Vous êtes ici

Vous êtes ici

  • « C’est avec un très grand plaisir et une profonde gratitude que j’accepte la charte kenyane de l’Université Aga Khan… C’est un vote de confiance envers l’AKU et toutes les personnes qui en font partie - nos professeurs, les membres de notre personnel et de notre administration, nos étudiants, nos anciens élèves, nos amis et nos soutiens, » a déclaré Son Altesse l’Aga Khan.
    AKDN / Cécile Genest
Cérémonie de signature de la charte de l’Université Aga Khan au Kenya

Bismillah-ir-Rahman-ir-Rahim

Votre Excellence,  Président Uhuru Kenyatta,

Professeur George Magoha, Secrétaire du Cabinet au Ministère de l’éducation,

Professeur Chacha, président de la Commission pour l’enseignement universitaire,

Excellences,

Chers invités d’honneur, Mesdames et Messieurs,

C’est avec un très grand plaisir et une profonde gratitude que j’accepte la charte kenyane de l’Université Aga Khan (AKU). Mon seul regret c'est qu’en raison de la pandémie, je ne peux être présent en personne pour recevoir les instruments d’autorité et célébrer cette étape capitale dans l’histoire de notre institution.

La charte détaille les fonctions, les pouvoirs, les obligations et la gouvernance de l’AKU. Mais il s'agit de plus qu’un simple document juridique. C’est un vote de confiance envers l’AKU et toutes les personnes qui en font partie - nos professeurs, les membres de notre personnel et de notre administration, nos étudiants, nos anciens élèves, nos amis et nos soutiens.

Votre Excellence, je vous remercie pour la confiance que vous accordez à l’Université Aga Khan. Merci de créer un environnement favorable qui a permis le développement de l’AKU, et merci de reconnaître que les institutions privées peuvent jouer un rôle déterminant dans l’amélioration du bien-être de la population.

Je tiens également à remercier la Commission pour l’enseignement universitaire, qui a réussi la prouesse délicate d'être à la fois à un régulateur exigeant et un partenaire encourageant. L’AKU est aujourd’hui une meilleure université grâce aux efforts de la Commission pour améliorer la qualité de l’enseignement supérieur au Kenya.

Le lieu que nous inaugurons aujourd’hui confirme de manière spectaculaire que l’Université est effectivement en plein essor. Notre nouveau Centre académique est l’incarnation de l’engagement croissant de l’AKU envers le Kenya et de sa détermination à aider son peuple à accéder au meilleur de l’enseignement supérieur et des soins de santé. Il témoigne également du pouvoir du don. La construction du Centre n’a été possible que grâce à l’extraordinaire générosité de nombreuses personnes et familles qui sont avec nous aujourd’hui, et dont les noms seront gravés à jamais sur ses murs et balustrades en verre.  Tout comme l’ensemble de la communauté de l’AKU, je leur suis profondément reconnaissant pour leur soutien.

Même si sa charte est nouvelle, notre Université est une institution déjà bien établie au Kenya. En effet, elle y fonctionne depuis 2002 en vertu d’une lettre dérogatoire du gouvernement. En outre, en sa qualité d’agence du Réseau Aga Khan de développement (AKDN), l’AKU fait partie d'une vaste initiative visant à améliorer la qualité de vie en Afrique de l’Est qui remonte à plus de 100 ans lorsque mon grand-père, Sir Sultan Mahomed Shah Aga Khan, fonda nos premières écoles au début du 20e siècle.

L’histoire du Réseau a depuis lors été ponctuée de nombreux événements marquants tels que la création d’institutions durables comme la Jubilee Insurance, l’Hôpital Aga Khan de Nairobi (aujourd’hui le Centre hospitalier universitaire Aga Khan) et le Nation Media Group, qui sont toutes au service du Kenya depuis plus de 60 ans.

Aujourd’hui, je pense que nous pouvons affirmer sans exagérer que l’AKDN et ses agences, y compris l’Université Aga Khan, font partie du tissu vital du Kenya et de l’Afrique de l’Est.

Mais alors, qu’est-ce que l’Université a accompli lors de ses deux premières décennies de présence dans le pays ? Que lui réserve son avenir ? Permettez-moi de commencer par évoquer ce que nous avons réalisé à ce jour.

En premier lieu, l’Université a formé des leaders extrêmement essentiels.

Au total, près de 4 000 étudiants ont déjà obtenu un diplôme de l’AKU en Afrique de l’Est. Parmi eux, on compte plus de 1 400 infirmiers, médecins, pédagogues et journalistes kenyans, et je tiens à souligner que 70 % d’entre eux sont des femmes.

A travers le pays et la région, des anciens élèves de notre Université dirigent aujourd’hui des services, des institutions et des organisations professionnelles. Ils fondent des écoles et des cliniques. Ils remportent des prix, comme le Prix de l’enseignant de l’année du Kenya en 2018. Ils rehaussent les normes dans les secteurs public et privé, dans les régions rurales comme dans les villes.

