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  • L’AKAH travaille auprès de nombreuses communautés pour que leurs maisons, écoles, cliniques et infrastructures essentielles puissent résister aux conditions climatiques extrêmes et aux catastrophes. Une nouvelle maison construite par l’AKAH pour des déplacés internes à Danyur, au Pakistan.
    AKDN / Christopher Wilton-Steer
  • Dans le Gujarat, en Inde, l’AKAH conçoit des logements abordables, fonctionnels et parasismiques avec un type de pierre récoltée à l’échelle locale et à l’aide de techniques de renforcement structurel dans le cadre de son Programme de développement de l’habitat rural.
    AKAH
  • Pour réduire autant que possible la pollution, la meilleure option est d’éviter de construire de nouveaux bâtiments et de réutiliser des bâtiments existants pour en réaffecter l’usage. L’AKAH a notamment mis en œuvre cette stratégie d’utilisation réadaptative pour son Centre de ressources sur l’habitat de Chitrawad, dans le Gujarat, en Inde.
    AKAH India
Construction sûre et durable

Par des initiatives de réduction des émissions et l’utilisation de matériaux et de modèles écoénergétiques, l’AKAH vise la durabilité et la neutralité carbone.

L’Agence Aga Khan pour l’habitat (AKAH) travaille auprès de nombreuses communautés pour les aider à ce que leurs maisons, écoles, cliniques et infrastructures essentielles soient sûres, durables et capables de résister aux risques naturels auxquels elles sont confrontées. Nous favorisons la construction de structures parasismiques et nous efforçons de moderniser les bâtiments sur lesquels nous intervenons, mais cherchons également à mettre en œuvre des méthodes de construction qui renforcent leur résistance aux inondations, cyclones et autres risques naturels. Nous formons des maçons à des pratiques de construction sûres et encourageons la création de logements ruraux adaptés à leur environnement local. Nous proposons en parallèle des services de construction, de la conception à la gestion, afin d’assurer la durabilité des écoles, des hôpitaux et des institutions communautaires, mais également de plus grands ensembles immobiliers en milieu urbain.

Les risques de catastrophe naturelle sont en constante augmentation en raison du changement climatique, de la pression croissante exercée sur les ressources naturelles et de problèmes de pénurie d’énergie et d’eau. Dans ce contexte, l’AKAH s’efforce d’élaborer des solutions de construction plus écologiques afin de renforcer la résilience des établissements humains auprès desquels elle intervient.

L’AKAH vise à atteindre la neutralité carbone d’ici 2025.

Le secteur du bâtiment représente 38 % des émissions globales de gaz à effet de serre (GES). Il est estimé que la plupart des bâtiments qui existeront dans le monde en développement d’ici 2050 n’ont pas encore été construits.

Le secteur de la construction constitue la plus grande source d’émissions de gaz à effet de serre pour l’AKAH et représentait 67 % de ses émissions totales en 2020. Les Contributions déterminées au niveau national* (CDN) de plusieurs des pays dans lesquels l’AKAH travaille s’orientent sur la réduction des émissions des bâtiments neufs et existants pour atténuer le changement climatique.

L’AKAH aide les communautés à lutter contre le changement climatique en repensant la façon dont les bâtiments sont conçus, construits et exploités. Nous plaçons les principes de construction écologique au cœur de notre stratégie de développement et favorisons l’adoption de méthodes écoénergétiques. Nous nous efforçons ainsi de renforcer les capacités des acteurs concernés en matière d’efficacité énergétique, de gestion de l’eau, d’énergie renouvelable et d’utilisation de matériaux durables. Pour appuyer la mise en œuvre de ce programme, nous avons élaboré un code de la construction écologique pour tous les nouveaux bâtiments et les bâtiments existants du Réseau Aga Khan de développement (AKDN). Dans le cadre de ces directives, tous les nouveaux bâtiments doivent répondre à des normes équivalentes à celles de la certification EDGE Advanced de la Société financière internationale (IFC), qui exige une réduction de la consommation d’énergie d’au moins 40 %. À terme, nos nouveaux projets de grande envergure ne produiront plus de carbone lors de l’étape de développement.

L’approche de l’AKAH consiste à éviter la construction de nouveaux bâtiments et à maximiser la valeur du parc immobiliser existant en prolongeant la durée de vie des structures déjà construites. Lorsque nous devons construire malgré tout, nous nous efforçons d’utiliser des matériaux et des procédés locaux afin d’émettre le moins d’émissions de carbone possible et d’optimiser l’efficacité énergétique et la consommation d’eau du bâtiment pendant toute sa durée de vie.

L’AKAH encourage l’adoption de mesures de conception passive qui s’appuient sur les sources d’énergie ambiantes pour maintenir un environnement confortable à l’intérieur des structures. Qu’elles concernent l’isolation, l’ombrage, la taille et l’orientation des fenêtres ou la ventilation naturelle, ces mesures permettent de réguler la température et les besoins d’éclairage dans les bâtiments.

Ces modèles passifs sont également dotés d’éclairages et de systèmes écoénergétiques et s’appuient sur des solutions énergétiques durables. L’AKAH favorise en outre l’utilisation d’approches de construction et de ressources à faible empreinte carbone, comme le bois provenant de sources durables, la roche, la terre comprimée, l’acier recyclé ou des alternatives au ciment qui rejettent moins d’émissions.

