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  • Les données recueillies à travers le monde montrent qu’un modèle centré sur les soins de pratique sage-femme peut aider les mères de nombreuses régions à accéder à des soins abordables tout au long de leur grossesse, mais également pendant et après l’accouchement.
    AKDN / Gary Otte
Rafat Jan : une ancienne élève de l’AKU contribue à améliorer les normes de la pratique sage-femme afin d’aider les mères et leurs enfants à s’épanouir

Au fil des années, le Pakistan a fait des avancées encourageantes dans la réduction du taux de mortalité maternelle, qui est aujourd’hui de 186 décès pour 100 000 naissances vivantes. Toutefois, le pays a encore un long chemin à parcourir pour atteindre le troisième objectif de développement durable (ODD), qui vise un taux inférieur à 70 décès pour 100 000 naissances vivantes.

« Des études montrent que la présence d’un maïeuticien professionnel et expérimenté à l’accouchement permet que 9 naissances sur 10 se déroulent en toute sécurité », explique la Professeure Rafat Jan, doyenne associée de l’unité de communication et de stratégie de l’École d’infirmières et de sages-femmes de l’Université Aga Khan (AKU-SONAM). Elle ajoute que les données recueillies à travers le monde montrent qu’un modèle centré sur les soins de pratique sage-femme peut aider les mères de nombreuses régions à accéder à des soins abordables tout au long de leur grossesse, mais également pendant et après l’accouchement.

Diplômée de la première promotion de l’AKU-SONAM (1983) et fervente défenseuse de la profession de sage-femme, la Professeure Jan souligne : « Chaque femme a le droit d’accéder à des soins de pratique sage-femme efficaces et à un environnement sain et sécurisé pour elles et leurs nouveau-nés. Les sages-femmes devraient occuper une place de premier plan dans les initiatives visant à améliorer la santé maternelle... »

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La Professeure Rafat Jan (à gauche), ancienne élève et enseignante de l’École d’infirmières et de sages-femmes, au Pakistan, fait une généreuse donation à son « alma mater » à l’occasion des 40 ans de l’institution.
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AKU

Au cours des trente dernières années, la Professeure Jan a consacré sa carrière à faire évoluer les normes de la pratique et de la formation des sages-femmes à travers tout le Pakistan. Elle a notamment été présidente de l’Association des sages-femmes du Pakistan, le principal organisme de régulation des politiques de la profession dans le pays, et, en 2015, elle est devenue la première infirmière-sage-femme à prendre la tête du Conseil infirmier du Pakistan, l’organisme national de réglementation et de normalisation de la profession infirmière. Avant de devenir doyenne associée de l’unité de communication et de stratégie de l’AKU-SONAM, la Professeure Jan a également été la première et seule membre de l’antenne pakistanaise de la Confédération internationale des sages-femmes.

Au cours de sa carrière, elle a toujours mis en exergue la façon dont des professionnels de la maïeutique bien formés et expérimentés peuvent jouer un rôle crucial et aider les mères et leurs bébés à survivre et à s’épanouir. En avril 2021, à l’occasion des 40 ans de l’AKU-SONAM, elle a fait une généreuse donation à l’institution dans l’objectif de contribuer davantage et plus durablement à l’amélioration de la qualité des soins de santé maternelle et des services et de la formation des sages-femmes à travers tout le pays.

Alors qu’elle redouble d’efforts pour accélérer le développement des perspectives professionnelles dans le domaine de la maïeutique, la Professeure Jan espère également que des modèles de soins complets dans le cadre desquels les sages-femmes joueront un rôle de premier plan dans les soins qui sont fournis aux futures mères seront mis en place dans les hôpitaux et centres médicaux du Pakistan.

« Des modèles centrés sur les soins de pratique sage-femme font déjà partie intégrante des systèmes de soins généraux au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande, et commencent à faire leur apparition en Amérique du Nord et en Afrique. Ils peuvent favoriser la mise en place d’un environnement bienveillant, économique et adapté aux besoins des mères », explique-t-elle.

Ce texte est une adaptation d’un article publié sur le site internet de l’AKU le 5 mai 2021 à l’occasion de la Journée internationale de la sage-femme 2021.