. »

Cet article est une adaptation d’une histoire publiée sur le site internet de l’Université Aga Khan.