Fusion de la Fondation Bellerive et de la
Fondation Aga Khan
Le nouveau
Fonds Prince Sadruddin Aga Khan pour l’environnement
sera doté de 10 millions de dollars US
(brochure
en anglais)
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| Son
Altesse le prince Karim Aga Khan et la princesse
Catherine, Geneve, 31 Mai 2006.
Photo: AAKF/Jean-Luc Ray
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Genève,
31 mai 2006 – Les activités
de la Fondation Bellerive se poursuivront désormais
dans le cadre du Fonds Prince Sadruddin Aga Khan
pour l’environnement, nouvellement créé
au sein de la Fondation Aga Khan (Aga Khan Foundation
ou AKF). Ce fonds, doté de 10 millions de
dollars, sera consacré à la recherche
et à la mise en œuvre de solutions pratiques
aux problèmes de l’environnement.
Créée
en Suisse par le regretté prince Sadruddin
Aga Khan en 1977, la Fondation Bellerive s’occupait
tout particulièrement de la relation entre
pauvreté et pénurie de ressources
naturelles dans le monde en développement,
de sauvegarde des écosystèmes de haute
montagne les plus fragiles, de protection de la
faune et de sensibilisation aux problèmes
d’environnement.
Les
activités du nouveau Fonds comprendront essentiellement
six volets : sensibilisation, gestion des ressources
naturelles dans les zones fragiles, parcs et réserves
naturels, infrastructures touristiques respectueuses
du milieu naturel et culturel, salubrité
de l’environnement, recherche.
La
gestion de l’eau dans les régions victimes
de la désertification ainsi que les mesures
de réduction de la vulnérabilité
des plus pauvres aux catastrophes naturelles recevront
une attention toute particulière. Le Fonds
s’emploiera également à remédier
aux circonstances qui obligent les plus démunis
à surexploiter les rares ressources dont
ils disposent – cercle vicieux qui conduit
souvent à un accroissement de la pauvreté
avec épuisement des sols, déforestation,
désertification, pollution, pénurie
d’eau, maladie et faim. Les activités
de Bellerive concernant la protection des forêts
et la conception de moyens de cuisson économes
en énergie viendront compléter les
programmes actuels de la Fondation Aga Khan.
Les
activités de développement rural actuelles
de la Fondation Aga Khan comportant une dimension
écologique sont conséquentes :
plantation de 26 millions d’arbres et réhabilitation
de 33 000 hectares de terrains dégradés,
au nord du Pakistan ; gestion des ressources
naturelles (récupération des eaux
de pluie, reforestation, activités éducatives,
construction de réservoirs) dans les régions
victimes de la sécheresse au Kenya et en
Inde; amélioration de l’approvisionnement
en eau et des installations sanitaires en Afghanistan
en vue de réduire l’importance des
maladies hydriques.
Les
activités des huit autres agences du Réseau
Aga Khan de développement manifestent également
un souci écologique. En témoignent,
entre autres, le projet de construction d’une
centrale
hydroélectrique dans le massif montagneux
du Pamir au Tadjikistan ainsi que les systèmes
d’assainissement et de techniques de filtration
de l’eau peu onéreuses et adaptées
aux conditions locales, mis au point par l’Université
Aga Khan à Karachi au Pakistan.
Les
trois campus de l’Université d’Asie
centrale – à Khorog au Tadjikistan,
à Tekeli au Kazakhstan et à Naryn
au Kirghizistan – seront pourvus d’espaces
verts, dont bénéficieront les communautés
locales en termes d’environnement et qui auront,
en outre, un rôle dynamique en tant que laboratoires
de recherche et d’enseignement au service
de diverses disciplines – gestion de l’eau
et des terres sèches, reforestation, énergies
alternatives, biodiversité.
L’aménagement
d’espaces verts joue aussi un rôle important
dans certains autres programmes de redéveloppement.
Au Caire, par exemple, le projet de régénération
de la vieille ville du Caire comporte la création
d’un parc de 30 hectares qui sert dorénavant
de catalyseur de développement dans un des
quartiers les plus défavorisés de
la ville. Deux autres parcs prévus à
Khorog au Tadjikistan et à Nairobi au Kenya
sont destinés à avoir, de même,
un impact positif sur le développement social,
culturel et économique.
Autre exemple, la chaîne hôtelière
du Fonds Aga Khan pour le développement économique
a contribué aux études sur l’impact
écologique du tourisme et aux efforts de
reforestation en Afrique orientale. La chaîne
Serena, qui bénéficie de la certification
Green Globe, reste à l’avant-garde
de la création d’infrastructures touristiques
respectueuses de l’environnement, et de la
protection de la faune à proximité
de ses hôtels, stations touristiques et lodges.