En deuxième lieu, l’AKU est devenue une institution capable de produire des connaissances qui permettent de résoudre des problèmes, mais également de partager son savoir avec d’autres organisations.

Le Centre d’excellence pour la santé des femmes et des enfants de l’Université a publié l’une des analyses les plus complètes sur la santé maternelle et infantile au Kenya et collabore actuellement avec d’autres agences de l’AKDN afin d’aider les établissements de santé publics des comtés de Kilifi et de Kisii à améliorer la santé de milliers de femmes et d’enfants.

Notre Institut pour le développement humain a déjà formé des centaines de professionnels à la science du développement de la petite enfance et mène actuellement un projet de recherche et d’intervention multidimensionnel dont l’objectif est de soutenir le développement des enfants au sein des communautés défavorisées.

Le nouveau Centre de cancérologie de l’Université est l’un des rares établissements d’Afrique subsaharienne équipés pour mener des essais cliniques sur le cancer. À ce titre, il permettra aux patients atteints d’un cancer d’accéder à de nouveaux traitements qui, autrement, ne seraient pas disponibles au Kenya.

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les chercheurs de l’AKU s’efforcent de produire de nouvelles connaissances et de créer de nouveaux outils pour mieux lutter contre ce nouveau coronavirus. Par exemple, l’Université a été l’une des deux seules institutions d’Afrique à prendre part à un essai clinique international dont l’objectif était d’évaluer l’efficacité du tocilizumab dans le traitement de la COVID-19. Le tocilizumab fait désormais partie du protocole de traitement standard dans le monde.

Les experts de l’AKU ont également conseillé et formé les médecins de cliniques et d’hôpitaux publics à la prise en charge de patients atteints de la COVID-19.

Comme le montrent ces efforts et bien d’autres, l’AKU est loin d’être une tour d’ivoire. Elle se préoccupe grandement de la vie des Kenyans et est profondément engagée auprès d'eux.

En troisième lieu, notre Université améliore l’accès à des soins de santé de qualité et rehausse les normes des prestations de soins.

Le Centre hospitalier universitaire Aga Khan, le seul CHU du Kenya accrédité au niveau international, et ses 45 dispensaires desservent presque tous les grands centres du pays. L’établissement propose également des dépistages gratuits à des dizaines de milliers de personnes dans le cadre de ses camps médicaux.

Depuis le début de la pandémie, l'hôpital a traité plus de 2 000 patients gravement atteints de la COVID-19, effectué plus de 76 000 tests de dépistage et vacciné plus de 10 000 personnes.

Nous avons pu faire tout cela parce que notre Université est la seule institution privée du Kenya à former des médecins spécialistes qui apportent au pays les connaissances et les compétences médicales dont il a tant besoin. Nous proposons également de nouvelles opportunités de formation pour les infirmiers en exercice afin qu’ils puissent mettre à jour leurs connaissances et obtenir des diplômes de niveau international. Je n’oublie pas non plus les spécialistes de l’éducation que nous formons afin d’améliorer la qualité de l’enseignement, et les journalistes dont nous développons le potentiel afin de leur permettre de faire des reportages sur de nombreux canaux, y compris les médias numériques.

En bref, et comme on peut le lire dans sa charte, l’Université Aga Khan « a préparé ses étudiants à devenir des leaders constructifs et exemplaires... répondu à des besoins identifiés dans les pays dans lesquels elle est implantée... et apporté des contributions significatives en faveur de la société ».

Et dans les années à venir, elle continuera sur cette voie.

Charte en main et installée dans un nouveau campus urbain dynamique unique dans la région, l’Université lancera de nouveaux programmes en soins infirmiers et en médecine. Son nouvel Institut « Brain and Mind », basé à Nairobi, mènera quant à lui des recherches de pointe afin d’améliorer la santé mentale, notamment chez les femmes, les adolescents et les populations défavorisées.

Au fil des années, l’Université Aga Khan sera amenée à se transformer, au fur et à mesure que le nombre d’étudiants et de professeurs augmentera, qu’elle gagnera en visibilité, que son influence s'étendra et que de nouveaux programmes seront créés. Toutefois, ce qui ne changera pas, c’est son attachement au principe de qualité sans compromis et sa mission d’amélioration de la qualité de vie au Kenya.

Je me réjouis de continuer d’œuvrer à cette mission aux côtés des administrateurs, du corps enseignant, du personnel, des étudiants, des anciens élèves, des bénévoles, des donateurs et des soutiens de notre Université, conformément à la Charte qui nous a été octroyée aujourd’hui et avec le soutien et les encouragements du gouvernement du Kenya.

Merci beaucoup.