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  • Maryam Rabi, 31 ans - « Les bonnes initiatives de conservation ne concernent jamais qu’un seul élément. Elles s’appliquent certes à des bâtiments historiques individuels, des monuments et des symboles de notre patrimoine, mais aussi à leur environnement immédiat, notamment au sein des communautés qui vivent à côté. Elles permettent d’accroître le tourisme et contribuent au bien-être économique des sociétés. Le Pakistan regorge de structures historiques qui ne sont pas exploitées et qui nécessitent d’urgence qu’on les réhabilite. Elles ne pourront être réintégrées dans le tissu urbain du pays que si elles sont restaurées et réutilisées à d’autres fins. »
    AKDN / Christopher Wilton-Steer
Maryam Rabi : une architecte spécialiste de la conservation au Trust Aga Khan pour la culture

Maryam a étudié l’architecture à l’Université nationale Beaconhouse de Lahore, avant d’obtenir un master en planification de la préservation historique à l’Université Cornell de New York. Elle est désormais architecte spécialiste de la conservation pour le Trust Aga Khan pour la culture (AKTC). Au quotidien, Maryam documente des monuments individuels ainsi que leurs zones urbaines environnantes à l’aide de télémètres électroniques et de la technologie d’orthophotographie, supervise des projets et compile des documents décrivant divers processus de conservation. Elle travaille actuellement à l’écriture d’un livre traitant du travail de l’AKTC à Lahore, qui devrait être disponible à l’achat fin 2019.

Maryam a toujours été fascinée par les environnements historiques et par la manière dont ils se transforment au fil du temps. Assister à la détérioration de monuments historiques au Pakistan l’a poussée à devenir spécialiste de la conservation et à préserver les restes de l’identité commune du pays.

« Les bonnes initiatives de conservation ne concernent jamais qu’un seul élément. Elles s’appliquent certes à des bâtiments historiques individuels, des monuments et des symboles de notre patrimoine, mais aussi à leur environnement immédiat, notamment au sein des communautés qui vivent à côté. Elles permettent d’accroître le tourisme et contribuent au bien-être économique des sociétés. Le Pakistan regorge de structures historiques qui ne sont pas exploitées et qui nécessitent d’urgence qu’on les réhabilite. Elles ne pourront être réintégrées dans le tissu urbain du pays que si elles sont restaurées et réutilisées à d’autres fins. »

De jeunes et talentueux architectes, historiens de l’art, ingénieurs, artistes plasticiens, chimistes, restaurateurs et céramistes composent la communauté qui travaille pour le Trust Aga Khan pour la culture (AKTC) sur l’un des plus importants projets de restauration au Pakistan.

Le mur illustré, un monument moghol datant du 17e siècle situé dans la ville fortifiée de Lahore, était en ruine depuis plus de 100 ans. Grâce au travail de l’Autorité de la ville fortifiée de Lahore, de donateurs internationaux et de l’énergie contagieuse de cette équipe de jeunes restaurateurs, le mur reprend doucement vie.

La première phase de restauration de ce monument classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, qui concernait une portion d’environ 50 mètres, fut achevée fin mars 2019 et inaugurée par le Premier ministre Imran Khan. La restauration des 400 mètres restants de cette structure époustouflante nécessitera environ 10 ans.

Cet article est à l’origine paru sur le blog Wilton Photography.