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Améliorer la productivité de la culture du riz
Sur les parcelles pilotes, les agriculteurs testent jusqu’à une trentaine de techniques et d’outils différents proposés dans le cadre du programme APRA-GIR pour améliorer 
	  la culture du riz.Sur les parcelles pilotes, les agriculteurs testent jusqu’à une trentaine de techniques et d’outils différents proposés dans le cadre du programme APRA-GIR pour améliorer la culture du riz.
Cinq techniques se sont révélées particulièrement efficaces : l’aplanissement des sols en vue d’une irrigation plus régulière ; un repiquage des plants plus précoce et plus espacé; la culture en rangs ; l’utilisation d’azote en petites quantités ; le recours à des outils de désherbage.
Bien que la culture du riz constitue 40 pour cent de la production agricole, 10 pour cent des besoins sont couverts par des importations. A Madagascar, la plupart des paysans vivent de l’agriculture vivrière et doivent acheter leur riz au prix du marché international pour satisfaire tous leurs besoins.

En 2006, la mise en œuvre expérimentale, dans la région de la Sofia, des méthodes de culture alternatives proposées par la Fondation Aga Khan ( AKF) a permis de doubler le rendement moyen en tonnes par hectare des parcelles pilotes. La démarche APRA-GIR (Apprentissage participatif et recherche action, Gestion intégrée du riz) consiste à former des groupes d’agriculteurs à des méthodes de culture alternatives pour améliorer leurs moyens de subsistance. Cette formation comporte divers éléments : cartographie, planification, choix des semences et engrais, gestion de l’eau. Forts de leurs connaissances ancestrales, les agriculteurs sont amenés à tester outils et semences diverses sur une parcelle pilote de 10 m2, à comparer les résultats obtenus et à réfléchir ensemble aux leçons à tirer de l’expérience menée pour ensuite appliquer les techniques les plus appropriées au reste de leurs champs.

Sur les parcelles pilotes, les agriculteurs testent jusqu’à une trentaine de techniques et d’outils différents proposés dans le cadre du programme APRA-GIR pour améliorer la culture du riz. Cinq techniques se sont révélées particulièrement efficaces :

Madagascar est l’un des pays où la consommation de riz par habitant est la plus élevée au monde. Le riz fournit plus de 50 pour cent de l’apport calorique chez les Malgaches et joue un rôle majeur dans l’alimentation des plus pauvres. La culture du riz est l’activité économique la plus importante du pays, elle concerne 80 pour cent de tous les foyers ruraux et représente 12 pour cent de l’économie nationale.

En 2005, AKF a lancé un projet de développement rural intégré dans la région de la Sofia ayant pour objectif une augmentation de 100 pour cent des rendements de la culture rizicole.

Conformément au Document stratégique pour la réduction de la pauvreté (DSRP), l’objectif global du projet est de contribuer à l’amélioration immédiate et durable du revenu familial.

Ce type d’expérimentation favorise l’émergence de nouvelles approches et la mise en oeuvre d’innovations adaptées aux conditions locales - c’est l’essence même de l’approche participative. Les agriculteurs directement concernés par le programme APRA-GIR ont déjà remarqué que leurs voisins qui n’y ont pas participé ont commencé à « emprunter » certaines techniques, comme la culture en rangs, dans leurs propres champs.

En 2006, le rendement moyen des parcelles cultivées dans le cadre du programme APRA-GIR était supérieur de plus de 100 pour cent à celui des champs du voisinage où les techniques de culture alternatives n’étaient pas pratiquées.

Le programme APRA-GIR vise à former les agriculteurs des groupes pilotes de telle manière qu’ils puissent à leur tour contribuer aux séances de formation et partager avec d’autres les connaissances et l’expérience acquises.

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