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  • Jardins sur les toits, Assouan-Ouest, Égypte.
    AKDN / Christopher Wilton-Steer
Fondation Om Habibeh
En Haute-Égypte, les potagers renforcent l’autonomie des femmes et améliorent la nutrition infantile

En Haute-Égypte, les structures patriarcales, les normes sexistes et les relations de pouvoir inégalitaires entre hommes et femmes limitent considérablement l’accès de ces dernières aux ressources et, de ce fait, leurs perspectives de développement. Dans cette région, il est encore courant de dissuader les jeunes filles de faire des études ou d’empêcher les femmes de travailler dans des environnements mixtes.

C’était notamment le cas de Fatma, une jeune femme du village d’Al-Raghama Al-Balad, à Assouan, qui a présenté les produits de son potager dans l’espace d’exposition d’un récent événement organisé à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

En Haute-Égypte, où travaille la Fondation Om Habibeh (OHF), une entité de la Fondation Aga Khan (AKF), les femmes sont traditionnellement exclues des activités agricoles, car il est socialement inacceptable qu’elles exercent une activité hors de leur domicile. Le programme « Women in Agriculture » (Les femmes dans l’agriculture) de l’OHF a pour but de débloquer le potentiel de participation active des femmes dans le secteur horticole en leur permettant de cultiver leur nourriture depuis leur domicile, ce qui les aide à considérablement améliorer la nutrition de leur famille, à économiser de l’argent et même à gagner des revenus par la vente de leurs excédents de production.

Dans le cadre de ce programme, Fatma a créé un potager chez elle. Elle produit des tomates, des concombres, des aubergines et bien d’autres légumes et aromates. Depuis qu’elle s’est lancée dans cette activité, elle déclare avoir remarqué une amélioration drastique de la nutrition de ses enfants :

« Les enfants mangent davantage de produits frais, ce que nous ne pouvions pas nous permettre avant. Comme je n’utilise aucun pesticide ou engrais artificiel, je ne me fais aucun souci concernant la qualité de la nourriture qu’ils mangent »

À ce jour, plus de 1 560 femmes comme Fatma ont bénéficié du programme de l’OHF et ont eu l’occasion de suivre une formation complète et d’obtenir des outils afin de créer leur propre potager et d’améliorer la qualité de vie de leur famille.