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  • Afin de réduire l'incidence élevée des morts évitables pendant l'accouchement chez les femmes afghanes, l'AKF soutient des sessions de formation de sages-femmes communautaires à Bâmiyân, Faizabad et Kaboul.
    AKDN / Sandra Calligaro
Reconstruire le système de santé en Afghanistan
Formation en maïeutique

Chaque année, près de la moitié des décès de femmes afghanes en âge de procréer sont dus à des complications lors de la grossesse ou de l’accouchement. Pourtant, près de 90 % de ces décès sont évitables. Depuis les dix dernières années, le Réseau Aga Khan de développement (AKDN) s’efforce de faire face à cette situation en formant des sages-femmes à travailler dans les régions rurales où il est primordial de mettre en œuvre des services de santé maternelle et infantile.

Dans la province de Bâmiyân, au centre du pays, l’AKDN forme des sages-femmes communautaires dans une petite école bâtie en 2004. Deux autres écoles de ce type sont opérationnelles dans les provinces du Badakhchan et de Baghlân. Une fois leurs études terminées, les diplômées commencent souvent par travailler dans l’Hôpital provincial de Bâmiyân, également géré par l’AKDN. Après un an, elles peuvent partir travailler dans l’un des centres de santé du Réseau.

La formation en maïeutique s’inscrit dans l’initiative plus large de l’AKDN visant à contribuer à la reconstruction de l’infrastructure sanitaire du pays. Actuellement, le Réseau gère deux hôpitaux, 22 centres de santé, 12 centres auxiliaires, deux unités de santé mobiles et plus de 200 postes de santé établis dans des villages reculés. L’AKDN fournit ainsi des soins de santé à plus de 400 000 personnes dans certaines des régions les plus reculées et les plus inaccessibles d’Afghanistan. Il collabore également avec le gouvernement afghan afin de créer des ressources humaines qualifiées dans tous les domaines des soins de santé en offrant une formation médicale aux médecins, aux infirmières et aux administrateurs, ainsi que des conseils et un soutien technique sur les politiques de santé, les normes infirmières et la formation des sages-femmes.

« J’ai de plus en plus tendance à définir la pauvreté non plus comme seulement une question de revenu, mais plutôt comme un état de marginalisation dans toutes les conditions qui contribuent à la qualité de la vie humaine. Un état de pauvreté est un état de privation dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l’éducation, de la sécurité, du logement, de la finance et dans toutes ces autres conditions qui sont essentielles au bien-être de chacun. » Son Altesse l’Aga Khan, lors de la Conférence « Asie centrale et Europe : un nouveau partenariat économique pour le 21e siècle », à Berlin, en Allemagne, le 13 novembre 2007.

 

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