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Son Altesse l'Aga KhanSon Altesse l'Aga KhanC’est à l’âge de 20 ans, le 11 juillet 1957, que Son Altesse l'Aga Khan devient imam (chef spirituel) des musulmans chiites imamites ismailis, succèdant à son grand-père, Sir Sultan Mahomed Shah Aga Khan. Il est le 49ème imam héréditaire des musulmans chiites ismailis et descend directement du Prophète Muhammad par son cousin et gendre Ali, premier imam, et son épouse Fatima, fille du Prophète.

Introduction
Fils du Prince Aly Khan et de la Princesse Tajuddawlah Aly Khan, l'Aga Khan naît le 13 décembre 1936 à Genève. Il passe sa petite enfance à Nairobi, au Kenya, et poursuit ses études secondaires à l'école Le Rosey en Suisse. En 1959, il obtient le diplôme d'histoire islamique (B.A. Honors) à l'université de Harvard aux États-Unis.

A l’instar de son grand-père, Sir Sultan Mahomed Shah, l'Aga Khan, depuis son accession à l’imamat en 1957, n’a cessé de se préoccuper du bien-être de l’ensemble des musulmans, s’attachant en particulier à relever les défis posés par l’accélération des mutations historiques en cours. Aujourd’hui, les ismailis vivent disséminés dans quelque vingt-cinq pays, principalement en Asie centrale et occidentale, en Afrique et au Moyen-Orient, ainsi qu'en Amérique du Nord et en Europe occidentale. Durant les quatre dernières décennies, la plupart de ces régions ont connu des bouleversements politiques et économiques considérables. Face à ces changements, l’Aga Khan n’a cessé d’adapter le système d'administration complexe de la communauté ismailie, mis en place par son grand-père pendant l'ère coloniale, à ce monde nouveau d’États-nations, qui a crû en taille et en complexité avec l’indépendance des républiques d’Asie centrale de l’ex-Union soviétique.

La vision de l’islam
L'Aga Khan privilégie la spiritualité et la philosophie de l’islam et de sa foi, qui enseigne la compassion et la tolérance, et respecte la dignité de l'homme, la plus noble création d'Allah. Dans la tradition chiite, l’imam a pour mission à la fois de protéger le droit, pour tout être humain, de poursuivre sa propre quête intellectuelle et de concrétiser la vision éthique de la société inspirée par le message de l’islam. En 1976, alors qu’il présidait la Conférence internationale sur l'Exemple (Seerat) du Prophète Muhammad à Karachi, l'Aga Khan déclarait que le dernier prophète d'Allah dans sa sagesse a su rechercher des solutions novatrices aux problèmes ne pouvant être résolus par les moyens traditionnels et continue à inspirer les musulmans en les aidant à concevoir une société réellement moderne et dynamique sans toutefois affecter les principes fondamentaux de l'islam.

Au fil des siècles, sous la conduite de leurs imams, les ismailis ont contribué de façon significative à l’épanouissement de la civilisation islamique. Au Caire, l'université Al-Azhar et l'Académie des sciences Dar al-Ilm tout comme l’architecture de la ville elle-même, témoignent de leurs apports à la vie culturelle, religieuse et intellectuelle des musulmans. Parmi les philosophes, juristes, médecins, mathématiciens, astronomes et savants de renom soutenus et protégés par les imams ismailis figurent Qadi al-Nôman, al-Kirmani, Ibn al-Haytham (al-Hazen), Nasir e-Khosraw et Nasîr al-Din Tusi.

Les hauts faits de l’Empire fatimide
Les chroniques de la première période de l'histoire des ismailis, des débuts de l'islam à la fin du xie siècle, relatent abondamment les hauts faits de l'Empire fatimide – du nom de Fatima, la fille du Prophète. Cette dynastie fonde à la fois sa capitale, Le Caire, et un État qui, deux siècles durant, stimula l’essor des arts, des sciences et du commerce dans le Proche-Orient méditerranéen. Après la période fatimide, le centre géographique des musulmans ismailis se déplace de l'Égypte vers la Syrie et la Perse. Au xiiie siècle, Alamût, siège de la communauté situé en Perse, tombe aux mains des conquérants mongols. Au cours des siècles suivants, les ismailis vivent dispersés, principalement en Perse et en Asie centrale, mais également en Syrie et en Inde, entre autres. Dans les années 1830, le 46e imam ismaili, Aga Hassanaly Shah, reçoit du Shah de Perse le titre honorifique héréditaire d'Aga Khan. En 1843, le premier Aga Khan quitte la Perse pour l'Inde où s'est déjà établie une importante communauté ismailie. L'Aga Khan II meurt en 1885, quatre ans seulement après son accession à l'imamat. C'est le grand-père et prédécesseur de l'actuel Aga Khan, Sir Sultan Mahomed Shah Aga Khan, qui lui succède.

Une tradition de service international
Plusieurs membres des récentes générations de la famille de l'Aga Khan se sont impliqués dans la diplomatie et les relations internationales. Le grand-père de l'Aga Khan était président de la Société des Nations et son père, le prince Aly Khan, ambassadeur du Pakistan auprès des Nations Unies. Son oncle, le prince Sadruddin Aga Khan, a exercé les fonctions de Haut-commissaire aux réfugiés auprès des Nations Unies, de coordinateur des Nations Unies pour l'aide à l'Afghanistan et de délégué exécutif des Nations Unies pour les zones frontalières iraqo-turques.

