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  • Agence de la Première Agence de Microfinance à Boundiali, Côte d'Ivoire.
    AKDN / Christopher Wilton-Steer
  • The Première Agence de Microfinance (PAMF) - Agence de Boundiali, Côte d’Ivoire, Agence Aga Khan de microfinance (AKAM).
    AKDN / Lucas Cuervo Moura
  • En 2008, l’AKAM a créé la PAMF Côte d’Ivoire. À l’heure actuelle, les activités et les agences de la PAMF sont essentiellement concentrées sur les régions rurales et sur les services ruraux qui travaillent en synergie avec les activités de développement économique et social d’autres agences de l’AKDN.
    AKDN / Lucas Cuervo Moura
  • La Première Agence de Microfinance (PAMF), Agence Aga Khan pour la microfinance (AKAM), agence de Boundiali, Côte d’Ivoire.
    AKDN / Lucas Cuervo Moura
  • L’agence de Korhogo de la Première Agence de Microfinance, Côte d’Ivoire (PAMF-CI). En 2008, l’Agence Aga Khan pour la microfinance (AKAM) a créé la Première Agence de Microfinance, Côte d’Ivoire (PAMF-CI), après avoir déjà créé la PAMF Burkina Faso et la PAM Mali en 2006.
    AKDN / Lucas Cuervo Moura
Microfinance
La Première Agence de Microfinance, Côte d'Ivoire (PAMF-CI) a été créée en 2008 à Boundiali, et a ouvert une deuxième agence à Korhogo l'année suivante. Avec des banques commerciales qui s'adressent principalement aux entreprises, une grande partie de la population du pays est dépendante de la microfinance. Le secteur est dominé par des coopératives ou des institutions mutualistes, offrant principalement leurs services dans les zones urbaines dans le Sud et l'Est du pays, même si, depuis quelques années, les institutions de microfinance commencent à développer des opportunités dans les zones rurales. Les régions rurales sont très importantes pour le développement économique et social du pays, étant donné que ses ressources sont principalement liées au secteur agricole, qui représente près de 18 % du PIB national et emploie environ deux tiers de la population.

La Côté d'Ivoire, avec un PIB de 35,5 milliards de dollars en 2016, se situe dans la tranche inférieure des pays à revenu intermédiaire. Deuxième plus grosse économie de l'Afrique de l'Ouest, son économie repose sur la production de cacao et de noix de cajou, d'autres cultures vivrières et de coton. Après des années de guerre civile, le pays bénéficie à nouveau d'une stabilité politique, ce qui a permis à la Banque africaine de développement de rouvrir son siège à Abidjan, renforçant les attentes concernant la reprise économique amorcée en 2012. La Côte d'Ivoire est un pays littoral et bénéficie d'un climat favorable à la production agricole. La production industrielle augmente simultanément à mesure que de grands projets d'infrastructures publiques sont lancés.

Le Réseau Aga Khan de développement (AKDN) est présent parmi les grandes structures économiques et sociales du pays. En effet, l'AKDN exploite Azito Power, qui représente un investissement de 615 millions de dollars, qui est la plus grande centrale électrique du secteur privé en Afrique subsaharienne, et qui fournit plus de 25 % de la capacité de production énergétique de la Côte d'Ivoire. Le Réseau est également un investisseur d’Ivoire Coton. Contrairement à la plupart des institutions de microfinance, la PAMF-CI est fortement axée sur les zones rurales et l'agence octroie des prêts principalement destinés à améliorer la productivité agricole, à acheter du bétail et, en diversifiant son portefeuille, aide à la création de petites entreprises dans les zones rurales et urbaines. Malgré l'insécurité politique du pays, la PAMF-CI est l'une des rares institutions de microfinance à rester opérationnelle dans les zones rurales du Nord. Au cours des dernières années, et après la mise en place de sa stratégie de constitution d'une base solide de dépôts, la PAMF-CI a connu une forte croissance annuelle en termes de dépôts, avec 40 % des emprunteurs qui sont aussi épargnants, et qui permettent d'alimenter ses activités.

L'Agence a également procédé à un équilibrage de son portefeuille de prêts avec une balance presque parfaite de 50 % de prêts ruraux et de 50 % de prêts urbains, ce qui lui a permis de prospérer parallèlement à la croissance économique continue du pays, principalement dans les zones urbaines, mais tout en restant fidèle à sa mission sociale. Les femmes représentent maintenant plus d'un tiers des emprunteurs de la PAMF-CI. Son programme de prêt collectif, établi de longue date et dont le succès ne tarit pas, demeure l'une des formes les plus populaires d'obtention d'un crédit, et offre ses services à une clientèle fidèle. Les prêts sont principalement octroyés afin d'améliorer la productivité agricole, d'acheter du bétail, de diversifier les produits et d'aider à créer des petites entreprises dans les zones rurales et urbaines. Les prêts collectifs représentent pour les clients et la PAMF un programme d'emprunt plus sûr, car les prêts peuvent être remboursés après la sortie du produit final. La PAMF-CI collabore également avec Ivoire Coton, une société du Fonds Aga Khan pour le développement économique (AKFED). Dans ses efforts qui visent à élargir sa portée et à faciliter l'accès des clients actuels à ses services financiers, la PAMF-CI a effectué des études de marché approfondies sur les services bancaires mobiles, et mettra l'accent sur la prestation de services financiers numériques dans le cadre de ses objectifs pour 2018.