Vous êtes ici

Vous êtes ici

  • Sehar (en rouge) avec d’autres étudiants au cours d’un semestre d’échange sur le campus de Khorog de l’UCA.
    UCA
Sehar Naz Janani : retour sur un premier semestre

Sehar Naz Janani est une étudiante en deuxième année à l’Université d’Asie centrale (UCA), à Naryn, en République kirghize. Dans cet article, écrit pour le journal de l’Université l’année dernière, elle revient sur son premier semestre à l’UCA.

En repensant aux quatre derniers mois d’études se prolongeant dans la nuit, de longues dissertations, de cours consécutifs et de nombreuses tasses de café bues avant les examens de mathématiques, j’ai commencé à m’en rendre compte : j’ai enfin terminé mon premier semestre à l’Université d’Asie centrale. Et croyez-moi, ce n’était pas de tout repos.

Je me rappelle encore le jour où j’ai reçu ma lettre d’acceptation à l’UCA. Cette lettre a fait naître chez moi de nombreuses attentes, après être passée par un processus de candidature qui m’avait emplie d’enthousiasme pour l’avenir.

En préparant ma candidature pour l’Université d’Asie centrale, je m’imaginais la beauté des montagnes kirghizes. Je n’arrêtais pas de penser, « si je suis acceptée, que deviendrait ma vie ? Quel genre de personne deviendrais-je ? » Vous pouvez me croire si je vous dis qu’un passage soudain de Karachi, au Pakistan, à Naryn, en République kirghize, est un sacré choc. Lorsque j’ai découvert pour la première fois les températures glaciales de Bichkek en sortant de l’Aéroport international de Manas, non seulement mon corps s’est figé, mais mon âme s’est sentie figée dans le temps également. Je n’oublierai jamais ce sentiment d’être une étrangère dans un pays pour la première fois.

Les cours ont été officiellement inaugurés le 4 septembre par Shamsh Kassim-Lakha, le président du conseil d’administration de l’UCA, et Diana Pauna, la doyenne de l’UCA. Lorsque la cloche a sonné lors de la cérémonie, je me suis rendu compte que mon rêve s’était réalisé. J’étais enfin dans ma nouvelle maison. Depuis ce jour, c'est un honneur pour moi de faire partie de la communauté de l’UCA.

Au cours de mon premier semestre, je me suis fait de très bons amis et ai engrangé de nombreux nouveaux souvenirs. L’UCA est un endroit où l’on sourit, où l’on aime, où l'on est en paix, mais aussi, et bien sûr, où l'on travaille !

Toutefois, la chose la plus merveilleuse à propos de la vie à l’UCA est l’équilibre qu’il y a entre la vie universitaire et la vie sociale. Mes nombreux devoirs sont toujours en équilibre avec des activités de loisirs organisées dans tout le campus ; des soirées de quiz, des fêtes d’Halloween, des « brinners » (petits-déjeuners à la place des dîners), la Journée de la diversité ou le spectacle de talents régulièrement organisé. Ces activités nous permettent de rester actifs et impliqués. Mais surtout, elles nous permettent de ne pas ressentir le mal du pays.

Ce que j’aime vraiment à l’UCA, c'est le soutien des enseignants. La façon dont ils favorisent une compréhension et une vision plus profonde de leurs domaines d’expertise est une source d’inspiration. Leurs stratégies d’enseignement, qui s’appuient sur un apprentissage par l’activité, permettent d’élargir notre compréhension du cœur d'une matière. Ici, à l’UCA, j’ai appris non seulement à réussir mes examens, mais aussi à tomber amoureuse de l’apprentissage. Au cours de mon premier semestre, je n’ai jamais considéré mes devoirs comme des fardeaux. Je me suis aussi rendu compte que j’aime vraiment faire des recherches et écrire des articles sur des sujets qui m’intéressent.

En bref, la vie à l’UCA est un mélange d’apprentissage et de loisirs. Je ne regrette pas d’avoir pris la décision de m’y inscrire. Ici, je peux clairement visualiser mes rêves pour mon avenir, et chaque personne à l’UCA joue un rôle clé pour m’aider à les atteindre.