Musique d’Asie centrale au Louvre
Concerts d’Alim et Fargana
Qasimov, de Tengir-Too et de l’Académie
de Maqâm
Music
Initiative in Central Asia Brochure
(English version)
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Alim
Qasimov est le chanteur le plus célèbre
d’Azerbaïdjan, virtuose parfaitement
à l’aise dans les deux principaux
styles de la culture musicale azérie :
le mugham.,
Pour
toute information:
Musique d’Asie
centrale |
Genève,
le 3 avril 2008 – Des musiciens d’Azerbaïdjan,
du Kirghizistan et du Tadjikistan, soutenus par l’Initiative
Aga Khan pour la musique en Asie centrale, vont se
produire à l’Auditorium du Louvre les
5, 6 et 13 avril.
De
renommée mondiale, Alim et Fargana Qasimov
interpréteront de la musique spirituelle d’Azerbaïdjan,
samedi 5 avril 2008 à 20h30. Tengir-Too présentera
des oeuvres ancrées dans les traditions nomades
du Tien Shan (les « montagnes célestes »
de la République kirghize) dimanche 6 avril
2008 à 17h30. L’Académie de Maqâm
de Douchanbé proposera des œuvres instrumentales
traditionnelles, des chants et des poèmes contemplatifs
qui s’intègrent dans une seule et même
tradition artistique, vaste, subtile et de grande
beauté. Ses musiciens se produiront le dimanche
13 avril à 17h, toujours à l’Auditorium.
Alim
Qasimov est le chanteur le plus célèbre
d’Azerbaïdjan, virtuose parfaitement à
l’aise dans les deux principaux styles de la
culture musicale azérie : le mugham, musique
classique qui a fleuri pendant des siècles
dans les villes raffinées d’Afrique du
Nord, du Moyen-Orient et d’Asie centrale, et
l’ashiq, tradition épique rurale que
l’on retrouve en Turquie, en Azerbaïdjan
et dans la région azérie d’Iran.
Il a reçu plusieurs récompenses, dont
le prestigieux Prix de la musique IMC/UNESCO, et a
été proclamé « l’un
des plus grands chanteurs du XXe siècle ».
Fargana Qasimova, sa fille, est en bonne voie de devenir
elle-même une grande chanteuse.
Tengir-Too
doit son nom à la chaîne de montagnes
du Tien Shan qui domine les hauts défilés
alpestres reliant le Kirghizistan et la Chine. Créé
et dirigé par Nourlanbek Nychanov, Tengir-Too
lui sert de « laboratoire »
pour restaurer l’intégrité et
l’authenticité de la musique kirghize
– non pas en tentant de reproduire aveuglément
la tradition, mais en la reprenant de manière
novatrice. Nychanov utilise ses talents de compositeur
pour créer de superbes arrangements pour petits
ensembles à partir de morceaux interprétés
à l’origine par des solistes. Tengir-Too
comprend Kenjegoul Koubatova, dont la riche voix de
contralto convient parfaitement au lyrisme du chant
kirghize, et Goulbara Baïgachkaïeva, qui
joue magnifiquement du komuz – le luth à
trois cordes considéré par les Kirghizes
comme leur instrument national. Tengir-Too se produit
avec un invité spécial, Rysbek Joumabaïev,
qui récite le grand poème épique
millénaire Manas.
Au
Tadjikistan, Abdouvali Abdourachidov est la figure
de proue d’un mouvement qui fait revivre la
tradition du maqâm. Son Académie de Maqâm,
soutenue par l’Initiative pour la musique, offre
une formation rigoureuse à un certain nombre
de jeunes interprètes talentueux triés
sur le volet. Le maqâm est surtout lié
à Samarkand et à Boukhara, qui ont toujours
été des villes multiculturelles où
les musiciens et le public étaient composés
de Tadjiks, d’Ouzbeks et de juifs d’Asie
centrale (dits de Boukhara). Avec ses textes inspirés
du soufisme, ses mélodies exaltées et
ses austères accompagnements instrumentaux,
le maqâm forme une musique extrêmement
raffinée, très belle, qui englobe tous
les pans de la vie sociale traditionnelle, de la prière
à la danse. En réduisant son ensemble
à l’essentiel – quelques voix,
un membranophone et deux ou trois luths à manche
long, dont le rare sato (tanbur à archet) –
Abdourachidov obtient une clarté de texture
et une souplesse de forme remarquables.
Ces
trois groupes sont des bénéficiaires
et des collaborateurs à long terme de l’Initiative
Aga Khan pour la musique en Asie centrale (AKMICA),
de ses programmes de soutien aux gardiens de la tradition
et d’aide aux concerts et à la diffusion.
