Vous êtes ici

Vous êtes ici

  • Le « Toit du monde » est une grande chaîne de montagnes glacées traversant l’Asie du Sud et l’Asie centrale. Il représente la troisième plus grande réserve de glace et d’eau douce du monde après les régions polaires. Confrontés à des températures qui augmentent trois fois plus vite que les moyennes globales, ses glaciers fondent rapidement, ce qui accroît le risque d’inondations, de glissements de terrain et d’autres catastrophes naturelles pour les communautés qui vivent parmi eux, mais menace également les sources de 10 des plus grands fleuves d’Asie.
    AKDN / Andrew Tkach
  • Sonia Kanwal habite dans la vallée de Reshun, dans le district de Chitral, dans les montagnes du nord du Pakistan. Elle a survécu à deux inondations dévastatrices en l’espace de 10 ans. Voices from the Roof of the World relatera l’histoire des 240 millions de personnes qui, comme Sonia, vivent en première ligne de la crise climatique parmi les plus hautes montagnes du monde, mais aussi des milliards d’autres personnes qui vivent dans toute l’Asie et dépendent des fleuves qui prennent leur source dans ces montagnes.
    Haya Fatima Iqbal / National Geographic Society
L’AKU, l’AKAH et l’UCA lancent une série documentaire sur le changement climatique en Asie du Sud et Asie centrale

Karachi, Pakistan, et Genève, Suisse, le 14 octobre 2020 - Dans l’objectif de sensibiliser la communauté internationale aux conséquences dramatiques du changement climatique en Asie du Sud et Asie centrale, l’Université Aga Khan (AKU), l’Agence Aga Khan pour l’habitat (AKAH) et l’Université d’Asie centrale (UCA) ont lancé une série documentaire traitant de l’impact catastrophique de la fonte rapide de la plus grande réserve de glace au monde en-dehors des régions polaires. Faisant écho à l’appel à l’action lancé par le Prix Earthshot, le projet Voices from the Roof of the World (VRW - Les voix du Toit du monde) aidera des réalisateurs locaux à produire des documentaires percutants sur les conséquences du réchauffement climatique sur la faune et la flore et les 240 millions de personnes qui vivent parmi les plus hautes montagnes du monde, mais aussi sur les près de deux milliards d’autres qui dépendent des grands fleuves qui prennent leur source dans ces montagnes. www.aku.edu/vrw 

« Les conditions environnementales dans la région de montagne qui s’étend du Népal à la République kirghize seront déterminantes pour l’avenir de l’Asie du Sud et de l’Asie centrale », explique Firoz Rasul, président de l’Université Aga Khan. « Nous considérons qu’il est essentiel d’attirer l’attention du public sur cette situation, sur ce qui est en jeu et sur ce qui peut être fait pour faire face à cette crise imminente. Avec Voices from the Roof of the Word, notre objectif est de sensibiliser des millions de personnes et d’encourager une prise de position pour soutenir les initiatives visant à protéger l’environnement de la région, tant pour ses habitants que pour les innombrables personnes qui dépendent des cours d’eau qui y prennent leur source. »

« À l’instar des habitants des îles du Pacifique et du golfe du Bengale, les peuples de l’Himalaya, de l’Hindou Kouch, du Karakorum et des montagnes du Pamir vivent en première ligne du changement climatique », précise Onno Rühl, directeur général de l’Agence Aga Khan pour l’habitat. « L’Agence Aga Khan pour l’habitat travaille auprès de ces personnes pour protéger leur habitat et leur permettre de prospérer, même face à cette menace croissante. Nous développons des solutions et étudions les meilleurs moyens de s’adapter au changement climatique, et pensons que ce travail pourra profiter à d’autres personnes confrontées à une menace similaire, aujourd’hui comme à l’avenir. Ce projet ne permettra pas seulement de donner une voix aux communautés vulnérables, mais également d’aider le reste du monde à comprendre la complexité du défi du changement climatique. » 

