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  • L’Orchestre de la Fondation Gulbenkian avec le collectif « Master Musicians » de l’Initiative Aga Khan pour la musique.
    AKDN / Akbar Hakim
  • Son Altesse l'Aga Khan avec Siar Hashimi, Feras Charestan, Basel Rajoub, le prince Aly Muhammad Aga Khan, le prince Amyn Aga Khan, Homayoun Sakhi, le prince Hussain Aga Khan, Abbos Kosimov et Sirojiddin Juraev.
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  • Son Altesse l'Aga Khan, des membres de sa famille, la Dre Isabel Mota et d’autres dignitaires profitent du concert d’inauguration des Prix Aga Khan de Musique.
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  • Sirojiddin Juraev se produit avec l’Orchestre de la Fondation Gulbenkian dirigé par Pedro Neves.
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  • Un timbre commémoratif a été dévoilé à l’occasion des Prix Aga Khan de Musique par Son Altesse l'Aga Khan, Isabel Mota, présidente de la Fondation Calouste Gulbenkian, le prince Amyn Aga Khan et Francisco Lacerda, PDG des CTT (services postaux portugais).
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L’Orchestre de la Fondation Gulbenkian et le collectif « Master Musicians » célèbrent la diversité lors du concert d’ouverture des Prix Aga Khan de Musique 2019

Trois jours de célébrations ont été organisés pour l'inauguration des Prix Aga Khan de Musique.

Lisbonne, Portugal, le 29 mars 2019 – L’Orchestre de la Fondation Gulbenkian, dirigé par Pedro Neves, s’est pour la première fois produit avec le collectif « Master Musicians » de l’Initiative Aga Khan pour la musique (AKMI) lors d'un concert mettant en lumière des œuvres originales composées ou arrangées par le collectif et orchestrées pour l’occasion par Dmitri Yanov-Yanovsky.

Son Altesse l'Aga Khan, 49e imam (chef spirituel) héréditaire des musulmans chiites ismailis, et des membres de sa famille ont assisté au concert. La Ministre de la culture portugaise Graça Fonseca, la Ministre de la justice Fancisca Van Dunem, ainsi que le Ministre du travail, de la solidarité et de la sécurité sociale José António Vieira da Silva étaient également présents.

« À une époque où renforcer la tolérance et le pluralisme semble être devenu une priorité d'ordre mondial, la musique est l’un des moyens artistiques qui permettent d’atteindre, d'impliquer et de rassembler un public international en suscitant des émotions que nous partageons tous en tant qu’êtres humains », a déclaré le prince Amyn devant le public venu assister au concert. « C’est notre espoir et notre ambition que les Prix Aga Khan de Musique agissent comme un catalyseur pour de nombreux projets futurs qui s'inspirent du riche ensemble du patrimoine musical musulman tout en transcendant le temps, les lieux et les cultures. »

Les concerts et les activités organisés dans le cadre de la cérémonie inaugurale des Prix Aga Khan de Musique ont pris place à la Fondation Calouste Gulbenkian de Lisbonne, au Portugal, du 29 au 31 mars. Le concert du vendredi 29 mars, préparé pour cette occasion spéciale, mettait en lumière des œuvres composées par le collectif « Master Musicians », dont les artistes créent une musique nouvelle inspirée par leurs racines profondément ancrées dans les patrimoines culturels du Moyen-Orient, du bassin méditerranéen et de l’Asie du Sud et l’Asie centrale.

« Nous vivons à une époque de pression intense », a expliqué la Dre Isabel Mota, présidente de la Fondation Calouste Gulbenkian. « Une fois encore dans l’histoire de l’humanité, nous sommes témoins de la manipulation d’identités culturelles et religieuses afin de fomenter la violence et l’intolérance envers les autres et leur patrimoine culturel. Nous avons besoin d'un monde dans lequel les différentes identités et cultures sont respectées et où nous pouvons partager une notion de bien commun. »

« Le concert était une fusion incroyable de l’Orient et de l’Occident, d’artistes de l’Orchestre de la Fondation Gulbenkian et de l’Initiative Aga Khan pour la musique », a déclaré Fairouz Nishanova, directrice de l’AKMI. « Dmitri Yanov-Yanovsky a relevé le défi d'orchestrer un répertoire d’œuvres originales conçues pour solistes et petits ensembles et de les transformer en œuvres qui connectent et inspirent véritablement chacun de nous. »

Un timbre commémorant les Prix Aga Khan de Musique a été dévoilé plus tôt dans la soirée par les services postaux portugais.

Le 21 mars 2019, le grand jury a désigné les lauréats et les finalistes du premier cycle des Prix Aga Khan de Musique dans les catégories « Création », « Éducation », « Préservation, revitalisation et diffusion », « Inclusion sociale » et « Contributions remarquables et durables en faveur de la musique ». Un Prix d’excellence spécial a également été annoncé.

Le samedi 30 mars, les finalistes de la catégorie « Interprétation » se produiront devant un public et le grand jury des Prix, à l’issue de quoi le lauréat de la catégorie sera désigné. Le dimanche 31 mars, un concert final rassemblera les neuf lauréats et les 14 finalistes de la catégorie « Interprétation », originaires de 13 pays d’Asie, d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe et d’Amérique du Nord.

L’Orchestre de la Fondation Gulbenkian a été créé en 1962, lorsque la Fondation Calouste Gulbenkian a décidé d’établir un orchestre permanent. À l’origine composé de 12 interprètes, l’orchestre s'est développé au cours des six dernières décennies et fait désormais intervenir 60 musiciens. Pedro Neves, qui a dirigé le concert de vendredi soir, est un chef d'orchestre régulièrement invité par l’Orchestre de la Fondation Gulbenkian, l’Orchestre symphonique de Porto de la Casa da Música, l’Orchestre symphonique national du Portugal, et bien d’autres.

