Vous êtes ici

Vous êtes ici

  • L’objectif principal du programme des AKES est de favoriser l’échange des meilleures pratiques dans l’enseignement des mathématiques et des sciences au niveau secondaire.
    AKDN / Christopher Wilton-Steer
Services d'éducation Aga Khan
De nouveaux outils pour les enseignants d’Asie centrale durant la pandémie de COVID-19

Voir aussi:
Ressources de l'AKDN pour aider les familles avec des enfants à la maison
Ressources de l'AKDN pour les enseignants

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, des enseignants d’Asie centrale ont mis à profit de nouveaux outils et approches pédagogiques (axés notamment sur les mathématiques et les sciences) afin d’adapter les cours dispensés en classe à l’apprentissage à domicile.

Il convient toutefois de préciser que la nouveauté de ces outils virtuels est relative, puisqu’ils ont été développés sur la base d’ateliers présentiels organisés entre des enseignants originaires du Royaume-Uni et d’Asie centrale en 2018. Ils s’appuient également sur des outils pédagogiques qui aident les élèves à trouver des solutions à des enjeux émergents ou déjà existants tels que la pauvreté, le changement climatique, les pandémies, la paix et la sécurité.

C’est grâce au partenariat entre les Services d’éducation Aga Khan (AKES) en Asie centrale et le Comité pédagogique Aga Khan pour le Royaume-Uni (AKEB UK) que les élèves de la région peuvent bénéficier d’un tel programme. Partie intégrante des initiatives des AKES visant à renforcer les capacités des enseignants et garantir que les élèves de la région puissent accéder aux meilleurs établissements d’enseignement supérieur internationaux, ce projet de collaboration entre enseignants a un objectif simple : améliorer et renforcer les compétences pédagogiques des enseignants des AKES.

« Ce projet est une occasion unique pour les enseignants tadjiks, kirghizes et britanniques de partager leurs expériences entre eux et d’apprendre les uns auprès des autres », selon Nafisa Gulshaeva, directrice académique des AKES en Asie centrale. « L’important taux de participation à la formation en présentiel et au programme de suivi témoigne à lui seul de son succès. »

« Des enseignants originaires de différentes régions du monde ont la chance de pouvoir se réunir et d’apprendre les uns auprès des autres », ajoute Sugra Alibhai, cheffe de projet pour l’équipe de l’AKEB UK.

Depuis le début de ce partenariat en 2018, des enseignants originaires du Royaume-Uni ont ainsi épaulé les enseignants et directeurs du Lycée Aga Khan de Khorog, au Tadjikistan, et de l’École Aga Khan de Osh, en République kirghize. L’objectif principal du projet est de favoriser l’échange des meilleures pratiques dans l’enseignement des mathématiques et des sciences au niveau secondaire et de renforcer les compétences en gestion pédagogique et les connaissances théoriques et pratiques des enseignants locaux.

Des ateliers traditionnels de perfectionnement professionnel ont notamment été menés en présentiel au Tadjikistan et en République kirghize. Une importante phase de planification et de mutualisation a été mise en œuvre des deux côtés en amont de l’arrivée de l’équipe britannique en Asie centrale afin de garantir l’adéquation de cette période d’échange aux besoins des enseignants formés. Après les formations intensives organisées en présentiel et la mise en place d’appels de suivi et d’un accompagnement et d’échanges en ligne, les enseignants ont pris le temps de consolider les acquis des ateliers et de mettre à l’essai leurs nouvelles compétences en classe.

À ce jour, plus de 40 enseignants des AKES ont directement pris part à cette initiative, ce qui a eu un impact positif sur plus d’un millier d’élèves des institutions des AKES. De plus, les retombées de ce programme ne se sont pas limitées aux enseignants impliqués ; en effet, certains de leurs collègues ont à leur tour exprimé le souhait d’acquérir ces nouvelles compétences.

« Cette formation m’a aidée à renforcer ma compréhension de diverses approches d’enseignement des sciences, mais aussi de la façon dont ces approches peuvent être mises en œuvre afin de maximiser les chances des élèves d’acquérir des compétences pratiques dans cette matière », a déclaré Khudonazarova Nozanin , enseignante de sciences au Lycée Aga Khan de Khorog. « La manière dont la recherche et la pratique ont été réunies au sein d’un même projet est très inspirante. J’ai appris de nombreuses choses, même s’il me reste encore beaucoup à étudier, apprendre et mettre en pratique. »

Les ateliers en présentiel ont également préparé les enseignants à échanger avec leurs élèves lors de périodes de confinement comme celle que nous vivons actuellement. « Malgré les difficultés auxquelles nous faisons face dans un contexte d’isolement, nous sommes très heureux de pouvoir apprendre chez nous et de continuer d’échanger avec nos enseignants et nos amis en ligne », déclare Zhannat Karasheva, 13 ans, élève à l’École Aga Khan de Osh.

Aujourd’hui, afin de permettre aux élèves de continuer d’apprendre malgré la pandémie de COVID-19, les AKES envisagent d’adapter les ateliers auparavant organisés en présentiel à une mise en œuvre en ligne pour les enseignants.

akes-kyrgyz-republic-uk_and_central_asian_educators_at_the_aga_khan_school_in_osh_2019.jpg

L’objectif du projet de collaboration entre enseignants du Tadjikistan, de la République kirghize et du Royaume-Uni était d’améliorer et de renforcer les compétences pédagogiques des enseignants des AKES, dont ceux de l’École Aga Khan de Osh, en République kirghize, ici en photo avant la pandémie de COVID-19.
Copyright: 
AKDN / Ruslan Rahimbekov / Aga Khan School Osh

Récemment sur AKDN

Sur le terrain