Le frère de l'Aga Khan, le prince Amyn, est entré au Conseil économique et social du Secrétariat des Nations Unies après l’obtention de son diplôme à Harvard en 1965. Depuis 1968, il prend une part active à l'administration des principales institutions de développement de l'imamat. Il est directeur de la Fondation Aga Khan – Aga Khan Foundation (AKF) – , membre du conseil d’administration du Fonds Aga Khan pour le développement économique – Aga Khan Fund for Economic Development (AKFED) – et président de son comité exécutif. Le prince Amyn a également participé très activement à la création et au développement de Tourism Promotion Services (TPS). Il assume, en outre, la direction du Trust Aga Khan pour la culture – Aga Khan Trust for Culture (AKTC).

La princesse Zahra, qui est à la fois l’aînée des enfants de l'Aga Khan et son unique fille, est diplômée de l'université de Harvard (B.A. Honors, 1994), où elle a étudié le développement. Elle dirige actuellement le Département des affaires sociales – Social Welfare Department (SWD) – au Secrétariat de l’Aga Khan en France. Elle est également responsable de la politique et de la gestion des entreprises de service chargées de l’éducation, de la santé, de l’aménagement et de la construction, au sein du Réseau Aga Khan de développement – Aga Khan Development Network (AKDN) – et joue un rôle clé dans l’élaboration des politiques et des stratégies des autres institutions de développement social du Réseau.

Le prince Rahim, né le 12 octobre 1971 à Genève, en Suisse, est le second des quatre enfants de Son Altesse l’Aga Khan. Depuis le Secrétariat de son Altesse l’Aga Khan, il assume les responsabilités de directeur exécutif du Fonds Aga Khan pour le développement économique – Aga Khan Fund for Economic Development (AKFED) – branche de développement économique du Réseau Aga Khan de développement – Aga Khan Development Network (AKDN). Il est également directeur exécutif de l’Agence Aga Khan pour la microfinance  – Aga Khan Agency for Microfinance (AKAM). Le prince Rahim a fait ses études secondaires aux États-Unis, à la Phillips Academy d’Andover (Massachusetts). En 1996, il obtient une licence de littérature comparée (B.A.) de l’Université Brown de Rhode Island. En 2006, le prince Rahim termine le cursus de gestion et d’administration de la IESE Business School de l’Université de Navarra de Barcelone, en Espagne. Le prince Rahim se rend régulièrement en Asie et en Afrique pour superviser les activités des usines,  des sites hôteliers et institutions financières – dont les programmes de microfinance – du Réseau Aga Khan de développement.

Le second fils de l'Aga Khan, le prince Hussain, a obtenu une licence de lettres (B.A.) du Williams College (États-Unis), avant de rejoindre la School of International and Public Affairs (SIPA) de la Columbia University où l’étude du développement économique et politique, notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, lui a valu une maîtrise (M.A.)

Le cadet de la famille, le prince Aly Muhammad, est né en 2000.

Fidèles à cette vision de l'islam et à cette tradition de compassion envers l'humanité, les ismailis ont mis en place, dans tous les pays où ils sont installés, un cadre institutionnel très élaboré qui vise à renforcer les capacités et améliorer la qualité de la vie. Sous l'égide de l'Aga Khan, ce cadre s'est élargi pour devenir le Réseau Aga Khan de développement – Aga Khan Development Network  (AKDN) –, un groupe d’organismes ayant pour rôle d’améliorer les conditions de vie et de promouvoir le progrès social dans des régions spécifiques du monde en développement. Dans chaque pays, ces institutions œuvrent au bien commun de tous, sans distinction de confession ni d'origine. Leurs actions concernent autant l'éducation, la santé et l’architecture que la promotion du développement rural et de l’entreprise privée.

La commémoration du jubilé d’or de Son Altesse l’Aga Khan a débuté le 11 juillet 2007. Durant cette période, Son Altesse se rendra en visite officielle dans quelque trente-cinq pays, ce qui lui permettra de célébrer l’amitié et le soutien apportés par les différents chefs d’Etat, membres de gouvernement et autres partenaires aux activités de l’imamat ismaili. Ces déplacements seront également l’occasion de marquer les orientations futures de ces collaborations avec le lancement ou la pose de la première pierre d’initiatives et programmes majeurs.

La reconnaissance accordée à l’œuvre de l’Aga Khan
Au fil des années, l’Aga Khan s’est vu remettre de nombreuses décorations et décerner de nombreux diplômes honoris causa et prix en reconnaissance de ses actions dans différents domaines. Des décorations civiles lui ont été remises à une ou plusieurs occasions par les  gouvernements de nombreux pays : France, Portugal, Côte d’Ivoire, Haute Volta, Madagascar, Iran, Pakistan, Italie, Sénégal, Maroc, Espagne et Tadjikistan. En 1998, lors de la cérémonie de remise du Prix Aga Khan d’architecture, il reçu la Médaille d’or de la Ville de Grenade.

Son Altesse s’est vu décerner des grades honoris causa par des universités au Pakistan, au Canada, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. De nombreux prix lui ont été remis et distinctions accordées en reconnaissance de ses actions en faveur de l’architecture et de la conservation de monuments historiques.

Le titre d’Altesse lui fut conféré par Sa Majesté la Reine d’Angleterre en 1957 et le titre d’Altesse royale par Sa Majesté impériale le Shah d’Iran en 1959.

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