Le code de la construction écologique de l’AKDN oriente les structures de gouvernance et les organismes de réglementation dans certaines de nos principales régions d’intervention. Par exemple, le Pakistan est en train d’élaborer un code similaire à l’échelle nationale qui s’appuiera en grande partie sur celui du Réseau. L’AKAH collabore également avec le gouvernement afghan dans le cadre du renforcement des Contributions déterminées au niveau national. Ce document est la ressource nationale principale qui guide la lutte contre le changement climatique et met en lumière les ambitions du gouvernement en matière d’adaptation et d’atténuation du changement climatique pour les cinq prochaines années. Les mesures relatives aux bâtiments écologiques y occupent notamment une place importante.

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Extension et aménagement parasismique du Lycée Diamond Jubilee d’Immit. Les données relevées au cours des HVRA menées sur les zones à risque et les zones sûres sont utilisées pour renforcer, protéger et relocaliser les infrastructures essentielles. Grâce à ces initiatives, plus de 100 écoles, centres de santé et édifices communautaires ont été sécurisés et construits dans des zones plus sûres.
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AKAH

Réutiliser plutôt construire

À Chitrawad, dans le Gujarat, en Inde, l’AKAH a réparé et remis à neuf un immeuble de bureaux plutôt que de construire une nouvelle structure pour son Centre de ressources sur l’habitat. Cette stratégie de réutilisation adaptative permet d’éviter les émissions de gaz à effet de serre produites par la construction d’un nouvel édifice en réaffectant un bâtiment existant à un nouvel usage. La disposition de l’immeuble a été adaptée pour y intégrer des salles de formation et de réunion et des espaces de travail et de détente pour répondre aux besoins d’un centre de ressources. Nous avons réutilisé les portes et les fenêtres existantes et avons conservé les décombres engendrés par les travaux afin de les réutiliser dans un autre projet. Cette approche nous a permis de réduire davantage l’empreinte carbone de l’opération en réutilisant un maximum de matériaux et en limitant les coûts et les émissions liés au transport de nouveaux matériaux et à l’élimination des déchets.

Nous y avons intégré d’autres mesures écologiques et écoénergétiques, notamment la technologie novatrice de toit blanc GreenPro, un revêtement réfléchissant qui dévie la chaleur et réduit les besoins de refroidissement de la structure. Le bâtiment comprend également des systèmes photovoltaïques et de ventilation et d’éclairage naturels pour réduire davantage les émissions liées à ses activités et intègre des dispositifs de collecte des eaux de pluie et des appareils sanitaires à débit réduit pour faciliter la conservation de l’eau.

Une conception écoénergétique pour atteindre la neutralité carbone

Après les inondations dévastatrices qui ont frappé le village de Dasht-e-Dehkhaw, dans le Badakhchan afghan, en 2017, l’AKAH a commencé à travailler avec la communauté locale sur un projet de relocalisation volontaire. En effet, les évaluations des risques réalisées par l’AKAH après la catastrophe ont révélé que le site d’origine du village était trop exposé aux risques naturels. Nous collaborons ainsi avec la communauté dans le cadre d’un processus de planification participative dont l’objectif est de relocaliser le village dans une zone plus sûre située à proximité. Grâce à des données provenant d’évaluations de l’exposition aux risques, de la qualité du sol, des sources d’eau, des informations météorologiques ou encore des besoins socio-économiques des habitants, après des consultations avec la communauté et sur la base de méthodes de construction culturelles locales, nous avons élaboré des modèles de maison « zéro carbone » adaptés aux conditions locales. Ces modèles reposent également sur les principes de construction écologique. Par exemple, les maisons sont entièrement alimentées par des énergies durables grâce à un système hybride solaire et microhydraulique et n’émettent aucun GES directement. Les plans élaborés pour l’aménagement des foyers et du village s’appuient en outre sur des mesures de conception passive pour maximiser l’énergie solaire et minimiser l’impact du vent pendant la saison froide et ainsi garantir un meilleur confort thermique aux résidents. D’autres méthodes d’isolation, des fenêtres écoénergétiques et des ressources locales sont également utilisées afin que les structures aient une empreinte carbone minimale. L’AKAH applique des principes de conception similaires à ceux du siège régional de la Première Banque de Microfinance, Pakistan (FMFB-P), situé à Gilgit, au Pakistan. Les mesures de conception passive et d’efficacité énergétique mises en œuvre pour ce bâtiment permettront d’éviter l’émission de 13 tonnes de GES par an. Plus d’informations

Utiliser des matériaux de construction novateurs écoénergétiques et à faible empreinte carbone

L’AKAH met à l’essai et encourage l’utilisation de solutions et de matériaux de construction à faible empreinte carbone comme la pierre, le bois et la terre. En Syrie, dans le cadre de notre programme d’aide humanitaire, nous travaillons avec les communautés et les universités locales afin de raviver les méthodes d’architecture en terre. Nous formons des architectes et des ingénieurs à l’utilisation de blocs de terre comprimée stabilisée pour aider les populations sinistrées à reconstruire leur logement. Nous avons testé les sols locaux et différentes conceptions afin de développer les solutions les plus adaptées à chaque contexte. Nous intégrons ces blocs dans des modèles de maison adaptés aux besoins et au climat locaux. De telles solutions permettent d’économiser de l’énergie et de réduire les émissions, non seulement au niveau de la production et du transport des matériaux de construction, mais également des coûts de chauffage et de climatisation des structures. En Inde, nous combinons l’application du revêtement de toit réfléchissant GreenPro avec la création de jardins verticaux et de jardins sur les toits ou les terrasses pour lutter contre les effets des îlots de chaleur urbains. Nous avons présenté la technologie de toit blanc dans de grands complexes de logements urbains dans les États du Gujarat et du Telangana afin de sensibiliser la population à l’adoption de mesures simples et écoénergétiques.

*Les Contributions déterminées au niveau national sont des objectifs et des plans fixés par chaque pays pour réduire les émissions à l’échelle nationale et s’adapter aux effets du changement climatique.