L’AKMICA, créée par son Altesse
l’Aga Khan dans le but de préserver le
patrimoine musical de l’Asie centrale menacé
de disparition – en assurant sa transmission
à une nouvelle génération d’artistes
et d’amateurs, finance également des
tournées mondiales et promeut la musique d’Asie
centrale dans le cadre de divers projets médiatiques,
dont une anthologie audio et vidéo co-produite
par la Smithsonian Institution. Les trois ensembles
présents au Louvre figurent dans les six premiers
CD/DVD de la série publiée chez Smithsonian
Folkways Recordings. Vous trouverez des informations
supplémentaires dans le site http://www.folkways.si.edu/
en tapant « Central Asia » dans
le moteur de recherche.
Pour
plus de détails sur l’Initiative Aga
Khan pour la musique en Asie centrale, consulter le
site http://www.akdn.org/music
Pour
d’autres précisions sur les concerts
du Louvre, voir la section « Auditorium »
dans le site www.louvre.fr
Pour
toute information, veuillez contacter :
Presse :
Sam
Pickens
Aga Khan Development Network
B.P. 2049
1211 Genève 2
Suisse
Tél : (+41 22) 909 7277
Fax : (+41 22) 909 7292
Portable : (+41 78) 661 8714
E-mail : info@akdn.org
Initiative
Aga Khan pour la musique en Asie centrale (AKMICA) :
Fairouz
R. Nishanova
Directrice, AKMICA
Aga Khan Trust for Culture
B.P. 2049
1211 Genève 2
Suisse
E-mail : akmica@akdn.org
Notes
L’Initiative
Aga Khan pour la musique en Asie centrale (AKMICA)
a été lancée en 2000 par son
Altesse l’Aga Khan afin d’aider les musiciens
et les peuples Asie centrale à maintenir, à
conserver et à développer les traditions
musicales de l’Asie centrale.
Ses objectifs consistent à redonner vie à
d’importants répertoires musicaux en
aidant les gardiens de la tradition à transmettre
leur savoir et leur art, en créant des institutions
culturelles que des organisations et des collectivités
locales pourront faire exister durablement et en apportant
leur soutien aux artistes qui développent de
nouvelles manières d’interpréter
la musique d’Asie centrale. Sur le plan international,
l’AKMICA s’évertue à faire
mieux connaître la musique et la culture d’Asie
centrale, particulièrement aux étudiants,
ainsi qu’à permettre la collaboration
entre les musiciens de différentes régions
d’Eurasie centrale et au-delà.
L’AKMICA
fait partie du large éventail d’activités
du Trust Aga Khan pour la culture (Aga Khan Trust
for Culture) qui se consacre à la préservation
et à la promotion du patrimoine matériel
et spirituel des sociétés musulmanes.
En tant qu’agence culturelle du Réseau
Aga Khan de développement (Aga Khan Development
Network / AKDN), le Trust s’appuie sur ce patrimoine
culturel pour soutenir et accélérer
le développement. Ses programmes comprennent
le Programme Aga Khan en faveur des villes historiques
(Aga Khan Historic Cities Programme), qui œuvre
à la revitalisation de sites historiques du
monde musulman – tant sur le plan culturel que
socio-économique. En dix ans, il a rénové
des quartiers historiques du Caire, de Kaboul, de
Herat, d’Alep, de Delhi, de Zanzibar, de Mostar,
de Tombouctou, de Mopti et des régions septentrionales
du Pakistan. Les autres programmes du Trust sont le
Prix Aga Khan d’architecture (Aga Khan Award
for Architecture), le Programme Aga Khan d’architecture
islamique à l’Université de Harvard
et au Massachusetts Institute of Technology (MIT),
ArchNet.org, un important centre de documentation
en ligne sur l’architecture islamique, et Musées
et Expositions, qui est en train de construire trois
musées, au Caire, à Toronto et à
Zanzibar.
Le
Réseau Aga Khan de développement (AKDN)
est un groupe non-confessionnel d’institutions
et d’agences de développement privées
qui s’attachent à donner aux populations
et aux individus le pouvoir d’améliorer
leurs conditions de vie et leurs perspectives d’avenir,
principalement en Afrique sub-saharienne, en Asie
centrale et méridionale, et au Moyen-Orient.
Les neuf agences de développement du Réseau,
réparties dans vingt-neuf pays, se consacrent
au développement social, culturel et économique
de tous, sans distinction d’origine, de sexe
ou de confession. L’AKDN fonde son action sur
une éthique de compassion envers les membres
les plus vulnérables de la société.
Son budget annuel en matière d’activités
philanthropiques dépasse les 450 millions de
dollars.
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