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  • Mahassen Mehallel Ahmed Mahmoud, entrepreneuse et cliente de la Première Fondation de Microfinance à l’agence d’Edfou, Égypte.
    AKDN
L'histoire de Mahassen Mehallel Ahmed Mahmoud

Mahassen Mehallel Ahmed Mahmoud, 37 ans, vit dans le petit village d'El Khodrab, dans la région d'Edfou du gouvernorat d'Assouan, dans le sud de l'Égypte. Bien qu'Edfou fût autrefois une ville importante en l'Égypte, la pauvreté a frappé ses villages les plus reculés et le climat désertique pose de nombreux défis à la stabilité économique de ses habitants.

Dans ce contexte difficile et lorsque son mari a perdu son emploi, Mahassen ne savait plus comment subvenir aux besoins de ses quatre enfants. Lorsque l'un de ses gestionnaires de prêt lui a parlé de la Première Fondation de Microfinance, Égypte (FMF-E), Mahassen a vu une occasion d'améliorer ses moyens de subsistance et de soutenir sa famille, et a alors présenté un projet pour créer une petite entreprise. Son projet a été accepté et un prêt de 2 000 livres égyptiennes (360 dollars) lui a été accordé en 2008. Avec cet argent, Mahassen a acheté des agneaux qu'elle a élevés et ensuite revendus.

Au fil du temps, et avec sept prêts à chaque fois d'un montant plus élevé que le précédent, elle a fait croître son entreprise de manière constante. Elle a commencé à produire et vendre des produits alimentaires et à coudre des vêtements. Alors que son entreprise devenait de plus en plus connue, Mahassen a contracté un prêt de 20 000 livres égyptiennes (2 555 dollars) pour établir sa propre petite ferme et s'est procuré deux bateaux commerciaux, qu'elle utilise pour faciliter la traversée des rivières. Aujourd'hui, elle emploie quatre hommes, qui travaillent sur les bateaux.

Grâce à son entreprise florissante, les revenus mensuels de Mahassen ont atteint 5 000 à 7 000 livres égyptiennes (640 - 900 dollars), bien loin des 100 à 200 livres égyptiennes (18 - 36 dollars) que lui envoyait son père pour la soutenir. Entre-temps, son mari a également trouvé un emploi dans une sucrerie locale. Ensemble, ils ont réussi à améliorer leur qualité de vie, à subvenir aux besoins de leurs enfants et à passer d'une maison en argile à une plus grande maison en brique. Son autonomisation et son indépendance financière ont permis à Mahassen d'assurer la sécurité de sa famille et de contribuer à sa communauté en soutenant financièrement plusieurs de ses voisins.

Alors qu'elle finalise l'aménagement intérieur de sa nouvelle maison, Mahassen économise maintenant pour acheter une voiture pour son entreprise. À long terme, son objectif est d'agrandir sa ferme et d'atteindre une stabilité financière.