Le prince Sadruddin Aga Khan et Son Altesse
l’Aga Khan
Le
regretté prince Sadruddin Aga Khan, oncle
paternel de Son Altesse l’Aga Khan, était
le fils cadet de Sir Sultan Mahomed Shah Aga Khan,
48e imam héréditaire des musulmans
chiites imamites ismailis et président de
la Ligue des nations de 1937 à 1939. Le prince
Aly Khan, fils aîné de Sir Sultan Mahomed
Shah Aga Khan, était le père de l’Aga
Khan actuel.
Le
prince Sadruddin, qui a fondé et présidé
la Fondation Bellerive avec son épouse la
princesse Catherine, a exercé, en outre,
diverses fonctions au service de la communauté
internationale. Il a été notamment
Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés
(1965-77), coordinateur des Nations Unies pour l’aide
à l’Afghanistan (1988-90), et délégué
exécutif du secrétaire général
des Nations Unies dans le cadre d’un programme
humanitaire destiné à l’Irak,
au Koweït et aux zones frontalières
entre l’Irak et l’Iran et entre l’Irak
et la Turquie (1990).
L’actuel
Aga Khan, Son Altesse le prince Karim Aga Khan,
49e imam héréditaire des musulmans
chiites imamites ismailis, a succédé
à son grand-père en 1957. Il préside
le Réseau Aga Khan de développement
(Aga Khan Development Network ou ADKN), dont les
neuf agences interviennent dans les secteurs suivants :
amélioration des services de santé
et d’éducation, sauvegarde de quartiers
historiques, microfinance, approvisionnement en
eau et assainissement, logement, développement
agricole, infrastructure touristique, production
d’énergie, services financiers, aviation
et médias. Les activités de chacune
des neuf agences visent à renforcer et à
compléter celles des autres agences du Réseau.
Pour tout renseignement complémentaire, contacter :
Sam
Pickens,
Information Officer,
Aga Khan Development Network,
Case postale 2049,
1211 Genève 2,
Suisse.
Tél. : (+41 22) 909 7277
Fax : (+41 22) 909 7291
Email : sam.pickens@akdn.org
Site internet : http://www.akdn.org/
Notes
La
Fondation Aga Khan
Depuis
sa création par l’Aga Khan actuel,
à Genève en 1967, la Fondation Aga
Khan (Aga Khan Foundation ou AKF) œuvre essentiellement
dans quatre domaines : l’éducation,
le développement rural, la santé et
la société civile. Bien que l’environnement
n’ait pas constitué jusqu’à
maintenant une de ses lignes de force majeures,
ses divers programmes témoignent de préoccupations
écologiques – reforestation, collecte
des eaux de pluies, par exemple. Avec la création
du Fonds Prince Sadruddin Aga Khan pour l’environnement,
l’environnement deviendra officiellement le
cinquième grand domaine d’intervention
de l’AKF.
À
travers la recherche et la mise en œuvre de
solutions de développement innovantes, les
activités de la Fondation visent principalement
à lutter contre la faim, la maladie, l’analphabétisme,
l’ignorance et l’exclusion sociale.
Elles se fondent sur une approche inclusive à
l’échelon de la communauté :
il revient aux organisations locales de définir
les priorités et les projets, et de les mettre
en œuvre avec l’assistance de la Fondation.
L’objectif ultime est d’autonomiser
les plus démunis pour qu’ils puissent
planifier leur existence et venir en aide à
ceux qui sont encore dans le besoin.
La
Fondation a une politique de financement très
précise et, inévitablement, de hautes
exigences. Ses subventions vont habituellement à
des organisations locales prêtes à
tester des solutions nouvelles, à en tirer
les conséquences et à favoriser ainsi
une évolution durable. Ces organisations
doivent partager les mêmes objectifs que la
Fondation en termes de santé, d’éducation,
de développement rural, de renforcement de
la société civile et d’environnement.
En l’absence d’organisations de ce type,
la Fondation en crée parfois de nouvelles
afin de traiter de problèmes particulièrement
difficiles. À quelques exceptions près,
les programmes financés par la Fondation
s’adressent aux pays où celle-ci dispose
d’antennes et de personnel à même
d’assurer le suivi sur le terrain (Asie du
Sud et centrale, Afrique sub-saharienne et Moyen-Orient).