« Le réchauffement climatique n’est plus une menace qui pèse sur nous, mais un phénomène bien présent partout dans le monde. Grâce à son Institut de recherche sur les communautés des régions de montagne (MSDRI), l’Université d’Asie centrale jouit d’une situation unique dans la région qui lui permet de trouver des réponses aux défis du changement climatique », déclare le Dr Bohdan Krawchenko, doyen de l’École supérieure de développement de l’UCA. « Voices from the Roof of the Word peut contribuer à engendrer une prise de conscience nécessaire et urgente sur des enjeux tels que la gestion de l’eau, la sécurité alimentaire et l’impact potentiellement dévastateur du changement climatique sur les communautés des régions de montagne. » 

Voices from the Roof of the World s’inspire d’une série primée de 52 documentaires d’une demi-heure intitulée Giving Nature a Voice (Donner la parole à la nature) et créée par l’École supérieure des médias et de la communication (GSMC) de l’Université Aga Khan à Nairobi, au Kenya. En Afrique de l’Est, cette série a déjà incité des décideurs politiques, chefs d’entreprise et citoyens à agir et a entraîné l’interdiction des sacs en plastique, l’arrêt de la mise en service de nouvelles centrales à charbon et l’adoption de lois pour combattre la pêche illégale. Aujourd’hui, le projet Voices from the Roof of the Word exporte ce modèle éprouvé sur le Toit du monde.

« Nous voyons littéralement l'avenir de la terre partir en fumée. Ce n’est qu’en travaillant ensemble au travers des frontières et des cultures que nous pouvons espérer freiner cette catastrophe imminente. Agriculteurs, réalisateurs, scientifiques ou encore étudiants, nous pouvons tous jouer un rôle important pour sauver notre planète », explique Andrew Tkach, réalisateur du projet Voices from the Roof of the World.

Pour tout complément d’information, veuillez contacter :

Trushna Torche
Courriel : Trushna.Torche@akdn.org

Voices from the Roof of the World
Courriel : voicesroofworld@aku.edu

NOTES

L’Université Aga Khan (AKU) est un établissement d’enseignement supérieur pionnier dont la mission est d’améliorer la qualité de vie dans le monde en développement et au-delà. L’Université compte des programmes et campus au Pakistan, en Afghanistan, au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et au Royaume-Uni et traite chaque année plus de deux millions de patients à travers ses 7 hôpitaux et plus de 350 centres médicaux. Plus d’informations sur www.aku.edu.

L’Agence Aga Khan pour l’habitat (AKAH) œuvre pour que les personnes auprès desquelles elle travaille vivent dans des environnements physiques aussi protégés que possible des effets du changement climatique et des catastrophes naturelles, que les habitants des zones à haut risque soient capables de se préparer et d’intervenir en cas de catastrophe et que ces milieux leur permettent d’accéder à des services essentiels leur offrant de meilleures perspectives et une meilleure qualité de vie. L’AKAH a pour but d’aider les communautés les plus touchées par le changement climatique, notamment dans les hauts plateaux montagneux et les centres urbains, à s’adapter et à prospérer en leur construisant des habitats résistants et en leur permettant de réduire leurs émissions. Créée en 2015, l’AKAH regroupe les capacités de plusieurs agences et programmes de l’AKDN actifs depuis les années 1990 en Asie du Sud et en Asie centrale : Focus Assistance Humanitaire (FOCUS), les Services Aga Khan pour l’aménagement et la construction (AKPBS), l’Initiative pour la gestion du risque de catastrophes (DRMI) et le Fonds Prince Sadruddin Aga Khan pour l’environnement. L’AKAH travaille en Afghanistan, au Tadjikistan, en Syrie, au Pakistan et en Inde.

L’Université d’Asie centrale (UCA) a pour mission de favoriser le développement socio-économique des communautés des régions de montagne d’Asie centrale. À cet effet, elle joue le rôle d’une « université de développement » innovant tant dans sa mission que dans ses programmes et calibrée pour répondre à des normes d’excellence internationales. Ses campus sont implantés dans des environnements montagneux au Tadjikistan, en République kirghize et au Kazakhstan, des pays qui ont toujours souffert d’un phénomène de marginalisation et d’une rareté de ressources socio-économiques. L’Institut de recherche sur les communautés des régions de montagne (MSRI) de l’UCA travaille en première ligne afin de renforcer et d’améliorer la résilience et la qualité de vie des communautés des régions de montagne grâce à ses travaux de recherche pertinents portant sur les enjeux du changement climatique, du réchauffement climatique et de la sécurité alimentaire et hydrique.