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  • Un projet de canal d'irrigation, d'un siphon et d'aménagement du territoire du Programme Aga Khan de soutien rural (AKRSP), à Narthang, Baltistan (Pakistan). La plantation de peupliers est la première étape de l'aménagement du territoire après la construction de canaux d'irrigation, transformant ainsi le paysage désertique.
    AKDN / Robin Oldacre-Reed
Programme Aga Khan de développement rural
Développement multi-secteurs

Pendant des années, les institutions de développement se sont concentrées sur des objectifs étroitement définis, sans grande coordination avec des organisations extérieures à leur discipline. Beaucoup pensaient qu’une augmentation des revenus était la clé du développement. Cependant, d’après l’expérience de l’AKDN, la disparité des revenus n’est qu’une composante de la pauvreté. Il existe en effet d’autres aspects qui peuvent être tout autant préjudiciables : le manque d’accès à une éducation de qualité, l’incapacité à minimiser les effets des catastrophes ou encore l’absence d’organisations de la société civile efficaces. En conséquence, et malgré l’augmentation des revenus, la qualité de vie globale n’évolue quasiment pas.

Lors d’une visite du Programme Aga Khan de soutien rural au Pakistan au milieu des années quatre-vingt, Son Altesse l’Aga Khan a constaté que l’intervention de différents services, chacun spécialisé dans un domaine précis, était nécessaire. Il a vu le programme de soutien rural se développer naturellement pour englober la santé et l’éducation, mais il s’est également rendu compte de la nécessité de la microassurance, des projets environnementaux, des constructions antisismiques, de la planification dans les villages et de la restauration des monuments culturels.

Le modèle multi-secteurs qui a émergé reconnaît que la mise en place de changements positifs et durables est un phénomène complexe aux multiples facettes. Pour l’AKDN, le développement est réussi lorsqu’un continuum d’activités de développement offre aux habitants d’une région spécifique non seulement une augmentation des revenus, mais aussi une amélioration générale et soutenue de la qualité de vie globale.

Dans les régions du nord du Pakistan, par exemple, les activités du Programme Aga Khan de développement rural (AKRSP) sont coordonnées avec celles d’autres agences de l’AKDN. L’AKRSP a construit des milliers de petites infrastructures, installé des centaines de microcentrales hydroélectriques, planté des dizaines de millions d’arbres, remis en état des centaines d’hectares de terres dégradées et mobilisé 4 000 organisations communautaires. Parallèlement, les Services de santé Aga Khan (AKHS) ont complété ces activités en mettant en place des services de santé.

Les Services d’éducation Aga Khan ont créé des écoles et des programmes d’alphabétisation. L’Université Aga Khan de Karachi a formé de nombreux étudiants brillants qui sont retournés dans leurs communautés pour exercer en tant que médecins, infirmiers et enseignants.

Les Services Aga Khan pour l’aménagement et la construction ont créé des structures antisismiques pour les logements et les centres communautaires, mis en place des projets d’approvisionnement en eau et d’assainissement, et permis plus de 70 améliorations de logements à bas coûts.

Focus Assistance Humanitaire (FOCUS), une filiale de l’AKDN, a dispensé des formations à l’aide d’urgence en cas de catastrophe et aux mesures d’atténuation.

Le Fonds Aga Khan pour le développement économique (AKFED) a créé trois hôtels dans la région, de véritables moteurs économiques qui fournissent des emplois, établissent des normes de service et stimulent l’activité économique en privilégiant l’approvisionnement local.

L’Agence Aga Khan pour la microfinance a géré des milliers de nouveaux crédits de microfinance et expérimenté la microassurance pour les plus pauvres.

Le Trust Aga Khan pour la culture a restauré des douzaines de maisons historiques, monuments, édifices emblématiques et espaces publics.