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Pluralisme et gouvernance

Les sept musiciens du "Badakhshan Ensemble", originaires du Badakhshan, la région montagneuse à l'est du Tadjikistan, interprètent des chants qui suscitent l'extase mystique, sur des textes de Rumi, Hafez et Nasir Khusrow.
Photo : AKTC/Sebastian Schutsyer
Parmi les nombreuses composantes d'une bonne gouvernance, il en est une qui est souvent oubliée, c’est le pluralisme, qui peut se définir comme l’appréciation des cultures d’autres peuples, la tolérance et l’ouverture d’esprit envers leurs structures sociales, leurs valeurs et leurs croyances.

La musique, par exemple, joue un rôle fondamental dans les cultures d'Eurasie et du Moyen-Orient, où, traditionnellement, elle a non seulement fonction de divertissement, mais sert aussi à exprimer les valeurs morales et la puissance de la communauté. Dans ces régions, les musiciens font souvent office d'ambassadeurs culturels en se produisant dans les contrées voisines et dans le monde entier.

"Je crois que la paix ne sera possible que le jour où sera reconnue la nature pluraliste de la société humaine, le jour où elle sera vue comme une force et non une faiblesse, et pourra alors servir de base à la formulation des politiques et des structures à tous les niveaux de la gouvernance."
Discours de Son Altesse l'Aga Khan à sa remise de Médaille du Kazakhstan pour la paix et le progrès (Kazakhstan State Award for Peace and Progress),
décembre 2002
Les institutions culturelles font donc partie intégrante d'une société civile saine, même si dans de nombreuses régions du monde les cultures traditionnelles sont en déclin, voire même menacées de disparition pour certaines. Fondée par Son Altesse l'Aga Khan en 2000, l'Initiative Aga Khan pour la musique en Asie centrale (Aga Khan Music Initiave in Central Asia, AKMICA) se consacre à la sauvegarde du patrimoine musical d'Asie centrale et à sa transmission à de nouvelles générations d'artistes et de publics.

Son programme de soutien aux "Gardiens de la tradition" est constitué d'un réseau de centres et d'écoles de musique implantés en Afghanistan, au Kazakhstan, au Kirghizistan et au Tadjikistan, dans lesquels les maîtres forment les élèves aux méthodes ancestrales d'apprentissage appellées "ustâd shâgird". Le renouveau du système "ustâd shâgird" est intimement lié à la revitalisation de la transmission orale de la musique.

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