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  • Un groupe d’épargne communautaire soutenu par la Fondation Aga Khan par l’intermédiaire du programme ESCoMIAD, financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international.
    AKDN / Christopher Wilton-Steer
Fondation Aga Khan
Économisons ensemble : comment les groupes d’épargne investissent dans le potentiel des femmes

Créé en 2015, le groupe d’épargne de Ganj, un village de la province de Khatlon, au Tadjikistan, compte 40 membres, dont 35 sont des femmes. Aujourd’hui, ce groupe qui ne comptait à l’origine que 17 membres s’est développé et entame son quatrième cycle d’activité. Avec plus de 4 000 dollars épargnés et une nette augmentation de la valeur des prêts au cours de l’année dernière, les progrès du groupe ont poussé plusieurs de ses membres à créer de petites entreprises, à s’exprimer davantage dans leur foyer et à faire confiance à ce modèle novateur. Toutefois, ces personnes, dont la majorité sont des femmes au foyer, apprécient par-dessus tout le réseau d’entraide qui en a découlé.

« Avant la création du groupe, nous n’échangions pas nos idées », déclare l’une des membres. « Désormais, nous avons notre propre structure pour discuter et évoquer la création de nos propres petites entreprises. Nous sommes heureuses de savoir que nous pouvons nous entraider et épargner. »

Elles décrivent ainsi le groupe comme un réseau de personnes qui veillent les unes sur les autres et s’aident mutuellement à couvrir entre autres les frais d’urgence. L’une d’elles explique que lorsqu’elle a rejoint le groupe, sa priorité était de payer les frais scolaires de son fils : « Mon fils étudie à l’université, et j’avais besoin de contracter un prêt pour payer les frais scolaires. Je n’ai demandé à aucun membre de ma famille de me prêter de l’argent. Je ne suis pas non plus allée à la banque... J’ai simplement consulté mon groupe, j’ai exposé mon problème et j’ai contracté un prêt. J’ai pu le rembourser en trois mois. »

Les groupes d’épargne renforcent la confiance au sein des communautés. Un autre membre le résume très bien : « Nous ne pourrions faire tout cela sans avoir confiance les uns en les autres. » Cette atmosphère de confiance est née grâce au cadre de responsabilisation qu’elle implique.

Cette responsabilisation repose sur la manière dont le groupe collecte et stocke les fonds déposés. Les parts et cotisations collectées auprès de tous les membres, qui contribuent également à un « fonds social » pour faire face aux situations d’urgence, sont conservées dans un coffre-fort. Les trois responsables (cheffe, trésorière et secrétaire) du groupe détiennent une clé du coffre, qui ne peut être ouvert qu’avec ces trois clés.

En parallèle des débats concernant les priorités locales, les groupes d’épargne instaurent un climat de confiance au sein des communautés et constituent une plateforme d’autonomisation économique.

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Aujourd’hui, plus de 3 000 femmes de la province de Khatlon ont rejoint un CBSG soutenu par ESCoMIAD, soit 80 % de tous les membres de ces groupes.
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AKDN / Christopher Wilton-Steer

Ce texte est une adaptation d’un article paru à l’origine sur le site internet de la Fondation Aga Khan États-Unis.