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  • Les autochtones ont désormais accès tout au long de l’année à une eau potable conforme aux normes de qualité de l’OMS.
    AKAH
Agence Aga Khan pour l’habitat
Développer l’accès à l’eau potable dans le corridor du Wakhan

En raison des chutes de neige l’hiver et des glissements de terrain et inondations l’été, les villages du corridor de Wakhan (dont certains culminent à plus de 3 000 mètres d’altitude) sont isolés du reste de l’Afghanistan jusqu’à quatre mois par an. En conséquence, de nombreux villages bordant la frontière pakistano-afghane n’ont pas accès à l’eau potable. Les habitants de cette région, et notamment les femmes, doivent ainsi parcourir de longues distances sur des sentiers montagneux escarpés pour aller chercher de l’eau dans des rivières ou d’autres sources non protégées. Souvent, l’eau récoltée est insalubre et entraîne des maladies dans ces villages où l’accès aux services de santé est limité, voire inexistant.

Pour pallier ce problème, l’Agence Aga Khan pour l’habitat (AKAH) construit actuellement 15 systèmes d’approvisionnement en eau résistants au changement climatique avec l’aide de la Fondation pour le Programme d’intégration régionale Pakistan-Afghanistan-Tadjikistan (PATRIP). À Ners, un village du district de Wakhan, dans le Badakhchan, qui longe la frontière entre l’Afghanistan, le Pakistan et la Chine, l’AKAH a construit un système d’approvisionnement en eau auquel sont reliés tous les foyers et infrastructures publiques du village. Désormais, les villageois ont accès à une eau potable conforme aux normes de qualité de l’OMS tout au long de l’année. L’AKAH a commencé ce projet par la conception et l’installation d’un réseau de canalisations protégées parcourant les 6,5 km qui séparent la source d’eau du village. Le réseau comprend un système de drainage conçu pour évacuer l’eau correctement et en toute sécurité pendant les mois d’hiver et est adapté aux conditions géographiques et climatiques particulières du village.

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L’AKAH a conçu et installé un réseau de canalisations protégées parcourant les 6,5 km qui séparent la source d’eau du village.
Copyright: 
AKAH

Compte tenu de l’isolement du village, le transport des matériels et matériaux de construction était particulièrement compliqué et a été assuré via la chaîne logistique de l’AKAH développée lors de l’acheminement d’aide humanitaire à la suite de catastrophes. Le projet prend également en compte l’enjeu de l’accessibilité dans la prévision des réparations et de l’entretien futurs du système, c’est pourquoi il intègre un volet de responsabilisation et de développement des compétences de la communauté locale afin qu’elle puisse assurer ces tâches. L’AKAH a également constitué et formé un comité WASH (eau, assainissement et hygiène) au sein de la communauté. Ce comité sera responsable de la maintenance du système et s’efforcera de promouvoir de bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement parmi les habitants.

Salué par le gouverneur du district, ce projet est unique dans la région. Pour le coordinateur provincial du Ministère de la réhabilitation rurale et du développement, « l’objectif global de ce système d’approvisionnement en eau est de protéger les villageois ».

Les avantages de l’installation d’un système d’approvisionnement en eau dans les villages comme Ners ne se limitent pas à une amélioration de l’accès à l’eau potable. Un tel projet permet également de prévenir les maladies, de réduire le temps que les habitants passaient auparavant à aller chercher de l’eau et même d’instaurer des normes internationales de qualité de l’eau dans des villages reculés.

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L’AKAH a constitué et formé un comité WASH (eau, assainissement et hygiène) au sein de la communauté. Ce comité sera responsable de la maintenance du système et s’efforcera de promouvoir de bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement parmi les habitants.
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AKAH