Les artistes du collectif « Master Musicians » sont les principaux collaborateurs artistiques de l’AKMI et sont des interprètes et compositeurs-arrangeurs qui se produisent sur les scènes les plus prestigieuses du monde, tout en faisant également figure d'enseignants, de mentors et de conservateurs, en enrichissant le réseau interrégional des programmes éducatifs de l'AKMI.

Homayoun Sakhi est un grand interprète de rubab afghan et un compositeur alliant les langages musicaux et les instruments orientaux et occidentaux. Né à Kaboul dans l'une des principales familles musiciennes afghanes, Sakhi est l'héritier d'une lignée musicale qui a commencé son activité dans les années 1860, lorsque le souverain de Kaboul, Amir Sher Ali Khan, a fait venir à sa cour des musiciens indiens de formation classique.

Sirojiddin Juraev est un grand interprète de luths à long manche d’Asie centrale. Il est né et a grandi près de la vieille ville de Khujand, dans le nord du Tadjikistan, et a appris à jouer le dutar à deux cordes enfant avant d’étudier plus tard auprès du grand musicien ouzbek Turgun Alimatov. Ancien étudiant de l’Académie du Maqam de Douchanbé, créée par l’Initiative Aga Khan pour la musique en 2003, Sirojiddin Juraev a également étudié le tanbûr et le sato (tanbûr courbé) auprès de l’ustad Abduvali Abdurashidov.

Basel Rajoub est un saxophoniste et compositeur-improvisateur qui s'inspire des rythmes et mélodies traditionnelles du Moyen-Orient ainsi que du jazz. Né à Alep, en Syrie, il est diplômé du High Institute of Music de Damas et crée une musique nouvelle qui réunit des musiciens du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord, d'Asie et d'Europe.

Abbos Kosimov est né à Tachkent, en Ouzbékistan, dans une famille baignée dans la musique. Disciple du grand joueur de doyre ouzbek Tuychi Inogomov et lauréat du Concours de percussions d’Asie centrale et du Kazakhstan, Abbos Kosimov a fondé sa propre école de doyre en 1994 et son ensemble « Abbos » en 1998.

Feras Charestan, originaire de la ville d'Al-Hasakeh, au nord-est de la Syrie, a étudié le kanoun au High Institute of Music de Damas. Il s'est produit en tant que soliste de kanoun avec des orchestres symphoniques et a été membre de groupes populaires ainsi que d'ensembles de musique contemporaine, tels que le collectif « Master Musicians » de l’Initiative Aga Khan pour la musique, œuvrant pour la création d'une musique nouvelle, enracinée dans les traditions du Moyen-Orient.

Siar Hashimi est né en 1981 à Kaboul, en Afghanistan, et vit en Allemagne depuis 1990. Il a étudié le tabla auprès de l’ustad Wali en apprenant le système tâla du raga classique indien et les rythmes de la musique folklorique afghane. Après avoir déménagé en Allemagne, il a continué d’étudier le tabla auprès de Pandit Swapan Bhattacharya, de la gharana de Delhi, et également auprès de grands joueurs de tabla tels que l’ustad Zakir Hussain, Pandit Anindo Chatterjee et Kumar Bose.

Les Prix de musique ont été créés par Son Altesse l'Aga Khan pour récompenser la créativité, l'engagement et les initiatives tenant de l’exceptionnel en matière d'interprétation, de création, d'enseignement, de préservation et de revitalisation de la musique, à travers le monde, dans les sociétés où les musulmans ont une présence significative. Les lauréats se partagent une dotation de 500 000 dollars et collaboreront avec les Prix de Musique afin d’approfondir l’impact de leur travail et de développer leurs carrières.

Pour tout complément d'information, veuillez lire le communiqué de presse en date du 21 mars 2019 et la brochure des Prix Aga Khan de Musique.

Pour toute question relative à la presse, veuillez contacter :

Sam Pickens
info@akdn.org

NOTES

Les Prix Aga Khan de Musique (AKMA) sont un projet de l’Initiative Aga Khan pour la musique (AKMI), un programme interrégional d'enseignement musical et artistique qui organise des représentations et des activités de sensibilisation, de tutorat et de production artistique dans le monde entier. Mise en place afin de soutenir les musiciens et les enseignants de musique talentueux qui œuvrent pour préserver, transmettre et développer leur patrimoine musical sous des formes contemporaines, l'AKMI a commencé à travailler en Asie centrale, puis a élargi ses activités de développement culturel pour inclure des communautés artistiques et des publics au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Asie du Sud.

L'Initiative favorise la revitalisation du patrimoine culturel, à la fois comme source de revenus pour les musiciens, et comme moyen de renforcer le pluralisme dans les pays où il est confronté à des contraintes sociales, politiques et économiques. Parmi ses projets, on compte la publication d'un manuel scolaire complet appelé The Music of Central Asia (La Musique d'Asie centrale, Indiana University Press, 2016), une anthologie CD-DVD en 10 volumes appelée Music of Central Asia (Musique d'Asie centrale), coproduite avec Smithsonian Folkways Recordings, un programme international de spectacles et de sensibilisation qui favorise les collaborations musicales « Est-Est » et « Est-Ouest », ainsi qu'un réseau d'écoles et de centres de musique qui élaborent des programmes d'études et des matériels pédagogiques novateurs en matière de musique. (https://www.akdn.org/akmi).